Et si c'etait encore nous ? - Roman lesbien sur la memoire et le destin

Il y a des rencontres qu'on ne peut oublier... meme si on ne se souvient pas d'elles. Avec Et si c'etait encore nous ?, Eva Bartez signe une romance lesbienne contemporaine portee par un mystere intime, un trouble persistant et cette sensation tenace qu'un lien peut traverser le temps, se perdre, puis revenir frapper a la porte au pire moment. Entre quotidien d'hopital, instinct medical et questions qui grattent, ce roman se lit comme une evidence qui s'obstine, un fil invisible qui s'enroule autour du coeur et ne le lache plus.
Resume de l'oeuvre
Elle est chirurgienne, rationnelle, sure de ce qu'elle voit, de ce qu'elle sait, mais un jour, tout bascule. Un accident, une femme inconnue, grievement blessee. Tess intervient, et immediatement, quelque chose en elle vacille. Un trouble surgit, une impression etrange, un lien instinctif, irreel. Dans le regard de cette femme, une faille s'ouvre, comme une memoire oubliee. Qui est-elle ? Pourquoi son visage lui semble-t-il familier, jusque dans ses reves ?
Tess pensait maitriser sa vie, mais cette rencontre va la mener bien au-dela de tout ce qu'elle croyait possible. Entre intuition, enquete et mysteres enfouis.
Et si certaines rencontres n'etaient pas le fruit du hasard... Mais d'un destin qui se rejoue sans fin ?
Une romance intense, portee par le mystere, le trouble, et l'etrange sensation que certaines histoires ne meurent jamais.
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Tropes et thèmes
- Amour predestine
- Memoire troublee et souvenirs effaces
- Seconde chance sentimentale
- Rencontre bouleversante apres un accident
- Rationalite face a l'intuition amoureuse
Quel type de romance contemporaine est "Et si c'etait encore nous ?"
Ce roman avance a la frontiere de la romance et du suspense emotionnel. L'histoire s'ancre dans un quotidien concret, celui d'une chirurgienne qui croit au controle, aux faits, a la logique, jusqu'a ce qu'une inconnue brisee par un accident vienne fissurer ses certitudes. Le coeur du recit ne repose pas sur des effets faciles, mais sur une tension progressive, une intuition qui revient en boucle, comme une musique qu'on avait enterree. Le trouble n'est pas la pour faire joli : il devient un moteur, une boussole dangereuse, parce qu'il oblige Tess a regarder autrement ce qu'elle croyait savoir d'elle-meme.
Si l'on cherche une "romance contemporaine" au sens large, Et si c'etait encore nous ? en reprend l'intensite affective, mais y ajoute un fil rouge plus rare : une question de memoire, de familiarite et de destin qui insiste. L'amour, ici, ne se contente pas d'arriver, il revient. Et il revient avec une dette, un manque, une promesse peut-etre, dont Tess ne possede pas encore la cle.
Pourquoi ce roman lesbien marque les lectrices ?
Un fil invisible qui tient tout le recit
Les avis le disent sans detour : l'intrigue est menee avec precision, et l'on se laisse happer par ce fil qui court d'une scene a l'autre. Ce n'est pas une simple histoire "de plus" sur l'ame soeur, parce que le concept se rejoue autrement, avec des angles inattendus et une facon de faire monter la certitude sans la forcer. On suit cette impression tenace, ce sentiment d'avoir deja vecu, deja vu, deja aime, meme lorsque la memoire fait defaut. Le roman travaille cette contradiction jusqu'a ce qu'elle devienne addictive, parce qu'elle touche un point sensible : la peur de passer a cote de l'essentiel sans meme s'en rendre compte.
Une ecriture maitrisee, entre chair et conscience
Les retours mettent aussi en avant une ecriture tenue, capable de porter le mystere sans le noyer, et la romance sans la rendre molle. Il y a une force de narration qui ne demande pas la permission, qui attrape et entraine. Le texte avance avec un rythme qui laisse peu de repit, comme un aimant, et c'est justement cette sensation qui fait la difference : on ne "raconte" pas seulement l'histoire, on la traverse, on la ressent, on s'y accroche.
"Et si c'etait encore nous ?" et le theme du destin qui recommence
Une question traverse le roman et s'imprime longtemps apres la derniere page : l'amour est-il un eternel recommencement ? La nuance, ici, est que rien n'est presente comme un grand slogan. Le destin n'est pas une decoration poetique, il agit comme une force de rappel. Tess rencontre une femme inconnue, et pourtant, tout en elle reagit comme si cette presence etait ancienne, intime, impossible a ignorer. Ce decalage cree une tension douce et cruelle a la fois : le corps reconnait, l'esprit doute, le coeur s'entete. Le recit joue sur cette fracture, sur cette faille ouverte dans un regard, sur des reves qui semblent contenir plus d'informations que la realite immediate.
C'est la que le roman prend son relief : il ne se contente pas de promettre une romance, il installe un mystere emotionnel. Pourquoi cette familiarite ? Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui s'est deja joue, qu'est-ce qui se rejoue, et a quel prix ? Sans tout devoiler, le livre accompagne ces questions, les laisse respirer, puis les serre d'un cran, jusqu'a ce que la lecture devienne une course contre l'oubli.
Eva Bartez : une signature qui s'affirme
Les lectrices qui attendaient ce deuxieme roman parlent d'impatience, de frissons, de souvenir encore vif du premier livre. Ce nouvel opus confirme une direction : une romance lesbienne qui ne s'appuie pas sur des raccourcis, qui prefere la tension interieure, la construction du trouble et l'evidence progressive d'un lien. La couverture attire, oui, mais c'est surtout la maniere d'installer une atmosphere et un fil conducteur qui laisse une empreinte. Ce livre se presente comme un joyau dans les avis, non pas parce qu'il cherche l'effet, mais parce qu'il tient sa promesse d'intensite et de mystere.
A qui recommander "Et si c'etait encore nous ?"
Ce roman parlera aux lectrices qui aiment les romances contemporaines ou l'emotion ne se limite pas a la rencontre, mais se nourrit d'un doute, d'une enquete intime, d'une memoire qui glisse entre les doigts. Il conviendra aussi a celles qui aiment les histoires de destin, d'ame soeur a travers les generations, a condition de chercher une variation sincere, une intrigue qui ne se contente pas de recycler. Enfin, il s'adresse a celles qui veulent une lecture immersive, avec un fil rouge qui serre et attire, jusqu'a mener a l'inimaginable... et pourtant.
Extrait de l'oeuvre
Malgré des journées de travail souvent interminables, elle s’autorisait régulièrement une parenthèse : un verre de vin, un bon repas, seule à une table d’un petit restaurant du Vieux Carré. Elle ne fuyait pas la solitude, au contraire. Elle y voyait un terrain propice aux rencontres inattendues, à la contemplation, à l’écoute. Ces moments de répit contrastaient fortement avec la violence qu’elle pouvait rencontrer dans la pratique quotidienne de la médecine. Ils étaient sa soupape, son exutoire. Une manière de remettre un peu d’humanité dans le tumulte, de chasser, pour un temps, les images douloureuses, les vies perdues, les familles brisées. Mais ce matin-là, en arrivant à l’hôpital, la réalité allait une nouvelle fois la rattraper.
Elle avait pris l’habitude, quand son emploi du temps le permettait, de s’y rendre en courant. Une fois sur place, elle rejoignait une des salles de garde pour prendre une douche, puis passait à la cafétéria se servir un café. Leurs petits-déjeuners n’ayant jamais fait sa réputation, elle apportait toujours quelque chose dans son sac. C’était une manière de démarrer la journée avec une sensation de contrôle, de stabilité. Un fil conducteur dans le chaos.
Mais ce matin-là, elle n’eut pas le temps d’avaler quoi que ce soit.
Sur les dernières centaines de mètres qui la séparaient de l’entrée des urgences, son regard fut attiré par une silhouette, de l’autre côté de la rue. Une femme. Trop loin pour en distinguer les traits, mais suffisamment proche pour capter toute son attention. Impossible de détourner les yeux. Peut-être se connaissaient-elles ? Elle en ignorait la raison, mais elle se sentait, comme happée, absorbée dans cette scène où tout semblait s’étirer à l’infini. Elle la vit descendre du trottoir et s’avancer vers elle en traversant la route. Tess eut à peine le temps de voir le bus arriver qu’elle comprit que l’accident allait être inévitable.
Elle ne sut jamais vraiment pourquoi, à cet instant, elle eut cette envie irrépressible de hurler. Était-ce simplement pour l’avertir, ou ce cri venait-il de l’illusion tenace que l’on peut, d’une simple voix, défier la fatalité ? Existait-il une tout autre raison ? Elle ne pouvait faire autrement que d’assister, impuissante, à ce moment où le destin, implacable et tragique, venait bouleverser sa trajectoire ainsi que celle de cette inconnue, de l’autre côté de la rue.
Dans un bruit assourdissant qui sembla suspendre le temps, elle n’était que la spectatrice désœuvrée de cette scène effroyable. Le bus avait pilé dans un écho fracassant. Quand il arrêta enfin sa course, elle ne distinguait plus ce qui se cachait derrière. Elle traversa l’avenue presque sans réfléchir, motivée par la seule volonté d’espérer voir cette femme indemne, debout sur le trottoir. Inconsciemment, elle pensait la découvrir, tétanisée, mais en vie, échappant ainsi de quelques centimètres près, à un accident dramatique.
Ce jour-là, le destin n’écouta pas les volontés de Tess, ou peut-être avait-il simplement décidé que les choses devaient se dérouler autrement.
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L'intrigue est bien menée et l'écriture maîtrisée. On est happé par le fil rouge au court des pages et on reconnaît cette certitude. Bravo