Interview de Judith Gagnon par le journal québécois La Revue

En à peine un an, l’auteure Judith Gagnon a couché sur papier pas moins de trois histoires de styles complètement différents, dont l’une a officiellement été publiée en juillet. Avec Au-delà du devoir, la Terrebonnienne nous plonge dans un futur chaotique où se mêlent science-fiction, action et amour, en plus de faire rayonner la littérature LGBT.

Il faut l’avouer, la littérature LGBT n’est pas toujours facile à trouver. «Pendant quelques mois, j’ai fait des recherches de romans et de séries télévisées afin de remplir ma bibliothèque. J’ai alors réalisé qu’il y en a très peu. Je suis finalement tombée sur la série The 100, un récit post-apocalyptique qui met notamment en scène une histoire d’amour entre deux femmes. Je n’ai pas aimé la façon dont ça s’est terminé. Pour le plaisir, je m’en suis donc inspirée en écrivant un récit de science-fiction avec deux personnages forts et une finalité différente», confie l’auteure de Terrebonne.

Après deux mois de travail, le livre Au-delà du devoir était bouclé. «Je l’ai envoyé à la maison Homoromance Éditions sans aucune attente. Quand j’ai su qu’il serait publié, j’étais extrêmement heureuse, ne serait-ce que pour offrir davantage de littérature LGBT à ceux qui en recherchent», poursuit-elle.

Au-delà du devoir  prend place en 2060, dans un futur chaotique où la planète est surpeuplée et la population, affamée. Deux ennemies potentielles, Kansas et Phoenix, se rencontrent. Elles doivent mener à bien leur mission respective, sans compromis ni sentiment… Mais si ce pour quoi elles avaient été formées ne voulait plus rien dire? Si le mensonge leur faisait voir la vérité? Et si elles arrivaient à voir au-delà de leur devoir?

«J’ai adoré travaillé sur ce projet, admet Judith Gagnon. J’arrivais le soir, j’ouvrais mon ordinateur et je travaillais sur mon texte, en jouant avec les mots et en m’attachant de plus en plus aux personnages. Plus l’histoire avançait et plus j’aimais ça.»

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Interview de Geneviève Durocher pour le journal "Mirabel"

La Jérômienne Geneviève Durocher vient de publier son premier roman Le bonheur s'habille en jupe. Il s’agit d'une histoire d’amour entre femmes.

Le livre est sorti le 30 mai dernier chez Homoromance éditions, la première maison d'édition LGBT québécoise. «La société a une belle ouverture d’esprit face aux gens LGBT, mais qu’en est-il des librairies? Sont-ils ouverts à vendre les romans de cette communauté? Pourquoi devrais-je consacrer mes ventes seulement dans le quartier gai à Montréal, alors qu’il y a aussi des gens de la région qui aimeraient lire mon livre et/ou de la romance LGBT», se questionne l'auteure face à cette réalité.
 

Interview de Geneviève Durocher pour "Le bonheur s'habille en jupe"

Le titre de votre roman Le bonheur s’habille en jupe est pour le moins original et intriguant. D’où vous en est venue l’idée?

L’idée m’est venue aussi rapidement qu’un flash. J’ai trouvé ce titre avant même d’écrire les lignes de l’histoire. Traduire le bonheur de l’amour entre femmes de façon humoristique et originale, c’est ainsi que ça se révélait dans mon dictionnaire créatif : le bonheur s’habille en jupe.

Vos deux personnages principaux, Ève-Marie, la narratrice, et Andréanne, sa meilleure amie, partagent une passion pour la musique et jouent du saxophone. La musique est-elle une passion que vous partagez avec vos personnages? Quels genres ont votre préférence? Jouez-vous d’un instrument de musique?

 Je partage effectivement cette passion avec mes personnages. Je joue présentement dans un orchestre à vents. J’ai adopté le saxophone à l’âge de 12 ans et je ne l’ai presque jamais délaissé depuis. La musique fait partie intégrante de ma vie depuis toujours. J’aime la musique qui s’exprime aisément sans mots tels que le classique ou le jazz. J’affectionne particulièrement la musique d’orchestre, car elle me permet de m’exprimer et elle me donne de grands frissons.

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Nos 20 questions à Gaya Tameron

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Tout a commencé par un rêve. Une histoire qui se déroulait dans ma tête avec des thèmes forts que je jugeais important de partager.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

À partir du rêve, j’ai mis sur feuille mes idées, puis l’histoire dans son ensemble. Ensuite, correction grâce à mes bêta-lectrices et réécriture. L’ensemble a pris environ deux mois.

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Interview de Cy Jung pour "Piste Rose"

 

Piste rose, c’est le nom du bar homosexuel de la station de ski. Pourquoi avoir décidé que cela serait également le titre de votre roman ?

En 2003, j’ai rejoint les éditions Gaies et lesbiennes qui venaient d’inaugurer une collection Le Bonheur est à tout le monde pour éditer des romans sentimentaux LGBT. J’ai trouvé l’exercice amusant ; j’ai lu quelques romans de la fameuse collection sentimentale Harlequin, ai décodé leurs règles d’écriture, noté le vocabulaire et me suis lancée dans l’aventure du « roman rose lesbien » avec l’idée d’y glisser une critique sociale lesbienne sous couvert d’une intrigue sentimentale non dénuée d’un fort contenu érotique. C’est ainsi que j’ai inauguré ma série des « roses », avec Carton rose, mon cinquième ouvrage, puis Bulletin rose, Diadème rose, Camélia rose et aujourd’hui, publié chez Homoromance éditions, Piste rose.

C’est donc le bar qui a pris le titre du roman et non l’inverse ; je trouve que cela lui va bien.

 

Une station de ski, ce n’est pas un lieu où l’on voit couramment situer l’intrigue d’un roman. Qu’est-ce qui vous en a donné l’idée ? Le ski est-il une activité que vous appréciez ?

J’ai skié petite avec mes parents. Je connais donc un peu l’ambiance d’une station de ski. Je trouvais intéressant de déplacer mon action dans un lieu qui, s’il n’est pas clos, est suffisamment réduit pour que les personnages puissent s’y croiser, ou non. L’idée aussi était d’avoir des personnages en vacances, toutes dévouées à leur bon plaisir, dans un contexte où elles pouvaient passer outre leur ordinaire et révéler leurs désirs. Une station de ski est également un endroit où l’on a froid, où le son est étouffé par la neige et le brouillard, où les journées sont courtes en hiver, autant de bonnes raisons de se réfugier dans des endroits chaleureux ou dans des bras audacieux. 

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Interview de Cherylin A. Nash et Lou Jazz pour "Star Light, principes renversés"

La première partie du titre de votre roman Star Light : Principes renversés laisse aisément deviné à quel genre il appartient. La seconde, Principes renversés, est un peu plus mystérieuse. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces fameux principes renversés, sur leur nature et leur signification ?

Lou : Pour le personnage que j’incarne, Skylan, principes renversés s'adresse à une femme soldat qui a des fondements solides, une manière de penser très carrée, droite. Cette mission va tout remettre en cause, donc par ce fait bouleverser et remettre en question tout ce en quoi elle croit.

Chery : Principes renversés concerne surtout les personnages, comme l’a mentionné Lou. Pour Nerys il s’agit avant tout de la manière dont cette aventure va remettre en question la façon dont elle approche la vie. Son rôle dans l’histoire et sa rencontre avec Skylan va être le déclencheur de tout ce chamboulement.  On peut faire le lien avec notre réalité pour aller plus loin. Parfois une rencontre change un quotidien, change notre façon d’appréhender ce qui nous entoure, nous remet en question.

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Interview de Lym Bordage pour le roman "57 jours"

L’une des particularités de votre roman est qu’il a deux narrateurs. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’alterner les points de vue d’Eliott et de Corey?  

 Quand j'ai eu l'idée du roman, les deux personnages étaient tout aussi importants pour moi, je ne voulais pas avoir à choisir entre eux. Et du point de vue de l'histoire, il me semblait important que le lecteur comprenne les motivations de Corey, comme la détresse d'Eliott.

Jusqu’à son titre, 57 jours,  votre roman est hanté par le compte-à-rebours d’Eliott. Pourquoi compte-t-il précisément 57 jours? Ce nombre a-t-il une signification particulière pour vous?

Le nombre 57 est totalement dû au hasard ! Je voulais vraiment que le lecteur soit pris émotionnellement dans ce compte à rebours, qu'on voit le temps avancer au cours des chapitres, sans pouvoir rien faire contre lui. Moi-même j'avais hâte d'arriver au bout du décompte, tout en redoutant ce qui allait arriver. Il fallait un nombre de jours assez important pour que Corey et Eliott bâtisse cette relation de dépendance à l'autre, et en même temps assez court pour que le temps leur échappe et que la fin soit inévitable. 57 ça sonnait bien !

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Nos 20 questions à Cherylin A. Nash, Lou Jazz

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

L’envie d’écrire une romance futuriste. Nous aimons beaucoup la science-fiction et nous aimons réfléchir sur le possible devenir de l’humanité.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? 

Comme toujours on a commencé par en discuter pour poser les bases de l’univers, ensuite chacune de son côté a construit son personnage. On savait où on allait, mais pas encore de quelle manière. Nous aimons nous laisser le plaisir d’improviser et de nous surprendre. Nous écrivons chacune les points de vus  de notre personnage et nous travaillons en simultané pour les dialogues. Pour finir l’ouvrage et décider du sort de nos héroïnes, nous avons repris ensemble la lecture du roman.

Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

L’écriture nous a paru très limpide, ça coulait presque de source, donc pas vraiment longtemps de l’idée de base à l’écriture : environ deux mois. Ensuite évidemment il nous a fallu beaucoup plus de temps pour la question de l’étoffage.

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Nos 20 questions à Joce-Lynne Proulx

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire "Zone de turbulence" ?

J’ai partagé de nombreuses années de mon existence avec un homme. J’ai vécu auprès de lui de grands bonheurs. Mais à un certain moment, quelque chose s’est mis à bouger en moi. Après une longue et difficile réflexion, j’ai constaté que ma voie changeait : l’hétérosexualité que j’avais toujours connue devait faire place à l’homosexualité.

Étant aux prises avec un questionnement dont le résultat allait chambouler ma vie, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes – femmes et hommes – qui avaient traversé ou traversaient le même chemin que moi. Habituée à interviewer des gens dans le cadre de mon travail en communication, j’ai mené des entrevues auprès de plusieurs de ces femmes et de ces hommes qui m’ont confié un grand pan de leur vie.

J’ai eu envie d’écrire ce livre pour témoigner des effets des grands vents et marées que ces personnes, tout comme moi, ont vécus. Mais aussi pour démontrer que tout changement fondamental de vie nous oblige à nous déconstruire, au prix d’incroyables efforts, avant de nous reconstruire.

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Nos 20 questions à Magali Junjaud

 

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Une discussion avec une amie et une bonne bouteille de Bordeaux, sur une idée de pièce de théâtre. Nous n’avons pas pu réaliser ce projet mais je voulais faire vivre ces deux femmes que nous avions imaginées.


Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

En général je note l’idée, et je la travaille dans ma tête. Ca me permet de savoir si je peux en sortir une histoire qui tient la route. Je note tout ce qui me passe par la tête, d’un morceau de dialogue à un événement de l’histoire. N’ayant écrit que des scénarii jusque là, j’ai travaillé ce roman comme tel, de la bible de personnages à la chronologie précise des événements.

J’ai écrit ce livre en un mois et je l’ai corrigé pendant les deux années suivantes quand mon emploi du temps me le permettait.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

Il a fallu que je m’entraine et que je travaille beaucoup pour les descriptions des lieux, des personnages, des émotions… je n’étais que peu habituée à l’exercice. Ce fut parfois délicat, aussi, de bien distinguer les deux femmes dans l’action. Quand la solution ne vient pas immédiatement, il faut passer à autre chose et reprendre plus tard.

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Nos 20 questions à Laurence Cara-Eletto

 

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ? 

L'inspiration de cette nouvelle a été motivée par un besoin de rêver, de laisser libre cours à la concrétisation d'une belle histoire d'amour entre deux femmes.

 Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ? :

Portée par des utopies,  en 1999 l'envie d'écrire cette nouvelle s'est matérialisée en quelques mois (deux à trois mois),  puis rangée dans un placard pendant plus d'une dizaine d'années après une réponse négative d'une maison d'Editions française à qui je l'avais envoyée. Ce n'est qu''en 2015 que j'ai décidé de la relire et d'apporter quelques corrections avant de l'envoyer en commission de lecture à vos Editions Homoromance.

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Nos 20 questions à Alexandra Lafitte

C'était en avril dernier, HR Editions publiait le premier recueil de nouvelles saphiques "Rencontres au gré du vent" d'Alexandra Lafitte. L'auteure s'est prêté récemment à notre nouveau concept de questions/réponses "nos 20 questions à...", concept nous permettant d'en savoir un peu plus sur tous les auteurs que nous publions et qui participent à l'émergence de la littérature LGBT dans la francophonie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Sortir, voir du paysage, voir des gens. C’est d’ailleurs pourquoi on y retrouve surtout les thèmes du voyage. Ce n’est pas en restant chez soi qu’on fait des rencontres ! Mais on peut passer sa vie sur les routes sans en faire non plus. Voilà pourquoi je voulais écrire des histoires ayant comme principal sujet la volonté d’agir. Saisir les opportunités qui se présentent, tenter sa chance, ne pas remettre au lendemain et croire en soi. Ce sont des valeurs que j’aimerais davantage mettre en pratique dans ma vie de tous les jours !

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Interview de Dan Hegman

Une trilogie percutante avec pour principal sujet ; le parcours meurtrier d'un "sérial killer" particulièrement doué. Son parcours sanglant cache une motivation inexplicable, troublante. L'enquête menée conjointement par le LAPD et le FBI, est à l'origine de rencontres marquantes. Les recherches difficiles confrontent les acteurs de ce drame, elles cristallisent les amitiés, les haines, et les conflits. Alma, la "grande profileuse" du FBI devient la seule personne compétente pour découvrir le traumatisme à l'origine du passage à l'acte de ce tueur insaisissable. Les tensions sont palpables, l'ambiance électrique, les enquêteurs sont sollicités à l'extrême. Des personnages forts, des sentiments profonds et pénétrants, font de cette histoire réaliste une tragédie moderne. Les rebondissements, les ambiguïtés des protagonistes et la montée en puissance de ce serial killer imaginatif autant que cruel, tout cet ensemble provoque une nécessité incontrôlable de lire... La suite...

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