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"Phil Caolan et le masque d’or" : un roman d'aventure signé Kadyan !

| Chantal Trembley | Livres lesbiens

"Phil Caolan et le masque d’or" : un roman d Un roman d’aventures au rythme endiablé

Kadyan revient à ses premières amours avec de l’aventure… et de la romance, bien sûr. Venez à la rencontre de Phil Caolan, une Indiana Jones au féminin, et accrochez vos ceintures en la suivant au bout du monde où elle va affronter une aventurière sans scrupules.

Résumé : 1935 – Philomène, reporter au Petit Parisien sous son nom de plume Phil Caolan, a persuadé son rédacteur en chef de l’envoyer en Indochine sur les traces de Malraux. Mais son enquête sur les trafics d’œuvres d’art ne se passe pas comme prévu lorsqu’elle se retrouve face à Sacha, une mystérieuse et troublante aventurière russe qui essaye de se débarrasser d’elle pour l’empêcher de la dénoncer.
Résolue à prendre sa revanche, Phil va se lancer sur les traces de Sacha jusqu’aux confins de la Chine et participer à la quête d’un fabuleux masque d’or ancien financée par un riche homme d’affaires en mal de publicité. 
Face à des concurrents sans scrupules, Phil et Sacha arriveront-elles à travailler de concert pour remonter la piste du masque d’or ? L’attirance qui naît peu à peu entre elles va-t-elle survivre aux dangers qu’elles rencontrent et aux objectifs bien différents qui les animent ? 

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EXTRAIT

À bout de souffle, je débouchai dans une ruelle plus large avec nettement plus de monde. Je ne savais pas où j’allais, mais je savais juste que si je voulais vivre, je devais me fondre dans la foule pour semer mes poursuivants. C’était mon unique chance. Haletante, je repris une course un peu moins rapide afin de chercher une cachette possible. Malheu-reusement, sans foulard et avec mon punjabi bleu, je ne passais pas inaperçue dans une ré-gion de l’Inde où les femmes s’habillaient surtout en sari. Une fuite en habit local aurait été inimaginable et je remerciai ma bonne étoile d’avoir eu la sagesse de choisir le punjabi et son pantalon ample. Derrière moi, j’entendais les gens bousculés injurier les soldats qui me poursuivaient, pourtant je n’osai pas me retourner. Ils se rapprochaient. Au détour d’un virage, un palanquin au milieu des marches me boucha le passage. Je n’eus pas le temps de m’arrêter et m’écroulai tête la première à l’intérieur des tentures alors que les porteurs mon-taient les escaliers.
Un petit cri aigu me signala que la femme à l’intérieur n’appréciait pas d’être traitée de cette manière. Surtout que j’avais maintenant le visage sur ses cuisses.
— Je suis désolée, excusez-moi, dis-je, haletante, en me redressant et serrant les paumes de mes mains l’une contre l’autre en signe d’excuses.
Les hurlements des soldats se rapprochaient dangereusement. Alarmée, je tournai la tête vers les sons et commençai à me relever pour descendre et poursuivre ma course.
Empêchant mon geste, une main saisit mon bras. Je plongeai mon regard surpris dans les yeux noir de jais de la femme que j’avais dérangée. Pensant y lire la colère, je ne trouvai qu’un petit sourire ironique et une interrogation. Elle me dévisagea puis secoua la tête avant de poser l’index sur ses lèvres pour m’indiquer le silence. Elle se pencha vers l’extérieur avant d’aboyer des ordres en hindi tout en replaçant soigneusement les voilages.
J’entendais des cris qui se rapprochaient à vive allure. Mon cœur battait comme un fou dans ma poitrine après cette course. Je tentai de reprendre un peu mon souffle alors que le palanquin avançait dans la direction d’où je venais. Allais-je me jeter dans un piège ? Cette femme qui me fixait de ses yeux de velours allait-elle me vendre aux soldats ? Son sourire enjôleur me disait que non. Je lui souris à mon tour.
— Je n’ai rien fait. Juste au mauvais endroit au mauvais moment.
Elle éclata d’un petit rire perlé.
— J’en suis persuadée, répliqua-t-elle dans un anglais parfait.
À mon grand étonnement, le bout de son index alla caresser tendrement ma joue. Le bruit de personnes courant à perdre haleine entoura notre véhicule. Les porteurs crièrent. Des insultes ? Une alerte ? Un brin distraite par ce qu’il se passait autour, je ne m’aperçus pas tout de suite que la femme s’était emparée de ma main et la posait sur son entrejambe. Je rougis et la retirai très vite. Balbutiante, je me défendis :
— Je… je suis… ce n’est…
Sa main fila vers ma poitrine, je reculai du plus que je pouvais sur la litière étroite sans réaliser que les voilages ne pourraient pas arrêter mon mouvement. Soudain, je basculai en arrière et m’écrasai douloureusement sur les dalles en pierre au milieu des passants. Un pot en terre explosa à côté de moi et m’aspergea de pickles de légumes variés.




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