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Pourquoi écrire à la troisième personne

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Au début du mois, Cherylin A. Nash et Lou Jazz vous donnaient de bonnes raisons d'écrire à la 1ière personne. Aujourd'hui, Julie Lezzie vous donne les avantages de l'écriture à la troisième personne.

Que l’on soit une jeune plume ou que l’on ait déjà écrit plusieurs ouvrages, rares sont les auteur(e)s qui ne se sont jamais posé la question de la narration pour leur récit. En ce qui me concerne, j’aime varier les formes et les styles à travers mes différents romans et nouvelles, pour adopter de nouveaux points de vue et aborder les histoires de manière différente. S’il m’arrive d’employer la première personne du singulier pour certains textes, notamment dans le roman épistolaire, je la réserve souvent à des nouvelles, qui se veulent plus percutantes du fait de leur format plus court. Dans mes romans, je préfère écrire à la troisième personne et voici pourquoi...

C’est le mode de narration romanesque le plus courant

En effet, la tradition veut que les romans soient écrits à la troisième personne, laissant l’emploi de la première personne aux récits autobiographiques. Si j’adore sortir des sentiers battus et que j’ai horreur des cases, le fait est que quand j’ouvre un livre écrit à la première personne, je pense immédiatement à une biographie (parfois déguisée !), sauf s’il s’agit d’un récit fantastique, comme certaines talentueuses auteures d’Homoromance ont le don d’écrire ! ;)

Le personnage principal n’a pas besoin d’être présent pour décrire une scène

Ecrire tout un roman à travers l’œil d’un narrateur unique est difficile et requiert beaucoup de talent pour ne pas devenir réducteur. Ecrire à la troisième personne offre davantage de possibilités pour les descriptions de lieux et de circonstance pour enrichir le récit.

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 Une écriture à la troisième personne permet plus de liberté

Que ce soit pour l’auteur(e), plus libre pour restituer le contexte et l’histoire derrière les personnages, ou pour le lectorat, qui obtient une vision plus globale de l’intrigue, la narration à la troisième personne permet plus de liberté. Par exemple, on a davantage de choix pour varier le rythme, qui sinon se retrouve imposé par la seule action du héros ou de la héroïne. On peut ainsi faire des pauses en racontant un autre évènement vécu ailleurs, ou faire voir la même scène des yeux d’un spectateur différent, avant de revenir auprès du personnage principal, offrant ainsi une perspective plus vaste au lecteur/trice.

La 3ème personne du singulier permet d’élargir le point de vue

Si la première personne permet un regard très intime sur le vécu du narrateur, la troisième a en effet le grand avantage de pouvoir inclure ceux d’autres protagonistes, pour donner différents points de vue. De ce fait, l’identification au personnage principal n’est pas obligatoire. Si celui-ci devait lui déplaire, le/la lecteur/trice peut plus facilement poursuivre le récit en s’identifiant à un personnage secondaire ou à l’histoire elle-même. A mon sens, inclure des personnalités très différentes est très important, car cela permet non seulement au lectorat d’avoir le choix de s’identifier à l’un des personnages mais surtout de s’ouvrir à d’autres points de vue et avoir ainsi matière à réflexion sur divers sujets. Pour moi, écrire à la troisième personne est le plus souvent la forme de narration la mieux adaptée pour atteindre mon but, ma raison d’écrire, qui est d’ouvrir les consciences, bien au-delà des questions d’orientation sexuelle. Si j’ai donc un net penchant pour cette forme de narration, je ne m’y enferme pas pour autant. Aussi, pour varier les plaisirs, je vous encourage à essayer vous-mêmes toutes les formes d’écriture possibles et surtout, d’inventer la vôtre !

Par Julie Lezzie

 

 

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