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Sky High: The Series sur Netflix : série de braquages espagnole nerveuse

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Sky High: The Series (titre original : Hasta el cielo: La serie) est une série espagnole Netflix nerveuse et clinquante qui reprend l’univers du film Hasta el cielo. Après la mort d’Ángel, Sole refuse de redevenir "la fille de" et choisit une option très simple, très madrilène, très raisonnable : prendre le pouvoir et devenir elle-même une figure du crime organisé. Résultat : des braquages à haut risque, des loyautés fragiles, un père trafiquant à contourner… et une héroïne qui ne demande pas la permission.

Sommaire

1. Sky High: The Series sur Netflix : de quoi parle la série ?

La promesse est nette : une ascension criminelle menée par une jeune femme qui refuse d’être réduite au rôle de survivante. Netflix résume l’idée en une ligne : après la mort de son mari, Sole décide que la meilleure façon de protéger son fils est de devenir cheffe du crime, même si cela signifie s’opposer à son propre père (fiche officielle Netflix). C’est à la fois un moteur dramatique et un manifeste de personnage : Sole ne veut pas seulement "s’en sortir", elle veut contrôler l’arène.

La série se déroule dans un Madrid de polar pop, où les deals sentent autant l’opportunité que l’embuscade. Sole assemble une équipe, enchaîne les coups, et navigue entre informateurs, rivalités et alliances à double fond. L’arrivée de Fernán, nouveau personnage, ajoute un degré de danger supplémentaire : dans ce genre d’histoire, "nouvel allié" est souvent un synonyme poli de "problème à retardement".

2. Hasta el cielo : faut-il avoir vu le film avant la série ?

Sky High: The Series est présentée comme la suite directe du film espagnol Hasta el cielo (2020), réalisé par Daniel Calparsoro et écrit par Jorge Guerricaechevarría. Le film suit Ángel dans le Madrid des braquages et de l’ascension sociale par le crime (contexte et crédits : page de référence). La série reprend cet univers après la mort du protagoniste et déplace le centre de gravité : c’est Sole qui devient le cœur narratif.

Est-ce obligatoire d’avoir vu le film ? Non, mais c’est utile. Sans le film, tu comprends l’intrigue principale, mais tu perds une partie de la densité : les liens, les antécédents, et surtout la logique émotionnelle qui pousse Sole à refuser la protection paternelle. Si tu as trente minutes de patience et une tolérance correcte aux personnages qui "font des mauvais choix avec beaucoup d’assurance", le film est un bon prologue.

3. Sole : une anti-héroïne ambitieuse au milieu d’un monde d’hommes

Ce qui rend la série intéressante, ce n’est pas seulement l’action : c’est l’ambition féminine traitée comme une force brute, pas comme une "émancipation décorative". Sole (Asia Ortega) ne devient pas cheffe parce qu’elle aurait "un don naturel" ou parce que le scénario lui offre une voie royale. Elle devient cheffe parce qu’elle n’a pas envie de demander l’autorisation, et parce que son environnement ne pardonne pas l’hésitation.

Face à elle, Rogelio (Luis Tosar), figure du trafic à grande échelle, représente la protection qui étouffe : il pense savoir ce qui est bon pour elle, ce qui revient souvent à décider à sa place. La série joue alors un conflit très efficace : la famille comme empire, et l’empire comme prison. Le père veut la garder "en sécurité" ; elle veut exister à ses propres conditions. Au milieu, il y a un enfant à protéger, et ce détail change la psychologie de chaque décision : le risque n’est jamais abstrait.

4. Braquages, tension et trahisons : pourquoi la série accroche

Sur le papier, les séries de braquage pullulent. Mais Sky High a un avantage : elle assume un style rapide, nerveux, et une esthétique de thriller d’action. Elle est construite pour le binge : un coup mène au suivant, une alliance s’effrite, une solution crée un nouveau problème. La série se vend comme de "l’action" sur Netflix, et elle respecte ce contrat.

Le plaisir vient aussi de l’équilibre entre spectaculaire et calcul : il y a des opérations qui claquent, mais aussi des négociations où un mot de trop peut faire tout exploser. Et quand la série introduit un personnage comme Fernán (Álvaro Rico), elle le fait avec une promesse implicite : "tu crois qu’il est là pour aider ? Très bien. Garde cette naïveté, elle va servir de carburant dramatique".

5. Casting et créateurs : qui est derrière Sky High: The Series ?

Netflix crédite officiellement la série à Daniel Calparsoro et Jorge Guerricaechevarría, déjà aux commandes du film original. Côté casting principal, on retrouve Asia Ortega, Luis Tosar et Álvaro Rico (même source). La production est notamment portée par Vaca Films, qui a communiqué sur le lancement et l’équipe de la série).

Si vous voulez une fiche synthétique (casting, crédits, données techniques), IMDb reste utile comme repère de base (IMDb). 

6. Une saison 2 est-elle prévue ? (Ce que l’on peut confirmer)

Ici, il faut être clair : Netflix n’a pas annoncé officiellement une saison 2 sur sa fiche de programme. En revanche, plusieurs médias ont rapporté en 2023 que la série ne continuerait pas au-delà de sa première saison, en citant des informations attribuées à la presse espagnole. Par exemple, What’s on Netflix a indiqué une annulation après une saison (source), et des médias espagnols ont évoqué que Netflix avait décidé de ne pas poursuivre certaines séries locales.

En résumé : on peut confirmer l’existence de la saison 1 et son format (7 épisodes sur Netflix), mais pour la suite, la seule posture propre consiste à dire qu’il n’y a pas d’annonce officielle, et que des sources presse ont évoqué une fin après une saison. C’est la différence entre informer et spéculer.

7. Faut-il regarder Sky High: The Series aujourd’hui ?

Oui, si tu aimes les histoires de pouvoir, de braquages et de loyautés instables, avec une héroïne qui n’est pas là pour être exemplaire. La série est efficace quand elle assume ce qu’elle est : un thriller d’action espagnol rapide, plus intéressé par l’élan que par la morale. Elle n’essaie pas d’être "réconfortante", ni d’emballer son cynisme dans du papier cadeau.

Et si tu cherches des personnages féminins qui prennent des décisions discutables avec une détermination presque insolente, Sole est un bon investissement : elle fait avancer l’intrigue parce qu’elle refuse de subir. Ce n’est pas toujours "sympathique". C’est précisément ce qui la rend crédible dans un univers où la gentillesse est un luxe.

8. La bande annonce





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