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Soeurs complices (Bad Sisters) sur Apple TV+ : la série irlandaise où Bibi Garvey rallume la flamme lesbienne du polar familial

Date de publication : - par Kyrian Malone

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Cinq sœurs irlandaises, un beau-frère détestable, un cadavre, et au milieu de tout cela une femme borgne mariée à une autre femme : Soeurs complices (Bad Sisters) est l'une des rares séries grand public de la décennie à offrir un personnage lesbien adulte au cœur même du moteur narratif. Bibi Garvey, incarnée par Sarah Greene, n'est pas un faire-valoir queer, ni une caution diversité : elle conduit l'intrigue, manie l'humour noir le plus tranchant et partage avec sa femme Nora la relation la plus stable de toute la fratrie. Apple TV+ a fait de la série de Sharon Horgan l'un de ses cartons critiques depuis 2022, et la saison 2 diffusée en novembre 2024 confirme la maîtrise.

📅 Diffusion : saison 1 le 19 août 2022, saison 2 le 13 novembre 2024
📺 Plateforme : Apple TV+ (mondial)
🎬 Création : Sharon Horgan, d'après la série flamande Clan de Malin-Sarah Gozin (2012)
👥 Casting principal : Sharon Horgan, Anne-Marie Duff, Eva Birthistle, Sarah Greene, Eve Hewson, Claes Bang
🏆 Distinctions : BAFTA TV 2023 (meilleure série dramatique), Royal Television Society Award 2023

Bad Sisters est-elle une série lesbienne ?

Soeurs complices n'est pas une série lesbienne au sens strict, mais l'une de ses cinq héroïnes - Bibi Garvey, interprétée par Sarah Greene - est lesbienne et mariée à Nora. Sa relation, traitée avec naturel et continuité sur les deux saisons, fait de la série l'une des rares fictions Apple TV+ à intégrer un couple WLW marié dans une intrigue de polar familial mainstream.

Sommaire

Le pitch : une fratrie, un beau-frère toxique, et une question simple - qui l'a tué ?

Soeurs complices raconte la vie des cinq sœurs Garvey, à Dublin. Eva, l'aînée, élève seule depuis longtemps les liens entre les autres - Grace, Ursula, Bibi et Becka - depuis la mort de leurs parents. Grace est mariée à John Paul Williams, alias « JP », alias « the prick », un homme dont la violence morale, la manipulation et la perversité ne laissent aucun répit. Quand JP meurt dans des circonstances suspectes, deux assureurs irlandais cherchent à prouver qu'il s'agit d'un meurtre - et à éviter de verser la prime à Grace. Le récit alterne deux temporalités : avant la mort de JP, où l'on découvre l'enfer infligé à Grace ; après la mort, où les sœurs tentent de protéger leur secret.

Cette construction en double timeline est l'arme principale de Sharon Horgan. Elle permet à Bad Sisters d'éviter le piège du whodunit classique en transformant la question « qui l'a tué ? » en « comment l'enfer s'est-il bâti ? ». La série ne juge pas le tyrannicide ; elle l'accompagne. Cette posture morale ferme rapproche Soeurs complices d'autres polars féminins WLW européens. Voir notre analyse complète de Piste Noire, le thriller français à la représentation lesbienne rare.

Bibi Garvey : la lesbienne mariée que la fiction grand public attendait

Bibi est la troisième des cinq sœurs Garvey. Cheveux courts, bandeau noir sur l'œil gauche - séquelle d'un accident raconté en flashback - tatouages, tenue masculine assumée. Son corps même est une déclaration. Mais ce n'est jamais traité comme un signal queer programmatique : Sharon Horgan refuse les codes télévisuels lesbiens prévisibles, et préfère installer la singularité de Bibi par accumulation de scènes de couple ordinaire avec sa femme Nora, jouée par Yasmine Akram.

Bibi et Nora sont mariées. Elles ont un fils, conçu via PMA. La saison 1 montre Bibi en couple stable, accaparée par l'opération secrète contre JP. La saison 2 approfondit la dynamique conjugale - tension après les événements de la saison précédente, négociations sur la place du secret dans le couple, doutes parentaux. Cette continuité conjugale, sans crise factice et sans queerbaiting, est l'une des plus crédibles de la télévision européenne contemporaine. Pour comprendre comment ce traitement s'inscrit dans une lignée plus large, voir notre dossier sur les dix héroïnes lesbiennes cultes de la télévision et du cinéma.

💡 Le saviez-vous ? Sarah Greene, qui incarne Bibi Garvey, est une actrice irlandaise révélée par Penny Dreadful et Normal People. Elle n'est pas elle-même lesbienne dans la vie privée, mais a expliqué dans The Guardian en septembre 2022 avoir travaillé avec Yasmine Akram sur la dimension intime du couple Bibi-Nora pour éviter toute caricature visuelle.

Sharon Horgan, signature et ligne éditoriale

Sharon Horgan, créatrice et co-scénariste, joue également Eva, l'aînée Garvey. Productrice via sa société Merman, elle est connue depuis Pulling (BBC, 2006) et Catastrophe (Channel 4, 2015) pour un humour noir construit sur le quotidien féminin. Bad Sisters radicalise cette ligne : ici, la violence conjugale n'est pas un sujet annexe, c'est le moteur. Et la solidarité entre femmes - sœurs, voisines, amies, amantes - est la seule réponse possible.

Cette signature explique le positionnement éditorial de la série. Sharon Horgan a déclaré dans Variety en novembre 2024 ne pas avoir voulu écrire un récit moralisateur, mais une fiction où l'élimination d'un homme nuisible serait racontée comme on raconterait n'importe quel autre acte familial difficile. Le pari fonctionne sur le plan critique : la presse anglophone a salué unanimement le ton, à mi-chemin entre la comédie noire et le polar domestique. Pour une mise en perspective avec d'autres séries où des femmes prennent en main la justice par elles-mêmes, voir notre analyse de Killing Eve et de l'obsession lesbienne toxique.

Les dynamiques de sororité et d'élimination du mari toxique nourrissent une lignée romanesque WLW solide. Retrouvez notre sélection des meilleurs romans lesbiens où des héroïnes adultes choisissent leur camp face à la violence intime.

Saison 1 : la lente mécanique de l'élimination de JP

La saison 1, en dix épisodes, déploie l'enfer de Grace. JP humilie sa femme en public, sabote sa relation avec leur fille Blanaid, isole le couple, contrôle les finances, jusqu'à un climax glaçant où la nuit de Grace bascule sous la contrainte. Les sœurs comprennent progressivement l'ampleur du désastre. Eva, Bibi, Ursula et Becka décident, chacune à sa manière, qu'il faut agir. Leurs tentatives - poison, falaise, congélateur, voyage de chasse - constituent l'ossature comique noire de la saison.

L'ambiguïté finale - qui a réellement causé la mort de JP, et dans quelles circonstances exactes - est gérée avec une virtuosité narrative que peu de séries Apple TV+ ont atteinte. Le reveal de l'épisode 10 donne à Grace une place centrale qu'elle occupe en silence depuis le début. La saison 1 se conclut sur un équilibre fragile : les sœurs ont survécu, l'enquête s'est éteinte, et l'ombre de JP plane encore. Pour les amatrices de séries où la solidarité féminine sert d'ossature narrative, voir notre analyse de Deadloch saison 2 et de la solidarité saphique en pays hostile.

Saison 2 : deux ans plus tard, le retour des fantômes

Diffusée à partir du 13 novembre 2024, la saison 2 reprend le récit deux ans après les événements. Grace s'est remariée avec Ian, joué par Owen McDonnell - homme apparemment doux, mais qui ravive des inquiétudes anciennes. Une nouvelle mort accidentelle, cette fois pendant un anniversaire, place les sœurs Garvey dans le viseur d'Angelica Collins, voisine fouineuse interprétée par Fiona Shaw, et de la garde locale. Bibi et Nora traversent alors une crise conjugale profonde : Bibi peine à supporter le poids du secret dans son couple, Nora questionne la viabilité d'une famille construite sur ce qui n'a pas été dit.

Cette saison 2 amplifie ce qui faisait la force de la première - tension sororale, comédie noire, intrigue domestique - tout en élevant l'enjeu émotionnel WLW. La scène où Bibi avoue à Nora ce qui s'est passé, dans l'épisode 6, est l'une des séquences les plus saluées de la diffusion. The Hollywood Reporter, The Guardian et Le Monde ont relevé l'importance de ce moment dans le paysage des couples lesbiens télévisuels.

💬 « Nous voulions que Bibi et Nora soient le couple le plus solide du show, pas le plus sexy ni le plus tragique. Une vraie maison, une vraie dispute, un vrai secret. C'est ça qui me manque dans la majorité des couples lesbiens à la télévision. »

- Sharon Horgan, Variety, novembre 2024

Tableau récapitulatif : Soeurs complices en 12 repères

Élément Détail
Titre original Bad Sisters
Titre français Soeurs complices
Plateforme Apple TV+
Saisons 2 (10 + 8 épisodes)
Création Sharon Horgan, Dave Finkel, Brett Baer
Adaptation Série flamande Clan (Malin-Sarah Gozin, 2012)
Production Merman, ABC Signature, Apple Studios
Tournage Comté de Dublin et Wicklow, Irlande
Personnage WLW principal Bibi Garvey (Sarah Greene), mariée à Nora (Yasmine Akram)
Distinctions saison 1 BAFTA TV 2023, RTS Award, nominations Emmy 2023
Genre Comédie noire, polar domestique, drame familial
Statut Série terminée après la saison 2 (annonce Apple TV+ 2024)

Représentation lesbienne : ce que Bad Sisters change

Trois éléments font de Bibi Garvey un cas d'école dans la représentation lesbienne télévisuelle européenne. D'abord, son couple est marié, parental et stable - configuration encore rare dans les séries premium. Ensuite, son identité saphique n'est jamais le ressort dramatique de son arc : Bibi est dangereuse, drôle, blessée et parentale, mais sa lesbianité n'est pas instrumentalisée. Enfin, le personnage est gros, masculin, borgne - autant de caractéristiques que la télévision mainstream évite habituellement de cumuler sur une héroïne queer.

Cette singularité plastique mérite d'être soulignée. Sarah Greene a refusé toute esthétisation cosmétique du personnage. Le bandeau noir qui couvre l'œil gauche, raconté dans la saison 1 comme conséquence d'un accident de moto adolescent, est devenu un signe iconique. Les fans queer en ligne s'en sont emparés - cosplay, fanart, hashtag #BibiGarvey - construisant une visibilité communautaire autour d'un personnage que peu de chaînes auraient autorisé sous cette forme. Pour comprendre cet enjeu de visibilité corporelle, voir notre guide des identités lesbiennes butch, mascu et andro.

La représentation des héroïnes lesbiennes butch ou mascu dans la fiction reste un combat éditorial. Retrouvez notre sélection des films lesbiens emblématiques de la communauté où ces figures ont conquis leur place à l'écran.

Casting et personnages : qui joue qui

Sharon Horgan - Eva Garvey, l'aînée

Sharon Horgan campe Eva, sœur la plus protectrice, qui a élevé les autres après le décès des parents. Son arc personnel - célibataire et stérile - donne à la série une couche émotionnelle rarement traitée à la télévision : la solitude féminine adulte non choisie, sans pathos.

Anne-Marie Duff - Grace Williams, la victime de JP

Anne-Marie Duff livre l'une des performances les plus saluées de sa carrière. Sa Grace, taiseuse, douce et brisée, porte la moitié émotionnelle de la série. Son passage progressif de victime à actrice de sa propre survie est l'arc le plus densément écrit.

Eva Birthistle - Ursula Garvey, la quatrième sœur

Mariée, mère de famille, Ursula vit une liaison extraconjugale qui la rend vulnérable au chantage de JP. Son personnage explore la classe moyenne irlandaise avec une lucidité rare. Eva Birthistle restera l'une des révélations critiques de la saison 1.

Sarah Greene - Bibi Garvey, la lesbienne

Bibi est l'élément le plus radical du quintet. Sarah Greene impose un personnage hors des canons télévisuels lesbiens habituels. Son couple avec Nora, joué par Yasmine Akram, fonctionne comme axe affectif solide de la fratrie.

Eve Hewson - Becka Garvey, la cadette

Becka, masseuse, instable, charismatique, est la plus jeune. Eve Hewson - fille de Bono - apporte au rôle une énergie comique qui équilibre la noirceur des autres trajectoires. Son histoire amoureuse avec Matt Claffin, l'un des assureurs, sert de moteur narratif transversal.

Pourquoi Soeurs complices séduit la communauté lesbienne francophone ?

L'accueil critique francophone a été particulièrement chaleureux. Le Monde, Libération, Télérama et TÊTU ont consacré des papiers à la série dès la saison 1, en soulignant le traitement de Bibi Garvey. La doublure française du personnage, signée pour Apple TV+, a été particulièrement saluée pour son refus du registre « voix queer » caricaturale qui plombait encore beaucoup de séries en VF il y a dix ans.

Le succès auprès des lectrices francophones tient aussi à la matière émotionnelle : femmes adultes, sororité indéfectible, présence assumée du désir lesbien sans surenchère, et reconnaissance que la violence conjugale est une matière narrative légitime. Cette ligne éditoriale fait écho à plusieurs grandes thématiques de la fiction WLW contemporaine. Voir notre dossier complet sur les séries lesbiennes attendues en 2026.

⚖️ En un coup d'œil

✅ Couple lesbien marié, parental et stable au cœur de l'intrigue
✅ Humour noir, sororité, violence conjugale traités sans complaisance
✅ Cast irlandais d'exception, BAFTA TV 2023 et RTS Award
❌ Pas de saison 3 prévue : la série s'arrête après la saison 2

De Clan à Bad Sisters : le parcours d'une adaptation

Bad Sisters est l'adaptation anglophone de Clan, série flamande créée par Malin-Sarah Gozin pour VTM en 2012. Sharon Horgan a obtenu les droits en 2018 et entamé un travail d'adaptation qui a pris quatre ans. Le passage de Flandre à Irlande a permis de préserver l'ossature - cinq sœurs, un beau-frère détestable, double timeline - tout en injectant un imaginaire celtique : pubs, falaises, gardaí, météo capricieuse, dialogues mordants typiques de l'humour irlandais. Cette opération de transposition est étudiée dans plusieurs écoles de création audiovisuelle européennes.

La série flamande originale ne mettait pas en scène de personnage saphique. C'est Sharon Horgan qui a introduit Bibi sous cette forme dès l'écriture du pilote anglophone. Cette décision éditoriale a été décisive pour l'identité de la version Apple TV+. Pour replacer cette tendance dans un cadre plus large, voir notre dossier sur les réalisatrices lesbiennes célèbres et leur influence sur la fiction queer.

📌 À retenir

Soeurs complices (Bad Sisters) est l'une des rares séries Apple TV+ à intégrer un couple lesbien marié et parental dans le cœur d'une intrigue de polar familial. Bibi Garvey, jouée par Sarah Greene, refuse les codes télévisuels lesbiens prévisibles et impose une figure butch borgne et tatouée au sein d'un casting irlandais d'exception. Saison 1 BAFTA TV 2023, saison 2 plus intime, fin annoncée par Apple TV+ après deux ans.

Note de la rédaction ★★★★★

★★★★★ - Soeurs complices est une réussite rare : comédie noire ambitieuse, polar familial cohérent, traitement WLW exemplaire. Bibi Garvey s'inscrit dans la lignée des héroïnes lesbiennes adultes qui marqueront la décennie. À voir absolument, dans l'ordre, et de préférence en VOSTFR pour préserver l'accent irlandais qui fait une partie du charme de la série.

Où voir Soeurs complices (Bad Sisters) en streaming

Voir sur Apple TV+

La bande annonce de Soeurs complices

FAQ : tout savoir sur Soeurs complices (Bad Sisters)

Sur quelle plateforme regarder Bad Sisters ?

Bad Sisters, intitulée Soeurs complices en français, est diffusée en exclusivité mondiale sur Apple TV+. La saison 1 est disponible depuis le 19 août 2022, la saison 2 depuis le 13 novembre 2024. La série est proposée en VO et VOSTFR, avec un doublage français complet. Aucune autre plateforme légale ne propose actuellement la série en streaming en France ou au Québec.

Combien de saisons compte Soeurs complices ?

Soeurs complices compte deux saisons : la saison 1 de dix épisodes diffusée en 2022, et la saison 2 de huit épisodes diffusée fin 2024. Apple TV+ a confirmé l'arrêt de la série après la saison 2, présentée comme une conclusion narrative définitive. La durée moyenne d'un épisode est de 50 à 60 minutes.

Qui joue Bibi Garvey, la sœur lesbienne ?

Bibi Garvey est interprétée par l'actrice irlandaise Sarah Greene. Révélée par Penny Dreadful et Normal People, Sarah Greene n'est pas elle-même lesbienne mais a expliqué dans The Guardian en septembre 2022 avoir construit le personnage en étroite collaboration avec Yasmine Akram, qui joue Nora, pour éviter toute caricature visuelle ou comportementale.

Le personnage de Bibi est-il lesbien dès la saison 1 ?

Oui. Bibi Garvey est lesbienne dès le pilote de la saison 1. Elle est mariée à Nora dès le premier épisode et ce statut conjugal est traité comme un fait acquis du récit, sans coming out ni révélation tardive. Cette intégration narrative naturelle a été saluée comme l'un des points forts éditoriaux de la série par Variety et Le Monde.

Bad Sisters est-elle adaptée d'une série existante ?

Oui. Bad Sisters est l'adaptation anglophone de la série flamande Clan, créée par Malin-Sarah Gozin pour la chaîne belge VTM en 2012. Sharon Horgan a obtenu les droits en 2018 et déplacé l'action de Flandre vers l'Irlande. Le personnage saphique de Bibi a été créé spécifiquement pour la version Apple TV+ et n'existait pas dans Clan.

Pourquoi le beau-frère est-il surnommé « the prick » ?

John Paul Williams, beau-frère détesté des sœurs Garvey, est surnommé « the prick » - littéralement « le con » ou « la pourriture » en argot anglo-irlandais - en raison de la violence morale qu'il exerce sur sa femme Grace. Le surnom devient le ressort comique noir récurrent de la saison 1, employé systématiquement par Eva, Bibi, Ursula et Becka.

La série traite-t-elle vraiment de la violence conjugale ?

Oui. Soeurs complices traite frontalement la violence conjugale psychologique et morale, avec quelques scènes de violence physique. La représentation est réaliste, sourcée par des consultantes en accompagnement de victimes, et n'idéalise jamais la situation. Sharon Horgan a déclaré dans Variety en novembre 2024 avoir voulu raconter ce que beaucoup de femmes vivent en silence.

Y aura-t-il une saison 3 de Bad Sisters ?

À ce jour, la saison 3 de Bad Sisters n'est pas confirmée. Selon Deadline en novembre 2024, Sharon Horgan et Apple TV+ ont décidé conjointement d'arrêter la série après la saison 2, jugée comme une conclusion narrative cohérente. La créatrice a précisé que les sœurs Garvey méritaient un point final plutôt qu'une prolongation forcée.

Article mis à jour le 1 Mai 2026

À propos de l’autrice

Kyrian Malone, autrice et fondatrice de Homoromance Éditions

Kyrian Malone est une autrice et éditrice franco-québécoise spécialisée dans la littérature lesbienne et LGBTQ+ francophone depuis 2008.

Originaire de Guyane française et aujourd’hui installée au Québec, elle commence son parcours d’écriture en 2006 avant de publier ses premiers romans originaux en 2008. Avec plus d’une centaine de romans à son actif, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus prolifiques et engagées de la littérature saphique francophone.

En 2015, elle fonde avec sa compagne Homoromance Éditions, une maison d’édition indépendante dédiée à la promotion de récits authentiques, diversifiés et de qualité dans la littérature lesbienne et queer. Elle y accompagne de nombreuses autrices dans le développement et la publication de leurs œuvres.