Lesbiennes, bandes dessinées et comics : 6 super-héroïnes iconiques qui redéfinissent le pouvoir

Les lesbiennes bandes dessinées comics ont profondément transformé l’univers des super-héros. Longtemps invisibilisées, caricaturées ou reléguées au second plan, les héroïnes queer occupent aujourd’hui une place centrale dans les intrigues, les grands crossovers et les sagas cultes. De Gotham à Asgard, des X-Men aux Runaways, ces personnages imposent une nouvelle narration : plus complexe, plus politique, plus audacieuse.
À travers ces 14 figures majeures issues exclusivement des comics, découvrons comment les lesbiennes bandes dessinées comics redessinent les codes du pouvoir, de l’identité et de la représentation. Icônes militantes, anti-héroïnes fascinantes ou guerrières mythiques, elles marquent durablement la culture populaire.
Sommaire
- Pourquoi les lesbiennes dans les bandes dessinées comics fascinent autant ?
- Repère rapides des super héroïnes lesbiennes dans les comics
- Batwoman : la pionnière moderne des héroïnes lesbiennes
- Captain Marvel : puissance cosmique et lecture queer dans les comics Marvel
- Wonder Woman : une icône queer majeure avec une bisexualité confirmée
- Poison Ivy et Harley Quinn : le couple culte des lesbiennes bandes dessinées comics
- Mystique : l’anti-héroïne lesbienne complexe des X-Men
- Les anti-héroïnes lesbiennes : puissance, stratégie et ambiguïté morale
- Quel impact culturel pour les lesbiennes bandes dessinées comics ?
- Où lire des histoires centrées sur des héroïnes queer ?
- FAQ - Tout savoir sur les lesbiennes bandes dessinées comics
Pourquoi les lesbiennes dans les bandes dessinées comics fascinent autant ?
Une représentation longtemps marginalisée dans les comics mainstream
Durant des décennies, l’industrie du comic book américain a contourné les identités queer. Le Comics Code Authority, instauré en 1954, limitait toute représentation jugée "immorale". Les relations lesbiennes restaient implicites, codées ou censurées.
Pourtant, sous la surface, des scénaristes et dessinateurs ont glissé des sous-textes. Les Amazones de Themyscira, certaines relations entre coéquipières, ou encore des dynamiques ambigües dans les équipes féminines ont nourri l’imaginaire collectif.
Une révolution éditoriale dans les années 2000
À partir des années 2000, DC Comics et Marvel prennent un tournant plus inclusif. Les personnages queer ne sont plus des allusions : ils deviennent centraux, assumés, complexes.
- Orientation intégrée à l’histoire, pas réduite à un effet marketing
- Relations amoureuses développées sur plusieurs arcs narratifs
- Héroïnes placées en tête d’affiche
Les lesbiennes bandes dessinées comics s’imposent alors comme un terrain d’expression politique et culturel majeur.
Repère rapides des super héroïnes lesbiennes dans les comics
Repères rapides : héroïnes queer dans les comics
| Héroïne | Éditeur | Statut queer | Position dans l’histoire | Pourquoi elle compte |
|---|---|---|---|---|
| Batwoman (Kate Kane) | DC | Lesbienne (canon) | Pionnière moderne | Héroïne centrale, identité intégrée au récit |
| Captain Marvel (Carol Danvers) | Marvel | Lecture queer (forte) | Icône moderne | Leadership, sororité, autonomie narrative |
| Wonder Woman (Diana) | DC | Bisexuelle (canon) | Figure fondatrice | Confirmation cohérente avec Themyscira |
| Poison Ivy (Pamela Isley) | DC | Bisexuelle (canon) | Anti-héroïne culte | Couple canon avec Harley Quinn |
| Harley Quinn (Harleen Quinzel) | DC | Bisexuelle (canon) | Anti-héroïne populaire | Évolution crédible, relation réciproque |
| Mystique (Raven Darkhölme) | Marvel | Lesbienne (canon) | Anti-héroïne majeure | Relation reconnue avec Destiny |
| Catwoman (Selina Kyle) | DC | Bisexuelle (canon) | Zone grise | Désir, indépendance, pouvoir personnel |
| Scandal Savage | DC | Lesbienne (canon) | Anti-héroïne | Stratégie, loyauté, émancipation |
| Knockout | DC | Lesbienne (canon) | Guerrière en rupture | Amour et transformation avec Scandal |
Astuce lecture : ce tableau sert de repère rapide avant les fiches détaillées.

Batwoman : la pionnière moderne des héroïnes lesbiennes
Kate Kane, soldate devenue justicière
Batwoman, alias Kate Kane, marque un tournant historique chez DC Comics. Réintroduite en 2006 dans la continuité moderne, elle devient rapidement l’une des premières super-héroïnes ouvertement lesbiennes d’un univers mainstream. Ancienne élève de West Point et militaire brillante, elle voit sa carrière brutalement interrompue après avoir refusé de mentir sur son orientation. Face à l’injonction de renier son identité, elle choisit l’intégrité. Cette décision fonde tout son parcours.
Exclue de l’armée, Kate Kane traverse une période d’errance avant de trouver un nouveau sens à sa vie en observant Batman à l’œuvre. Elle comprend qu’elle peut servir la justice autrement. Elle se forme alors intensivement au combat rapproché, aux techniques d’infiltration, à la stratégie militaire et à l’investigation. Son costume rouge et noir, son approche tactique et son autonomie totale la distinguent immédiatement dans le paysage des lesbiennes bandes dessinées comics.
Sa formation militaire, sa rigueur stratégique et son indépendance émotionnelle font d’elle une figure crédible, loin des caricatures. Kate Kane ne se résume jamais à son orientation. Pourtant, celle-ci n’est jamais secondaire. Elle structure ses relations affectives, notamment avec Maggie Sawyer et Renee Montoya, et influence ses choix personnels autant que ses combats urbains à Gotham.
Un symbole fort dans l’univers DC
En 2013, DC Comics provoque une onde de choc en annulant le mariage prévu entre Kate Kane et Maggie Sawyer. Officiellement, l’éditeur évoque des contraintes éditoriales générales concernant les unions des héros. Dans les faits, la décision déclenche un débat massif sur la représentation LGBTQ+ dans les comics.
Cette controverse dépasse le simple arc narratif. Elle révèle combien Batwoman occupe une place symbolique centrale. Pour beaucoup de lectrices et lecteurs queer, Kate Kane incarne une avancée majeure : une héroïne lesbienne en tête d’affiche, complexe, puissante et stratégiquement indispensable à l’univers DC.
Au fil des arcs, Batwoman affronte des menaces mystiques, des organisations criminelles et ses propres démons familiaux. Elle évolue sans jamais perdre sa cohérence morale. Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, elle demeure une référence incontournable, celle qui a ouvert la voie à une génération entière d’héroïnes queer assumées.

Captain Marvel : puissance cosmique et lecture queer dans les comics Marvel
Carol Danvers : une trajectoire d’indépendance radicale
Dans l’univers Marvel, Captain Marvel, alias Carol Danvers, occupe une place à part. Pilote d’élite, officier de l’US Air Force, puis héroïne cosmique après l’explosion d’un dispositif Kree qui modifie son ADN, elle incarne la puissance brute et la discipline stratégique. Mais au-delà de ses capacités surhumaines - vol, force colossale, manipulation d’énergie - c’est sa posture identitaire qui intrigue et inspire.
Dans les comics, Carol Danvers ne se définit jamais par un regard masculin ou par une romance imposée. Elle dirige, elle décide, elle combat Thanos, elle prend la tête des Avengers. Son autonomie narrative en fait une figure centrale dans l’évolution des lesbiennes bandes dessinées comics, même si Marvel n’a jamais officiellement confirmé son orientation.
Une énergie queer omniprésente dans les lectures contemporaines
Depuis les années 2010, une partie importante du lectorat queer revendique Captain Marvel comme icône lesbienne ou sapphique. Plusieurs éléments nourrissent cette lecture :
- Sa relation profonde et émotionnellement intense avec Jessica Drew
- La dynamique ambiguë et complice avec Valkyrie dans certains arcs
- Son rejet constant des normes traditionnelles de féminité imposée
Les scénaristes Kelly Sue DeConnick et d’autres autrices ont contribué à repositionner Carol Danvers comme une figure féministe forte, entourée de communautés de femmes puissantes. Cette reconfiguration éditoriale participe à l’élargissement du champ des lesbiennes bandes dessinées comics, en ouvrant des espaces d’interprétation queer sans caricature.
Un symbole de leadership féminin dans les grandes sagas Marvel
Captain Marvel ne reste jamais en retrait. Elle dirige des équipes, prend des décisions controversées, notamment durant l’arc Civil War II. Cette capacité à assumer des choix complexes, parfois critiqués, renforce sa dimension humaine et politique.
Dans une industrie longtemps dominée par des figures masculines, voir une femme occuper le sommet de la hiérarchie super-héroïque change la donne. Beaucoup de lectrices queer trouvent dans Carol Danvers un modèle d’autorité assumée, sans compromis.
Pourquoi Captain Marvel compte dans les lesbiennes bandes dessinées comics ?
Même sans déclaration explicite dans le canon principal, Captain Marvel joue un rôle clé dans l’imaginaire lesbien contemporain des comics :
- Elle incarne la puissance sans dépendance affective obligatoire
- Elle valorise les alliances féminines fortes
- Elle brouille les attentes hétéronormatives classiques
Les lesbiennes bandes dessinées comics ne se limitent pas aux personnages officiellement déclarés. Elles englobent aussi ces héroïnes dont la construction narrative permet des appropriations queer légitimes, cohérentes et culturellement signifiantes.
Un futur éditorial ouvert ?
Marvel développe actuellement de nouvelles générations d’héroïnes queer, comme America Chavez ou d’autres membres des Young Avengers. Dans ce contexte, l’avenir de Carol Danvers reste ouvert. Les fans continuent de pousser pour une reconnaissance plus explicite de son orientation.
Captain Marvel demeure ainsi une figure stratégique : à la croisée du féminisme mainstream et des lectures queer engagées. Dans le paysage des lesbiennes bandes dessinées comics, elle représente une héroïne cosmique dont l’influence dépasse largement les cases imprimées.

Wonder Woman : une icône queer majeure avec une bisexualité confirmée
Diana de Themyscira, princesse amazone et guerrière légendaire
Wonder Woman, alias Diana Prince, incarne depuis 1941 la puissance féminine dans l’univers DC Comics. Fille de la reine Hippolyte et élevée sur l’île de Themyscira, elle grandit au sein d’une société exclusivement composée d’Amazones. Formée au combat, à la diplomatie et à la stratégie dès l’enfance, elle devient l’une des guerrières les plus redoutables de la Justice League.
Dotée d’une force surhumaine, d’une longévité divine, de bracelets indestructibles et du célèbre Lasso de Vérité, Diana ne se limite pas à ses capacités physiques. Elle symbolise un idéal : celui d’une paix défendue par la force lorsque cela s’avère nécessaire. Contrairement à de nombreux héros masculins, son pouvoir s’accompagne d’une réflexion morale constante sur la justice, la compassion et la responsabilité.
Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, Wonder Woman occupe une place stratégique. Elle représente une héroïne centrale, historique, dont la dimension queer s’inscrit dans la logique même de son origine mythologique.
Une bisexualité confirmée et intégrée au canon DC
En 2016, le scénariste Greg Rucka confirme officiellement la bisexualité de Diana dans la continuité moderne. Cette déclaration ne constitue pas un ajout artificiel, mais une reconnaissance cohérente avec l’univers de Themyscira. Sur une île peuplée uniquement de femmes immortelles, les relations amoureuses entre Amazones relèvent d’une réalité culturelle naturelle.
Cette confirmation marque une étape importante pour les lesbiennes bandes dessinées comics. Wonder Woman n’est pas un personnage secondaire. Elle se situe au sommet de la hiérarchie super-héroïque. Sa bisexualité validée dans le canon officiel envoie un signal fort : les héroïnes queer peuvent être des figures fondatrices de la mythologie moderne.
Au fil des arcs narratifs, Diana entretient des relations avec des hommes comme Steve Trevor, mais la reconnaissance de son attirance pour les femmes enrichit sa complexité plutôt que de la redéfinir. Elle demeure stratège, diplomate, combattante et leader. Son orientation n’efface rien, elle ajoute une dimension supplémentaire à son identité.
Dans l’imaginaire collectif, Wonder Woman dépasse largement le cadre des comics. Pourtant, c’est bien dans les pages de DC qu’elle consolide sa place parmi les figures majeures des lesbiennes bandes dessinées comics : une amazone, une déesse guerrière, une héroïne universelle dont la puissance s’accompagne d’une légitimité queer assumée.

Poison Ivy et Harley Quinn : le couple culte des lesbiennes bandes dessinées comics
Une romance devenue canon et incontournable chez DC
Poison Ivy et Harley Quinn forment aujourd’hui l’un des couples les plus emblématiques de DC Comics. Introduites séparément dans les années 1990, leurs interactions évoluent progressivement d’une complicité ambiguë à une véritable histoire d’amour. Longtemps suggérée dans les sous-textes, leur relation devient officiellement canon en 2015, lorsque DC confirme leur statut de couple dans la continuité principale.
Pamela Isley, brillante botaniste transformée par une expérience scientifique, développe le pouvoir de contrôler la flore et une immunité totale aux toxines. Militante écologiste radicale, elle n’hésite pas à affronter multinationales et figures corrompues pour défendre la planète. Face à elle, Harleen Quinzel, ancienne psychiatre d’Arkham, s’affranchit progressivement de l’emprise du Joker pour devenir une anti-héroïne imprévisible, acrobatique et redoutablement intelligente.
Leur dynamique repose sur un équilibre subtil : Ivy incarne la rigueur stratégique et l’engagement idéologique, tandis que Harley apporte spontanéité, chaos maîtrisé et sensibilité émotionnelle. Ensemble, elles composent un duo passionné, complexe et politiquement chargé, devenu central dans les lesbiennes bandes dessinées comics.
Pourquoi ce duo marque durablement l’histoire des comics
La force de ce couple tient à plusieurs éléments structurants :
- Une représentation assumée et durable dans les séries régulières DC
- Une popularité massive auprès des lectrices LGBTQ+ et du fandom queer
- Une évolution psychologique crédible, loin des relations toxiques antérieures
Harley Quinn ne gravite plus autour du Joker. Elle construit une relation réciproque, fondée sur le respect et le désir partagé. Poison Ivy, de son côté, ne se réduit plus au rôle d’éco-terroriste isolée. Leur histoire d’amour devient un espace de transformation personnelle.
Dans les arcs récents, leur relation traverse des crises, des séparations temporaires et des retrouvailles intenses, renforçant sa profondeur émotionnelle. Ce réalisme narratif consolide leur statut de couple phare des lesbiennes bandes dessinées comics, bien au-delà d’un simple effet de représentation.
Poison Ivy et Harley Quinn incarnent ainsi une romance queer installée au cœur du canon DC, influente, populaire et durable. Leur impact dépasse la case imprimée : elles redéfinissent la manière dont les super-héroïnes peuvent aimer, lutter et évoluer ensemble.

Mystique : l’anti-héroïne lesbienne complexe des X-Men
Une relation historique et enfin reconnue avec Destiny
Dans l’univers des X-Men, Mystique, de son vrai nom Raven Darkhölme, occupe une place à part. Introduite comme antagoniste redoutable, espionne et stratège hors pair, elle traverse les décennies en brouillant les frontières entre héroïne et ennemie. Mais au cœur de son parcours se trouve une relation longtemps occultée : celle qu’elle entretient avec Irene Adler, connue sous le nom de Destiny.
Dès les années 1980, les scénaristes suggèrent une intimité profonde entre Mystique et Destiny. À l’époque, les contraintes éditoriales empêchent toute confirmation explicite. Leur lien reste codé, perceptible dans les dialogues, les regards et les sacrifices consentis l’une pour l’autre. Avec le temps, Marvel officialise enfin leur relation amoureuse dans la continuité moderne, reconnaissant ce que les lectrices et lecteurs avaient compris depuis longtemps.
Cette reconnaissance tardive marque un tournant important dans les lesbiennes bandes dessinées comics. Mystique n’est pas un personnage secondaire : elle s’impose comme une figure centrale de la mythologie mutante. Valider son histoire avec Destiny revient à inscrire l’amour lesbien au cœur même de l’un des piliers de Marvel.
Une métaphore puissante de la fluidité et de l’altérité
Capable de modifier son apparence à volonté, Mystique incarne littéralement la transformation. Shapeshifter, infiltrée, manipulatrice brillante, elle navigue entre identités, genres et rôles sociaux. Cette capacité fait d’elle une métaphore évidente de la fluidité identitaire et des stratégies de survie des minorités dans un monde hostile.
Son orientation lesbienne s’inscrit naturellement dans cette symbolique. Mystique évolue dans un univers où les mutants sont craints, traqués et marginalisés. Son amour pour Destiny devient un point d’ancrage émotionnel dans un monde qui cherche à les effacer. Elle peut trahir, manipuler et renverser des gouvernements, mais son attachement à Irene demeure constant.
Au fil des arcs récents, Marvel approfondit cette relation : maternité, résurrection, alliances politiques au sein de Krakoa. Mystique agit souvent pour protéger la mémoire et l’héritage de Destiny, révélant une loyauté farouche derrière son masque d’anti-héroïne.
Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, Mystique représente une figure d’une richesse rare : stratège amorale, amante passionnée, survivante lucide. Elle démontre qu’une héroïne queer peut être ambiguë, redoutable et profondément humaine à la fois. C’est précisément cette complexité qui fait d’elle l’une des représentations lesbiennes les plus marquantes de l’histoire des comics.
Les anti-héroïnes lesbiennes : puissance, stratégie et ambiguïté morale
Catwoman, Scandal Savage, Knockout : trois trajectoires hors normes
Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, toutes les figures queer ne portent pas une cape immaculée ni un idéal irréprochable. Certaines avancent dans la zone grise. Elles volent, manipulent, trahissent parfois. Mais elles aiment, protègent et choisissent leurs propres règles. Cette complexité narrative renforce leur crédibilité et leur impact culturel.
Ces anti-héroïnes ne cherchent pas l’approbation. Elles défendent une vision personnelle de la justice, souvent en rupture avec les institutions traditionnelles. Leur orientation lesbienne ou bisexuelle ne définit pas l’intégralité de leur identité, mais elle enrichit des trajectoires déjà puissantes, stratégiques et émotionnellement intenses.
- Catwoman : cambrioleuse brillante, stratège urbaine et bisexuelle assumée
- Scandal Savage : héritière d’un empire criminel et tacticienne redoutable
- Knockout : guerrière d’Apokolips en quête d’émancipation
Catwoman : indépendance, désir et pouvoir personnel
Selina Kyle, alias Catwoman, incarne l’ambiguïté morale par excellence. Issue des rues de Gotham, elle développe très tôt un instinct de survie affûté. Cambrioleuse experte, acrobate exceptionnelle et fine manipulatrice, elle navigue entre crime organisé et collaboration ponctuelle avec Batman.
Dans les comics récents, sa bisexualité est clairement affirmée, notamment à travers sa relation avec Eiko Hasigawa. Cette reconnaissance enrichit son portrait sans l’enfermer dans une case identitaire. Selina reste avant tout une femme libre, qui choisit ses partenaires comme elle choisit ses combats. Elle vole aux puissants, protège les plus vulnérables et refuse toute forme de dépendance émotionnelle forcée.
Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, Catwoman représente une figure d’émancipation sexuelle et stratégique. Elle maîtrise son image, son désir et son territoire.
Scandal Savage : briser l’héritage pour se construire
Fille de l’immortel Vandal Savage, Scandal Savage grandit dans l’ombre d’un père tyrannique. Formée au combat et à la domination, elle devait incarner la continuité d’un empire criminel. Pourtant, elle choisit une voie plus nuancée en rejoignant les Secret Six.
Son orientation lesbienne est pleinement intégrée à son parcours, notamment à travers sa relation profonde avec Knockout. Contrairement à l’univers brutal dont elle est issue, Scandal développe une loyauté affective intense et une vision stratégique propre. Elle n’est ni totalement héroïque ni purement malveillante. Elle agit selon ses intérêts, protège les siens et refuse de reproduire la violence paternelle.
Cette tension entre héritage et émancipation fait d’elle une figure forte des lesbiennes bandes dessinées comics, où le pouvoir se conjugue avec vulnérabilité maîtrisée.
Knockout : de soldate d’Apokolips à amante engagée
Knockout naît dans la brutalité d’Apokolips, planète gouvernée par Darkseid. Membre des Female Furies, elle est conçue comme une arme vivante. Force surhumaine, endurance extrême, entraînement militaire impitoyable : tout la destine à la destruction.
Pourtant, elle fuit cet univers pour rejoindre la Terre et les Secret Six. Son histoire avec Scandal Savage révèle une dimension émotionnelle inattendue. Loin d’un simple archétype guerrier, Knockout incarne la possibilité de transformation. Elle reste redoutable au combat, mais choisit désormais ses batailles.
Dans les lesbiennes bandes dessinées comics, elle symbolise la reconquête de soi après un conditionnement violent. Son amour ne l’affaiblit pas. Il la renforce.
Quel impact culturel pour les lesbiennes bandes dessinées comics ?
Un levier d’identification puissant et durable
Voir des héroïnes queer sauver des villes, diriger des équipes ou renverser des empires criminels transforme profondément l’imaginaire collectif. Pendant longtemps, les figures féminines LGBTQ+ restaient secondaires ou tragiques. Aujourd’hui, elles occupent le centre de la narration.
Les lesbiennes bandes dessinées comics offrent :
- Des modèles de leadership féminin affirmé
- Des relations amoureuses crédibles et développées sur plusieurs arcs
- Des personnages complexes, stratégiques et moralement nuancés
Pour de nombreuses lectrices, ces héroïnes constituent un miroir puissant. Elles permettent de se projeter dans des figures de force, d’intelligence et d’autorité. L’identification ne passe plus par la marginalité, mais par la centralité.
Pour approfondir l’univers des super-héroïnes queer et découvrir des récits centrés sur des figures puissantes, stratèges et engagées, vous pouvez explorer une sélection complète dédiée aux super-héroïnes lesbiennes dans la culture contemporaine.
Une légitimité éditoriale renforcée dans l’industrie des comics
Les grandes maisons d’édition comme DC Comics et Marvel intègrent désormais davantage d’autrices, de scénaristes et d’artistes queer. Cette évolution structurelle améliore la qualité des représentations. Les personnages ne sont plus définis par des clichés, mais par une cohérence psychologique et narrative solide.
Les arcs récents montrent une volonté claire d’inscrire les héroïnes queer dans la continuité officielle, sans retour en arrière opportuniste. Cette stabilité éditoriale renforce la crédibilité des lesbiennes bandes dessinées comics comme segment incontournable du marché.
Où lire des histoires centrées sur des héroïnes queer ?
Pour prolonger la découverte d’univers mettant en avant des femmes puissantes et des romances engagées, il est possible de découvrir une sélection incontournable de récits lesbiens contemporains qui explorent l'amour et l'identité en parcourant cette page dédiée : accéder à une sélection complète de récits lesbiens contemporains explorant l’amour et l’identité.
FAQ - Tout savoir sur les lesbiennes bandes dessinées comics
Qui est la première super-héroïne lesbienne officielle dans les comics mainstream ?
Batwoman reste l’une des premières héroïnes ouvertement lesbiennes introduites de manière claire et assumée dans une continuité moderne grand public chez DC.
Marvel ou DC est-il le plus avancé sur la représentation lesbienne ?
Les deux éditeurs développent aujourd’hui des personnages queer majeurs. DC a historiquement pris une avance visible avec Batwoman et Harley Quinn, tandis que Marvel consolide sa présence avec des figures comme Mystique et America Chavez.
Les héroïnes lesbiennes sont-elles encore secondaires dans les intrigues ?
Non. Plusieurs dirigent leurs propres séries régulières, participent aux grands événements éditoriaux et occupent des rôles stratégiques dans leurs équipes respectives.
Y aura-t-il de nouveaux personnages lesbiennes dans les comics à venir ?
Oui. Les nouvelles générations d’auteurs et d’autrices annoncent l’introduction de nouvelles héroïnes queer et le développement approfondi de personnages déjà établis dans les futurs arcs DC et Marvel.
Sources :
DC Comics
Marvel Comics
Les lesbiennes bandes dessinées comics redessinent durablement le paysage culturel contemporain. Entre stratégie, romance assumée, ambiguïté morale et héroïsme frontal, ces figures imposent une narration plus mature et plus représentative. Case après case, elles s’installent au cœur du canon super-héroïque.
Indispensables
Articles sur le même sujet
- Loving Clarke : thriller sapphique et regard singulier sur la différence
- Gentleman Jack, la véritable Anne Lister, le livre et l'ebook en français
- Top 3 des séries lesbiennes brésiliennes : Stupid Wife, The Stripper, Xeque Mate
- Vigil saison 3 : révélation intense, amour fragile et enjeux brûlants dans le Grand Nord
- 14 films lesbiens emblématiques qui ont marqué l’histoire du cinéma
