Comment écrire un roman quand on débute : méthode claire en 5 étapes

Écrire un roman. Vaste programme. Pour certaines personnes, cela coule de source et l’écriture s’impose comme une évidence. Pour d’autres, c’est une succession de questions sans réponses, de doutes et d’hésitations. Je ne prétends pas vous fournir une recette miracle ni une méthode universelle pour écrire un roman. Ce que je propose ici, c’est une méthode de travail éprouvée, issue de la pratique éditoriale et de l’accompagnement de manuscrits, qui permet de poser un cadre clair et d’éviter les blocages les plus fréquents lorsque l’on souhaite écrire un roman, notamment lorsqu’on débute.
1. Comment construire un roman : personnages, lieux et intrigue
Beaucoup d’auteurs ont l’impression de ne pas réellement « construire » leur roman. Pourtant, qu’il s’agisse d’une démarche consciente ou instinctive, certains passages sont incontournables. Avant même de commencer à écrire un roman, il est nécessaire d’avoir au minimum des repères solides. Sans cette base, l’écriture devient souvent laborieuse et la cohérence globale du récit en pâtit.
1.1. Créer des personnages crédibles dès le départ
La profondeur d’un roman repose avant tout sur ses personnages. Avant d’écrire, il est essentiel de se demander qui ils sont au début de l’histoire : leur apparence, leur caractère, leur métier, mais aussi leur passé et leur évolution psychologique. Ces éléments influencent directement leurs réactions, leurs choix et leurs contradictions. Personnellement, j’aime m’appuyer sur des représentations visuelles des personnages. Une photo ou une image permet de mieux se projeter dans les scènes et d’éviter les incohérences physiques ou émotionnelles au fil du récit.
1.2. Choisir un lieu qui influence réellement l’histoire
Le lieu n’est jamais neutre dans un roman. Qu’il s’agisse d’un environnement réel ou d’un univers imaginaire, il doit avoir un impact sur l’intrigue, l’ambiance et les interactions entre les personnages. Ancrer son histoire dans un territoire particulier influence les décors, le rythme et parfois même le langage. Même pour un univers fictif, s’appuyer sur des références visuelles ou documentaires permet de renforcer la crédibilité de l’ensemble. Un lieu, ce sont aussi ses habitants, ses animaux, ses codes sociaux. S’ils n’influencent pas l’histoire, leur présence doit être interrogée.
1.3. Définir un début, des déclencheurs et une direction
La première scène est déterminante. C’est elle qui décide si le lecteur poursuit ou non sa lecture. Elle est souvent accessible en ligne avant l’achat, notamment sur les plateformes de vente. Même si certains auteurs préfèrent ne pas connaître la fin dès le départ, savoir vers quoi l’on se dirige permet de maintenir une cohérence narrative et de semer des indices tout au long du récit. Les déclencheurs narratifs – une action, une révélation, un événement – sont indispensables pour éviter l’immobilisme et le syndrome de la page blanche. Un plan, même souple, sert alors de fil conducteur sans brider la créativité.
Au final, le maître mot reste la cohérence. C’est elle qui permet une immersion totale du lecteur et donne au roman sa solidité.
2. Rédiger le premier jet de son roman sans se censurer
Le premier jet est souvent l’étape la plus redoutée. Pourtant, il s’agit simplement de poser l’histoire sur le papier. Pour écrire un roman efficacement, il est essentiel de se placer dans des conditions favorables : calme, musique, café, notes à portée de main. Chacun trouve son propre équilibre.
Visualisez la scène et écrivez, même si le résultat vous semble imparfait. À ce stade, la qualité stylistique n’est pas l’objectif. Une scène terminée peut être relue rapidement pour ajouter des indications ou des annotations, mais il est inutile de s’attarder sur les fautes. L’essentiel est d’avancer et de terminer l’histoire. Le perfectionnisme trop précoce est l’un des principaux freins à l’achèvement d’un manuscrit.
3. Réécrire et enrichir son manuscrit : le deuxième jet
Une fois le premier jet terminé, le travail d’écriture est loin d’être achevé. Le deuxième jet permet de prendre du recul et d’analyser l’ensemble du récit. C’est le moment d’ajouter ou de retirer des scènes, d’évaluer leur utilité réelle et de renforcer la cohérence globale.
Certaines scènes peuvent manquer de corps ou, au contraire, être trop descriptives. Le lecteur n’a pas accès à votre imaginaire : il faut lui fournir les éléments nécessaires sans l’étouffer. Il arrive aussi que de nouvelles scènes s’imposent à ce stade, à condition qu’elles enrichissent réellement l’histoire. Les transitions entre chapitres doivent également être examinées avec attention.
4. Corriger son roman avant publication
La correction est souvent sous-estimée. Pourtant, c’est une étape exigeante qui demande rigueur et méthode. Une première correction sur un document de travail permet de traiter la majorité des fautes et d’améliorer le style. L’utilisation d’outils comme Antidote peut aider, à condition de rester vigilant : aucun correcteur automatique n’est infaillible.
Une dernière relecture sur un support proche du format final, comme un PDF, permet de repérer des coquilles invisibles autrement. Même avec un bon niveau en correction, le recours à une correctrice professionnelle reste fortement recommandé. En tant que maison d’édition, nous constatons régulièrement que les textes auto-corrigés contiennent encore des incohérences difficiles à percevoir par leur auteur.
5. Relire son roman et finaliser le manuscrit
La relecture finale permet de valider définitivement le texte. Lorsqu’une lecture complète ne nécessite plus aucune modification, le manuscrit peut être considéré comme prêt. Cette étape est essentielle avant toute soumission à une maison d’édition ou une publication.
Écrire un roman est un travail de longue haleine qui demande persévérance et discipline. L’écriture proprement dite n’est qu’une partie du processus. Les phases de réécriture et de correction sont tout aussi déterminantes pour parvenir à un texte abouti.
6. Foire aux questions sur l’écriture d’un roman
6.1. Faut-il absolument un plan pour écrire un roman ?
Un plan n’est pas obligatoire, mais il aide à maintenir la cohérence et à éviter les blocages, surtout lorsqu’on débute.
6.2. Combien de versions faut-il pour écrire un bon roman ?
Il n’existe pas de nombre fixe. La plupart des manuscrits passent par au moins deux à trois versions avant d’atteindre un niveau satisfaisant.
6.3. Quand un manuscrit est-il prêt à être envoyé ?
Lorsqu’une relecture complète ne révèle plus d’erreurs majeures ni d’incohérences narratives, le manuscrit peut être considéré comme prêt.
Par Alexandra Mac Kargan
Sources et références :
• https://www.coollibri.com/blog
• https://www.monbestseller.com
• https://marievareille.com
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