Bury your gays : pourquoi ce trope toxique persiste dans la littérature et la fiction lesbienne

Une scène devenue tradition. Une héroïne lesbienne meurt. Souvent juste après une scène d'amour, parfois pendant. Une balle perdue, un accident, une maladie soudaine. La caméra ou la narration s'attarde sur le visage de l'autre femme, qui pleure. Le récit avance sans elle. Le trope bury your gays, ou « enterre tes gays », désigne cette mécanique répétée à travers des décennies de fiction. Ce dossier explore son histoire, ses ressorts, ses dommages, et la manière dont la communauté WLW contemporaine y résiste, particulièrement dans le champ francophone.
Fiche d'identité du trope
📅 Origine : tradition romanesque du XIXe siècle, codifiée à l'écran depuis les années 1960
📚 Catégorie : trope structurant, considéré comme problématique par la critique queer contemporaine
✍️ Autres noms : bury your gays, BYG, dead lesbian syndrome, syndrome de la lesbienne morte
💜 Position de la communauté WLW : massivement rejeté, particulièrement depuis 2016
Sommaire
- Bury your gays : définition du trope
- Brève histoire du trope dans la fiction occidentale
- Pourquoi le trope persiste-t-il dans la fiction contemporaine ?
- Les conséquences du trope sur la communauté lesbienne
- Les exemples emblématiques du trope
- Comment la romance lesbienne contemporaine résiste au trope
- Le trope bury your gays et les autres tropes saphiques
- Quand la mort d'un personnage saphique n'est pas du bury your gays
- Les engagements à exiger des éditeurs et plateformes
- ⚖️ En un coup d'œil : reconnaître le bury your gays
- Où lire de la romance lesbienne sans bury your gays
- Questions fréquentes sur le trope bury your gays
- Quelle est l'origine du terme bury your gays ?
- Le trope concerne-t-il uniquement les lesbiennes ?
- Quelle est la différence entre bury your gays et tragédie queer ?
- Pourquoi la romance saphique échappe-t-elle au trope ?
- Le trope est-il en recul dans les années 2020 ?
- Comment savoir si une œuvre comporte du bury your gays ?
- Comment écrire un personnage saphique qui meurt sans tomber dans le trope ?
- La maison d'édition Homoromance Éditions refuse-t-elle le trope ?
Bury your gays : définition du trope
Le trope bury your gays désigne une convention narrative selon laquelle les personnages queer, et particulièrement les personnages saphiques, ne peuvent pas connaître de fin heureuse. Le récit les fait mourir, partir, sombrer, disparaître. Cette mort intervient souvent juste après une scène de bonheur ou de consommation amoureuse, comme si la fiction avait besoin de « payer » l'autorisation accordée au désir saphique par la disparition de l'une des amantes.
Le trope ne se limite pas à la mort littérale. Il englobe toutes les fins narratives qui interdisent au couple lesbien le droit à la durée : suicide, accident, maladie, séparation forcée, retour imposé à l'hétérosexualité, exil, internement, folie. Ce qui caractérise le trope, c'est l'asymétrie : les couples hétérosexuels du même récit, eux, accèdent à la longévité, à la résolution heureuse, à la projection.
La critique queer anglophone a popularisé le terme bury your gays au début des années 2010, à mesure que les réseaux sociaux permettaient de comptabiliser les morts saphiques à l'écran. Le terme français équivalent, « syndrome de la lesbienne morte », circule depuis dans les milieux universitaires et associatifs francophones.
💡 Le saviez-vous ? Le projet collaboratif LGBT Fans Deserve Better, lancé en 2016 après la mort du personnage de Lexa dans la série The 100, a recensé plus de deux cents personnages lesbiennes ou bisexuelles tués à la télévision américaine entre 1976 et 2016. Cette donnée, maintes fois citée dans la presse spécialisée, a accéléré la prise de conscience collective.
Brève histoire du trope dans la fiction occidentale
Le trope plonge ses racines dans le roman du XIXe siècle. Les amours saphiques y sont presque toujours présentées comme tragiques, vouées à la mort, à la folie ou au renoncement. Cette grammaire est lisible chez de nombreux auteurs canoniques européens, qui n'autorisent au désir entre femmes qu'une fin punitive ou symbolique.
Le cinéma classique reprend ce schéma. Les personnages lesbiennes meurent, se suicident, sont punies, dans une mécanique qui se répète des années 1930 aux années 1970. Le Code Hays, qui a régi le cinéma hollywoodien de 1934 à 1968, interdit toute représentation positive de l'homosexualité, ce qui a contribué à figer la convention de la mort lesbienne comme seul horizon narratif acceptable.
Avec la libération des écritures, dans les années 1970 et 1980, le trope ne disparaît pas, il se déplace. Il devient mécanique inconsciente plutôt que prescription explicite. Les scénaristes hétérosexuels qui écrivent des personnages saphiques ont du mal à les imaginer durables. Le réflexe persiste : pour faire avancer l'intrigue, ou pour « affirmer le drame », on tue la lesbienne.
Les années 1990 voient l'émergence d'autres schémas (la lesbienne refoulée, la bisexuelle prédatrice), mais la mort reste la fin par défaut. Les années 2010 produisent un pic médiatisé : entre 2015 et 2016, une vague exceptionnelle de morts saphiques à la télévision américaine déclenche une mobilisation internationale.
Pourquoi le trope persiste-t-il dans la fiction contemporaine ?
Plusieurs mécanismes expliquent la résilience du trope, malgré la critique organisée et les engagements publics de plateformes et de scénaristes.
L'héritage des conventions narratives
Une grande partie des écoles de scénario continue d'enseigner les structures classiques sans interroger leur dimension hétéronormative. Les personnages secondaires meurent pour servir la quête principale. Quand les seuls personnages saphiques sont secondaires, ils sont structurellement candidats à la mort.
Le réflexe du drame facile
Tuer un personnage est l'un des outils dramatiques les plus puissants. Les scénaristes pressés, les autrices peu expérimentées y recourent par facilité. Quand ce réflexe s'applique majoritairement aux personnages queer, l'effet cumulé devient un trope statistique, indépendant des intentions individuelles.
L'absence de personnages saphiques principaux
Si les personnages saphiques restent secondaires, leur protection narrative reste faible. La présence de protagonistes saphiques en première ligne change la donne : on ne tue pas l'héroïne aussi facilement qu'un personnage de soutien.
L'instrumentalisation de la mort lesbienne
Certains récits utilisent la mort d'une lesbienne pour faire avancer l'arc d'un personnage hétérosexuel : deuil d'un personnage masculin, prise de conscience d'une héroïne hétéro, motivation d'un héros vengeur. Cette instrumentalisation, particulièrement dénoncée par la critique queer, fait de la lesbienne morte un dispositif narratif au service d'autres trajectoires.
📚 Pour explorer la place historique des récits saphiques dans la culture populaire, voir notre top des héroïnes lesbiennes cultes, qui montre les figures qui ont survécu et celles que le trope a sacrifiées.
Les conséquences du trope sur la communauté lesbienne
La répétition du trope produit des effets mesurables sur les lectrices et spectatrices saphiques. La critique queer francophone et anglophone les documente depuis plus d'une décennie.
L'épuisement émotionnel des spectatrices saphiques
Les lectrices et spectatrices WLW sont fatiguées d'investir une histoire pour la voir s'achever par la mort. Cet épuisement les pousse à se renseigner avant d'engager le visionnage ou la lecture, à éviter les œuvres dont la fin est annoncée comme tragique, à se replier sur des sources communautaires qui balisent les récits.
Le sentiment de non-droit à la durée
La répétition du trope envoie un message implicite : les histoires d'amour entre femmes ne durent pas. Ce message, intériorisé par certaines lectrices, peut nourrir un sentiment de fragilité ou d'illégitimité dans les relations saphiques réelles.
L'impact sur les lectrices jeunes
Les adolescentes saphiques qui découvrent leur orientation à travers la fiction se voient privées de modèles de durée. Quand presque tous les couples lesbiens visibles meurent ou se séparent, l'imaginaire de l'avenir est tronqué. Cette dimension est centrale dans la critique pédagogique du trope.
La perte de confiance dans l'industrie culturelle
La communauté WLW a appris à se méfier des annonces. Une nouvelle série « avec un personnage lesbien » est désormais reçue avec scepticisme : combien d'épisodes avant la mort ? Cette défiance s'est traduite par des campagnes coordonnées, des boycotts, des appels à plateformes.
🎬 Côté écran : plusieurs séries WLW récentes ont été annulées avant que leur arc lesbien ne puisse se résoudre, ce qui constitue une variante moderne du trope. Voir notre dossier des séries lesbiennes attendues en 2026.
Les exemples emblématiques du trope
Plusieurs cas ont structuré la conscience critique de la communauté WLW. Liste indicative, non exhaustive, des occurrences les plus discutées :
- The 100 (saison 3, 2016) - la mort de Lexa, abattue par une balle perdue juste après une scène d'amour avec Clarke, est devenue le déclencheur de la mobilisation internationale contre le trope.
- Buffy the Vampire Slayer (saison 6, 2002) - la mort de Tara, tuée par une balle destinée à Buffy, a marqué une génération de spectatrices saphiques.
- Killing Eve (saison 4, 2022) - la mort de Villanelle dans le finale a déclenché une vague de critiques internationale, l'autrice originale Luke Jennings ayant publiquement désavoué cette fin.
- The L Word: Generation Q (saison 3, 2023) - annulation brutale qui a interrompu plusieurs arcs saphiques.
- Warrior Nun (saison 2, 2022) - annulation par Netflix juste après une montée en puissance saphique.
La littérature offre également ses cas. Une partie significative de la production romanesque mainstream du XXe siècle qui inclut des personnages lesbiens les fait mourir. La romance saphique contemporaine, en particulier celle publiée par les maisons d'édition lesbiennes spécialisées, s'est explicitement construite contre cette tradition.
Comment la romance lesbienne contemporaine résiste au trope
La romance saphique publiée par des maisons d'édition spécialisées WLW s'est constituée comme un espace de résistance au trope. Les conventions du sous-genre romance, qui imposent un happy ever after (HEA) ou un happy for now (HFN), interdisent structurellement la mort des protagonistes.
Le HEA comme engagement éditorial
La règle du happy ever after est centrale dans la définition même du genre romance, telle qu'établie par les associations professionnelles internationales. Quand cette règle s'applique à la romance saphique, elle constitue par construction une rupture avec le trope bury your gays.
Les éditeurs spécialisés WLW
Les maisons d'édition lesbiennes francophones et anglophones revendiquent explicitement leur refus du trope. Leur ligne éditoriale exclut les fins tragiques systématiques, les morts gratuites, les séparations forcées non négociées. Cette politique constitue un engagement public envers les lectrices saphiques.
Les autrices saphiques contemporaines
De nombreuses autrices WLW publiées depuis 2010 ont placé la critique du trope au cœur de leur pratique. Elles refusent les morts d'amantes, écrivent des fins ouvertes positives, multiplient les couples saphiques durables, donnent à voir des scènes de quotidien à long terme.
Les lectrices comme prescriptrices
La communauté WLW a développé une culture du tag warning et de la fiche-livre. Les lectrices indiquent explicitement, dans leurs avis, si une œuvre comporte une mort saphique. Cette pratique permet de protéger les lectrices fragiles et de signaler aux autrices et éditeurs ce qui n'est plus accepté.
✍️ Côté écriture : pour comprendre les conventions des sous-genres saphiques qui protègent les lectrices, voir le guide des sous-genres de la romance lesbienne, qui détaille les engagements éditoriaux par type de récit.
Le trope bury your gays et les autres tropes saphiques
Le trope se combine ou s'oppose à plusieurs autres motifs saphiques. Tableau récapitulatif des interactions les plus discutées par la critique WLW.
| Trope concerné | Relation au bury your gays |
|---|---|
| Happy ever after (HEA) | Convention de la romance qui interdit le BYG. Antidote structurel. |
| Hurt comfort | Risque de glissement si la blessure devient mort. À surveiller. |
| Forbidden love | Trope historiquement complice du BYG (l'interdit punit la transgression). |
| Tragic backstory | Doit s'inscrire dans le passé, ne pas se rejouer dans la résolution. |
| Dead lover backstory | Une amante morte avant le récit principal : variante atténuée mais toujours discutée. |
| Soulmates | Inverse explicitement le BYG en posant la pérennité du lien. |
| Found family | Antidote symbolique : la famille choisie protège, la communauté résiste. |
Quand la mort d'un personnage saphique n'est pas du bury your gays
Tous les personnages saphiques qui meurent dans une fiction ne relèvent pas du trope. La critique WLW distingue plusieurs cas où la mort est narrativement légitime, sans tomber dans la mécanique problématique.
Quand la mort est partagée par les personnages hétérosexuels
Dans une œuvre où meurent indistinctement des personnages des deux orientations, la mort saphique n'est pas marquée. Le trope BYG suppose une asymétrie : il vise spécifiquement la disparition récurrente des personnages queer.
Quand la mort est centrale au projet de l'œuvre
Une œuvre construite autour du deuil, de la fin, de la maladie peut comporter une mort saphique sans tomber dans le trope, si cette mort est traitée avec sérieux, sans instrumentalisation, et si l'orientation des personnages n'est pas le déclencheur de leur disparition.
Quand l'œuvre s'inscrit dans une tradition non romanesque
La tragédie, le drame social, la fiction historique peuvent intégrer des morts saphiques. Ce qui importe, c'est l'absence d'instrumentalisation, le respect du personnage, et la mise en perspective dans une production où d'autres récits saphiques accèdent à la durée.
Quand le personnage saphique meurt en héros
Un personnage saphique qui choisit son sacrifice, dans le cadre d'une trajectoire propre, n'est pas réduit à sa mort. Le BYG vise les morts subies, instrumentalisées, accidentelles. Une mort héroïque assumée échappe à la critique.
💬 « Ce qui est en cause dans le bury your gays, ce n'est pas la mort en soi. C'est l'asymétrie. Le fait que la mort frappe d'abord, presque exclusivement, les personnages queer. Le jour où les couples hétéros mourront aussi souvent que les couples lesbiens, le trope cessera. Pas avant. »
- Critique WLW francophone, citée dans une discussion communautaire
Les engagements à exiger des éditeurs et plateformes
Plusieurs éléments concrets peuvent être attendus des acteurs de l'édition et de l'audiovisuel pour rompre avec le trope.
- Politique éditoriale claire. Les maisons d'édition saphiques peuvent revendiquer publiquement leur refus du BYG dans leurs collections romance.
- Multiplication des couples principaux. Plus il y a de couples saphiques au cœur d'une œuvre, plus la mort de l'un cesse d'être structurelle.
- Respect des engagements pris. Les plateformes qui annoncent une série saphique doivent en garantir la résolution, et non l'annuler à mi-parcours.
- Accompagnement des autrices. Les éditeurs peuvent former leurs autrices à reconnaître le trope, à le déjouer, à inventer d'autres résolutions dramatiques.
- Transparence envers les lectrices. Les fiches-livres et fiches-séries devraient signaler explicitement les éléments susceptibles de faire revivre le trope.
⚖️ En un coup d'œil : reconnaître le bury your gays
✅ Signes d'un trope BYG : mort d'un personnage saphique juste après une scène d'amour, instrumentalisation de la mort pour faire avancer un arc hétérosexuel, asymétrie statistique au sein de l'œuvre, suppression abrupte du couple lesbien sans alternative narrative.
❌ Cas qui n'en relèvent pas : mort partagée équitablement entre tous les personnages, œuvre tragique assumée, mort héroïque choisie par le personnage, contexte historique précis assumé sans réflexe de cliché.
Où lire de la romance lesbienne sans bury your gays
Pour explorer la production saphique qui résiste au trope, plusieurs portes d'entrée dans le catalogue Homoromance Éditions :
Catalogue Homoromance Sélection annuelle FxF Romances feel good Autrices saphiques
📌 À retenir : le bury your gays est un trope structurant, hérité d'une longue tradition romanesque punitive et toujours actif dans la fiction mainstream. La romance saphique contemporaine, particulièrement celle publiée par les maisons d'édition spécialisées, constitue l'espace de résistance le plus structuré : la convention du happy ever after y interdit par construction la mort des protagonistes. La vigilance reste nécessaire dans tous les autres champs (séries, films, romans mainstream, fictions courtes).
Questions fréquentes sur le trope bury your gays
Quelle est l'origine du terme bury your gays ?
Le terme s'est popularisé dans la critique queer anglophone des années 2010, à mesure que les réseaux sociaux permettaient de comptabiliser collectivement les morts saphiques à l'écran. Il désigne une convention narrative beaucoup plus ancienne, mais sa nomination a permis sa critique systématique.
Le trope concerne-t-il uniquement les lesbiennes ?
Non, mais les personnages saphiques (lesbiennes et bisexuelles) sont historiquement les plus touchés. Les personnages gays masculins, bisexuels, trans et non-binaires sont également concernés, dans des proportions variables selon les époques et les médias.
Quelle est la différence entre bury your gays et tragédie queer ?
La tragédie queer assumée est un projet artistique cohérent, qui inscrit la mort d'un personnage queer dans une œuvre globale traitant de la souffrance. Le BYG est une convention paresseuse, qui tue les personnages queer sans projet artistique, par réflexe narratif ou facilité dramatique.
Pourquoi la romance saphique échappe-t-elle au trope ?
Parce que le sous-genre romance, par convention internationale, exige un happy ever after ou un happy for now. Cette règle structurelle interdit la mort des protagonistes. Quand cette règle s'applique aux personnages saphiques, elle constitue un antidote au BYG.
Le trope est-il en recul dans les années 2020 ?
Partiellement. La critique organisée a obligé les plateformes à plus de vigilance. Mais le trope persiste, parfois sous des formes nouvelles : annulation de séries WLW, abandon d'arcs saphiques, refus de renouvellement des couples lesbiens. La vigilance reste nécessaire.
Comment savoir si une œuvre comporte du bury your gays ?
En consultant les ressources communautaires WLW : Goodreads, Autostraddle, The Lesbrary, blogs spécialisés, listes collaboratives. Ces sources balisent les œuvres et signalent les morts saphiques avant le visionnage ou la lecture.
Comment écrire un personnage saphique qui meurt sans tomber dans le trope ?
En s'assurant que la mort n'est pas instrumentalisée pour faire avancer un arc hétérosexuel, en garantissant l'autonomie du personnage jusqu'au bout, en inscrivant la mort dans une tradition narrative cohérente, et en vérifiant que d'autres personnages saphiques de l'œuvre accèdent à la durée.
La maison d'édition Homoromance Éditions refuse-t-elle le trope ?
Oui, explicitement. La ligne éditoriale Homoromance refuse le syndrome de la lesbienne morte, les fins systématiquement tragiques, et l'instrumentalisation de la mort saphique. Les héroïnes des romans publiés ont droit à une fin heureuse, à des arcs émotionnels crédibles, et à des récits respectueux.
Note de la rédaction ★★★★★
Le bury your gays est l'un des tropes les plus discutés et les plus combattus par la critique queer contemporaine. Sa connaissance est essentielle pour toute lectrice, autrice ou éditeur engagés dans la fiction saphique. Cet article cartographie les enjeux ; les ressources communautaires et les engagements éditoriaux sont les outils du quotidien.
Sources
À propos de l’autrice

Kyrian Malone est une autrice et éditrice franco-québécoise spécialisée dans la littérature lesbienne et LGBTQ+ francophone depuis 2008.
Originaire de Guyane française et aujourd’hui installée au Québec, elle commence son parcours d’écriture en 2006 avant de publier ses premiers romans originaux en 2008. Avec plus d’une centaine de romans à son actif, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus prolifiques et engagées de la littérature saphique francophone.
En 2015, elle fonde avec sa compagne Homoromance Éditions, une maison d’édition indépendante dédiée à la promotion de récits authentiques, diversifiés et de qualité dans la littérature lesbienne et queer. Elle y accompagne de nombreuses autrices dans le développement et la publication de leurs œuvres.
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