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Killing Eve : la série lesbienne la plus toxique, élégante et délicieusement obsessionnelle

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Killing Eve n’est pas une série lesbienne au sens classique du terme, et c’est précisément pour cela qu’elle a marqué durablement le public queer. Entre thriller d’espionnage, comédie noire britannique et romance profondément dysfonctionnelle, la série met en scène l’une des dynamiques les plus toxiques et fascinantes jamais proposées à la télévision. Une histoire d’obsession, de pouvoir, de meurtre… et de tension lesbienne à peine contenue, portée par deux femmes que tout oppose mais que rien ne parvient à détacher l’une de l’autre.

Sommaire

1. Killing Eve, une série qui a redéfini la tension lesbienne à l’écran

Diffusée entre 2018 et 2022, Killing Eve est une série britannique adaptée des romans de Luke Jennings et développée pour la télévision par Phoebe Waller-Bridge. À première vue, il s’agit d’un thriller d’espionnage : Eve Polastri, analyste du MI5 un peu trop curieuse pour son propre bien, se lance à la poursuite d’une tueuse à gages internationale connue sous le nom de Villanelle.

À la seconde vue - celle que toutes les lesbiennes ont eue environ dix minutes après le premier épisode - Killing Eve est surtout une série sur l’obsession mutuelle entre deux femmes brillantes, instables, dangereuses, et beaucoup trop fascinées l’une par l’autre pour que cela reste professionnel. Le meurtre n’est qu’un hobby secondaire.

2. Eve et Villanelle : quand la fixation devient une forme d’amour

La relation entre Eve et Villanelle n’est ni saine, ni équilibrée, ni souhaitable dans la vraie vie - et c’est précisément ce qui la rend captivante. Villanelle tue des gens avec la même décontraction que d’autres choisissent une tenue le matin. Eve, de son côté, détruit méthodiquement sa vie personnelle, professionnelle et morale au nom d’une fascination qu’elle refuse longtemps de nommer.

Killing Eve joue avec les codes de la romance lesbienne sans jamais les embrasser frontalement. Il ne s’agit pas d’un « slow burn » classique, mais d’un brasier entretenu par le danger, la transgression et une attirance réciproque que personne ne cherche réellement à éteindre. C’est une relation fondée sur le regard, le contrôle, la provocation et le désir d’être vue pleinement - quitte à y laisser des cadavres.

3. Une série lesbienne sans coming out et sans étiquettes

L’une des grandes forces de Killing Eve réside dans son refus total de la pédagogie. La série ne s’embarrasse ni de coming out, ni d’explications identitaires, ni de discours sur la sexualité. Le désir entre femmes est là, évident, assumé, parfois violent, parfois absurde, mais jamais justifié.

Ce choix narratif a contribué à faire de Killing Eve une référence majeure dans la représentation lesbienne contemporaine. La série montre des femmes attirées par d’autres femmes sans que cela soit un sujet à traiter, expliquer ou excuser. Elles désirent, point. Et si ce désir est problématique, ce n’est pas parce qu’il est lesbien, mais parce qu’il est humain.

4. Humour noir, costumes impeccables et meurtres stylisés

Il serait injuste de parler de Killing Eve sans évoquer son humour noir délicieusement britannique. La série excelle dans l’art de désamorcer la violence par l’absurde, de rendre les situations les plus sordides presque élégantes, et de faire rire là où l’on ne devrait probablement pas.

Villanelle, en particulier, est devenue une icône queer à part entière : ses costumes, son détachement émotionnel, sa cruauté ludique et son sens aigu de la mise en scène ont marqué la culture pop. Elle tue, mais avec style. Et parfois en Chanel. Ce qui, manifestement, compte beaucoup.

Cette fascination pour les relations déséquilibrées et chargées de tension se retrouve également dans nos romans de dark romance lesbienne, où le désir flirte souvent avec la domination, le danger et la perte de contrôle.

5. Une trajectoire narrative inégale mais marquante

Si les premières saisons de Killing Eve ont été largement saluées par la critique, la série a également suscité de vives réactions quant à son évolution. Les changements de showrunners successifs ont entraîné des variations de ton, de rythme et de cohérence narrative, parfois déroutantes.

Malgré ces déséquilibres, Killing Eve conserve une identité forte et reconnaissable. Même lorsque la série hésite, elle ne devient jamais banale. Elle reste étrange, dérangeante, imprévisible - à l’image de la relation qu’elle met en scène.

6. Pourquoi Killing Eve a autant marqué le public lesbien

Killing Eve n’a pas simplement proposé une tension lesbienne. Elle a offert quelque chose de plus rare : une dynamique où le désir féminin est dangereux, complexe, et profondément central. La série ne cherche pas à rendre ses héroïnes aimables ou exemplaires. Elle leur permet d’être monstrueuses, brillantes, ridicules, cruelles et vulnérables à la fois.

Dans un paysage audiovisuel où les personnages lesbiennes sont encore trop souvent cantonnés à des rôles secondaires ou édulcorés, Killing Eve a osé placer deux femmes au cœur d’un récit violent, sexy et moralement ambigu. Et le public a suivi.

Pour celles et ceux qui apprécient les récits où le suspense et la violence psychologique occupent une place centrale, nos romans lesbiens de thriller prolongent cette tension dans un cadre narratif plus sombre et immersif.

7. Faut-il voir (ou revoir) Killing Eve aujourd’hui ?

Oui, sans hésitation - à condition de savoir dans quoi vous mettez les pieds. Killing Eve n’est pas une romance réparatrice, ni une série rassurante. Elle ne promet ni stabilité, ni rédemption, ni relation saine. Elle promet en revanche une exploration jubilatoire de l’obsession, du désir et du chaos émotionnel.

C’est une série qui se regarde avec un mélange d’admiration, de malaise et de fascination. Un peu comme Villanelle elle-même. Et rien que pour cela, elle mérite encore aujourd’hui d’être découverte ou revisitée.

8. La bande annonce

9. FAQ : Killing Eve

9.1. Y aura-t-il une saison 5 de Killing Eve ?

Non. Killing Eve s’est officiellement conclue à l’issue de la saison 4. La BBC et AMC ont confirmé que la série ne serait pas renouvelée et que la quatrième saison constituait la fin définitive du récit.

9.2. Pourquoi Killing Eve s’est-elle arrêtée après la saison 4 ?

La décision d’arrêter la série a été prise par la production et les diffuseurs, qui souhaitaient conclure l’histoire sans l’étirer artificiellement. Malgré le succès critique et populaire de Killing Eve, aucune suite n’a été envisagée sous forme de saison 5.

9.3. Un spin-off ou une suite de Killing Eve est-il prévu ?

À ce jour, aucun spin-off ni projet de suite n’a été annoncé officiellement. Killing Eve reste une œuvre close, même si son impact culturel continue d’alimenter discussions et analyses.





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