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Le titre de votre roman Le bonheur s’habille en jupe est pour le moins original et intriguant. D’où vous en est venue l’idée?

L’idée m’est venue aussi rapidement qu’un flash. J’ai trouvé ce titre avant même d’écrire les lignes de l’histoire. Traduire le bonheur de l’amour entre femmes de façon humoristique et originale, c’est ainsi que ça se révélait dans mon dictionnaire créatif : le bonheur s’habille en jupe.

Vos deux personnages principaux, Ève-Marie, la narratrice, et Andréanne, sa meilleure amie, partagent une passion pour la musique et jouent du saxophone. La musique est-elle une passion que vous partagez avec vos personnages? Quels genres ont votre préférence? Jouez-vous d’un instrument de musique?

 Je partage effectivement cette passion avec mes personnages. Je joue présentement dans un orchestre à vents. J’ai adopté le saxophone à l’âge de 12 ans et je ne l’ai presque jamais délaissé depuis. La musique fait partie intégrante de ma vie depuis toujours. J’aime la musique qui s’exprime aisément sans mots tels que le classique ou le jazz. J’affectionne particulièrement la musique d’orchestre, car elle me permet de m’exprimer et elle me donne de grands frissons.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Tout a commencé par un rêve. Une histoire qui se déroulait dans ma tête avec des thèmes forts que je jugeais important de partager.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

À partir du rêve, j’ai mis sur feuille mes idées, puis l’histoire dans son ensemble. Ensuite, correction grâce à mes bêta-lectrices et réécriture. L’ensemble a pris environ deux mois.

 

Piste rose, c’est le nom du bar homosexuel de la station de ski. Pourquoi avoir décidé que cela serait également le titre de votre roman ?

En 2003, j’ai rejoint les éditions Gaies et lesbiennes qui venaient d’inaugurer une collection Le Bonheur est à tout le monde pour éditer des romans sentimentaux LGBT. J’ai trouvé l’exercice amusant ; j’ai lu quelques romans de la fameuse collection sentimentale Harlequin, ai décodé leurs règles d’écriture, noté le vocabulaire et me suis lancée dans l’aventure du « roman rose lesbien » avec l’idée d’y glisser une critique sociale lesbienne sous couvert d’une intrigue sentimentale non dénuée d’un fort contenu érotique. C’est ainsi que j’ai inauguré ma série des « roses », avec Carton rose, mon cinquième ouvrage, puis Bulletin rose, Diadème rose, Camélia rose et aujourd’hui, publié chez Homoromance éditions, Piste rose.

C’est donc le bar qui a pris le titre du roman et non l’inverse ; je trouve que cela lui va bien.

 

Une station de ski, ce n’est pas un lieu où l’on voit couramment situer l’intrigue d’un roman. Qu’est-ce qui vous en a donné l’idée ? Le ski est-il une activité que vous appréciez ?

J’ai skié petite avec mes parents. Je connais donc un peu l’ambiance d’une station de ski. Je trouvais intéressant de déplacer mon action dans un lieu qui, s’il n’est pas clos, est suffisamment réduit pour que les personnages puissent s’y croiser, ou non. L’idée aussi était d’avoir des personnages en vacances, toutes dévouées à leur bon plaisir, dans un contexte où elles pouvaient passer outre leur ordinaire et révéler leurs désirs. Une station de ski est également un endroit où l’on a froid, où le son est étouffé par la neige et le brouillard, où les journées sont courtes en hiver, autant de bonnes raisons de se réfugier dans des endroits chaleureux ou dans des bras audacieux. 

La première partie du titre de votre roman Star Light : Principes renversés laisse aisément deviné à quel genre il appartient. La seconde, Principes renversés, est un peu plus mystérieuse. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces fameux principes renversés, sur leur nature et leur signification ?

Lou : Pour le personnage que j’incarne, Skylan, principes renversés s'adresse à une femme soldat qui a des fondements solides, une manière de penser très carrée, droite. Cette mission va tout remettre en cause, donc par ce fait bouleverser et remettre en question tout ce en quoi elle croit.

Chery : Principes renversés concerne surtout les personnages, comme l’a mentionné Lou. Pour Nerys il s’agit avant tout de la manière dont cette aventure va remettre en question la façon dont elle approche la vie. Son rôle dans l’histoire et sa rencontre avec Skylan va être le déclencheur de tout ce chamboulement.  On peut faire le lien avec notre réalité pour aller plus loin. Parfois une rencontre change un quotidien, change notre façon d’appréhender ce qui nous entoure, nous remet en question.

L’une des particularités de votre roman est qu’il a deux narrateurs. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’alterner les points de vue d’Eliott et de Corey?  

 Quand j'ai eu l'idée du roman, les deux personnages étaient tout aussi importants pour moi, je ne voulais pas avoir à choisir entre eux. Et du point de vue de l'histoire, il me semblait important que le lecteur comprenne les motivations de Corey, comme la détresse d'Eliott.

Jusqu’à son titre, 57 jours,  votre roman est hanté par le compte-à-rebours d’Eliott. Pourquoi compte-t-il précisément 57 jours? Ce nombre a-t-il une signification particulière pour vous?

Le nombre 57 est totalement dû au hasard ! Je voulais vraiment que le lecteur soit pris émotionnellement dans ce compte à rebours, qu'on voit le temps avancer au cours des chapitres, sans pouvoir rien faire contre lui. Moi-même j'avais hâte d'arriver au bout du décompte, tout en redoutant ce qui allait arriver. Il fallait un nombre de jours assez important pour que Corey et Eliott bâtisse cette relation de dépendance à l'autre, et en même temps assez court pour que le temps leur échappe et que la fin soit inévitable. 57 ça sonnait bien !

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

L’envie d’écrire une romance futuriste. Nous aimons beaucoup la science-fiction et nous aimons réfléchir sur le possible devenir de l’humanité.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? 

Comme toujours on a commencé par en discuter pour poser les bases de l’univers, ensuite chacune de son côté a construit son personnage. On savait où on allait, mais pas encore de quelle manière. Nous aimons nous laisser le plaisir d’improviser et de nous surprendre. Nous écrivons chacune les points de vus  de notre personnage et nous travaillons en simultané pour les dialogues. Pour finir l’ouvrage et décider du sort de nos héroïnes, nous avons repris ensemble la lecture du roman.

Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

L’écriture nous a paru très limpide, ça coulait presque de source, donc pas vraiment longtemps de l’idée de base à l’écriture : environ deux mois. Ensuite évidemment il nous a fallu beaucoup plus de temps pour la question de l’étoffage.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire "Zone de turbulence" ?

J’ai partagé de nombreuses années de mon existence avec un homme. J’ai vécu auprès de lui de grands bonheurs. Mais à un certain moment, quelque chose s’est mis à bouger en moi. Après une longue et difficile réflexion, j’ai constaté que ma voie changeait : l’hétérosexualité que j’avais toujours connue devait faire place à l’homosexualité.

Étant aux prises avec un questionnement dont le résultat allait chambouler ma vie, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes – femmes et hommes – qui avaient traversé ou traversaient le même chemin que moi. Habituée à interviewer des gens dans le cadre de mon travail en communication, j’ai mené des entrevues auprès de plusieurs de ces femmes et de ces hommes qui m’ont confié un grand pan de leur vie.

J’ai eu envie d’écrire ce livre pour témoigner des effets des grands vents et marées que ces personnes, tout comme moi, ont vécus. Mais aussi pour démontrer que tout changement fondamental de vie nous oblige à nous déconstruire, au prix d’incroyables efforts, avant de nous reconstruire.

 

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Une discussion avec une amie et une bonne bouteille de Bordeaux, sur une idée de pièce de théâtre. Nous n’avons pas pu réaliser ce projet mais je voulais faire vivre ces deux femmes que nous avions imaginées.


Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

En général je note l’idée, et je la travaille dans ma tête. Ca me permet de savoir si je peux en sortir une histoire qui tient la route. Je note tout ce qui me passe par la tête, d’un morceau de dialogue à un événement de l’histoire. N’ayant écrit que des scénarii jusque là, j’ai travaillé ce roman comme tel, de la bible de personnages à la chronologie précise des événements.

J’ai écrit ce livre en un mois et je l’ai corrigé pendant les deux années suivantes quand mon emploi du temps me le permettait.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

Il a fallu que je m’entraine et que je travaille beaucoup pour les descriptions des lieux, des personnages, des émotions… je n’étais que peu habituée à l’exercice. Ce fut parfois délicat, aussi, de bien distinguer les deux femmes dans l’action. Quand la solution ne vient pas immédiatement, il faut passer à autre chose et reprendre plus tard.

Le titre de votre roman, Insère-toi, est très percutant. D’où vous en est venue l’idée?

L'idée du titre m'est venue du fil conducteur de l'histoire. Arnaud cherche sa place dans la société, comme de nombreux jeunes de son âge. A 20ans, quand on a peu de qualifications et d'expériences, d'une façon générale, il est beaucoup plus difficile de trouver ce que l'on a envie de faire de sa vie. Souvent, on ne sait pas, on s'essaie à de nombreux métiers ne nécessitant pas de connaissances particulières. On accepte des missions d'interim dans divers domaines ou des contrats à durée determinée. On est caissier dans des grandes enseignes, on fait la plonge dans des restaurants, du baby-sitting... On fait tout pour joindre les deux bouts, pour des salaires souvent en dessous du coût de la vie. De même, dans sa relation avec son référent social, la pression pour qu'Arnaud obtienne un emploi durable est constante. On lui fait comprendre que pour gagner son indépendance, il devra s'insérer quelque part pour construire sa vie, de préférence dans les clous, sans faire de vagues.

De même, le roman contient de nombreuses scènes de sexe. Dans son rapport aux hommes, il est souvent question de pénétrations, de fellations. Il me semblait important de jouer sur les mots. Arnaud pourrait très bien dans ses rapports, murmurer à l'oreille de ses amants "Insère-Toi" (en moi). C'est aussi un moyen pour lui de se sentir exister lorsque joue dans son corps.

 

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ? 

L'inspiration de cette nouvelle a été motivée par un besoin de rêver, de laisser libre cours à la concrétisation d'une belle histoire d'amour entre deux femmes.

 Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ? :

Portée par des utopies,  en 1999 l'envie d'écrire cette nouvelle s'est matérialisée en quelques mois (deux à trois mois),  puis rangée dans un placard pendant plus d'une dizaine d'années après une réponse négative d'une maison d'Editions française à qui je l'avais envoyée. Ce n'est qu''en 2015 que j'ai décidé de la relire et d'apporter quelques corrections avant de l'envoyer en commission de lecture à vos Editions Homoromance.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

En 2005, lorsque j’ai intégré l’association Act Up Paris, j’ai été amené à rencontrer des travailleurs du sexe. En France, l’article L50 de la loi relative à la sécurité intérieure venait d’être mis en application. Ce texte condamne le racolage passif et faisait des personnes prostituées les premières victimes de la répression. Je me suis beaucoup interrogé sur ces questions. Etait-ce normal ? Devait-on laisser les gens vivre cette forme de sexualité ? Je n’en savais rien. Puis, j’ai songé à ma propre jeunesse, à la difficulté de trouver un emploi ou un appartement. J’ai aussi pensé à l’intérêt que me portaient certains hommes, attirés par ma fringante jeunesse. Pour certains d’entre eux, je n’ai parfois était qu’un jouet sexuel. A la lecture de« King Kong Théorie » de Virginie Despentes, le témoignage livré rejoignait celui des travailleurs et travailleuses du sexe que je côtoyais à l’époque : « les hommes ne sont jamais autant respectueux que lorsqu’ils paient ». Dès lors, je me suis projeté dans l’écriture d’un texte qu’est devenu ce roman. De même, mes relations difficiles avec ma mère ont été une source d’inspiration. De nos jours, beaucoup trop de jeunes se retrouvent exclus de leurs structures familliales en raison de leur homosexualité. Finalement, le parcours initiatique d’Arnaud pourrait très bien être celui de chacun d’entre eux.

C'était en avril dernier, HR Editions publiait le premier recueil de nouvelles saphiques "Rencontres au gré du vent" d'Alexandra Lafitte. L'auteure s'est prêté récemment à notre nouveau concept de questions/réponses "nos 20 questions à...", concept nous permettant d'en savoir un peu plus sur tous les auteurs que nous publions et qui participent à l'émergence de la littérature LGBT dans la francophonie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?

Sortir, voir du paysage, voir des gens. C’est d’ailleurs pourquoi on y retrouve surtout les thèmes du voyage. Ce n’est pas en restant chez soi qu’on fait des rencontres ! Mais on peut passer sa vie sur les routes sans en faire non plus. Voilà pourquoi je voulais écrire des histoires ayant comme principal sujet la volonté d’agir. Saisir les opportunités qui se présentent, tenter sa chance, ne pas remettre au lendemain et croire en soi. Ce sont des valeurs que j’aimerais davantage mettre en pratique dans ma vie de tous les jours !

Une trilogie percutante avec pour principal sujet ; le parcours meurtrier d'un "sérial killer" particulièrement doué. Son parcours sanglant cache une motivation inexplicable, troublante. L'enquête menée conjointement par le LAPD et le FBI, est à l'origine de rencontres marquantes. Les recherches difficiles confrontent les acteurs de ce drame, elles cristallisent les amitiés, les haines, et les conflits. Alma, la "grande profileuse" du FBI devient la seule personne compétente pour découvrir le traumatisme à l'origine du passage à l'acte de ce tueur insaisissable. Les tensions sont palpables, l'ambiance électrique, les enquêteurs sont sollicités à l'extrême. Des personnages forts, des sentiments profonds et pénétrants, font de cette histoire réaliste une tragédie moderne. Les rebondissements, les ambiguïtés des protagonistes et la montée en puissance de ce serial killer imaginatif autant que cruel, tout cet ensemble provoque une nécessité incontrôlable de lire... La suite...

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