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Revenge

Revenge - Tome 1 : Les voies du destin

► Auteure : Alexandra Mac Kargan
► Résumé : Une union heureuse et fusionnelle, c’est ce que vivaient Alex et sa femme. Celle-ci a perdu la vie dans un accident de voiture alors qu’Alex a survécu. Elle est aujourd’hui convoquée au tribunal où elle va être confrontée à Samantha, la jeune femme responsable de l’accident. Face à un juge dénué de compassion, Alex se voit imposer une cohabitation impensable malgré les réticences de son avocate et amie qui redoute un drame.
► Nombre de mots : 59134
► Genre : Romance
► Public : Adulte, jeune adulte
► Niveau d'érotisme : ★★☆☆☆
7,90 €
Description du produit
  • Édition : 1 (16 juin 2017)
  • Langue : Français
  • ISBN13: 978-1548166137

EXTRAIT 1 :

Paris, devant le palais de justice.

Deux ans ! Deux ans que j’ai perdu Julia dans un stupide accident de voiture. Parce qu’une gamine de vingt-trois ans a pris le volant complètement alcoolisée, en pleine nuit. La scène se rejoue sans cesse dans des cauchemars qui se répètent inlassablement, nuit après nuit et chaque fois que mon esprit inoccupé divague. J’essaie de me souvenir de nos moments de joie, de son rire communicatif, de sa soif de vivre et de profiter de chaque instant à cent pour cent. À deux mille pour cent comme elle disait ! Et inévitablement, je reviens à cette nuit maudite. Son visage ensanglanté se superpose aux images du bonheur et son sourire disparaît.
Y penser aujourd’hui, ça ne change pas grand-chose. Mais aujourd’hui plus encore, je sens la haine qui envahit mon cœur et mon corps. Pour la première fois, je vais rencontrer l’assassin de ma femme, cette gamine qui a détruit nos vies. On s’aimait, on travaillait ensemble pour la protection de la faune et la flore, l’avenir nous appartenait. Jusqu’à cette nuit sans nom où un monstre d’égoïsme, d’immaturité, d’irresponsabilité a percuté notre voiture. Toujours les mêmes images, les mêmes sensations : le carrefour, le feu qui passe au vert, Julia qui démarre, pied au plancher comme d’habitude, des phares qui m’éblouissent, le choc, son visage en sang, puis le néant.
J’ai survécu à l’accident, je ne sais pas encore comment. Je ne sais même pas pourquoi. Comment vais-je survivre à cette journée ? La voir, être à quelques mètres d’elle, c’est inconcevable ! Un juge a décidé de nous réunir dans son bureau. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme ! Mon cœur bat la chamade rien qu’à cette idée. La haine fait monter l’adrénaline. Je ne veux pas y aller. Je ne peux pas y aller. Et pourtant, je n’ai pas le choix : si je ne me présente pas, il abandonne les poursuites. Je n’y crois pas vraiment, il ne peut pas relaxer un assassin comme ça. Mais voilà, je ne peux pas prendre le risque.
Julia, aide-moi. Toi, tu aurais su le faire. Et je t’entends me répondre : « Alexandra Marie
Allen, cesse de te lamenter et bouge tes fesses. Le devoir t’appelle ! »
Le devoir, je m’en fous. Mais te venger, ça oui, je le veux  ! Ne serait-ce que pour continuer à voir ton fantôme dans mes rêves… de nuit comme de jour. C’est tout ce qu’il me reste de toi.
« Revenge », c’est ce que tu me disais quand tu perdais nos parties de poker. Ta vengeance, c’est dans nos ébats que tu la prenais. Douce vengeance ! Mais aujourd’hui, ce mot acquiert une autre saveur : elle doit payer ! Amère vengeance. »


EXTRAIT 2 :

« Je longe la côte, je traverse le centre-ville et prends la direction de Drumnadrochit. J’aurais préféré passer par le nord plus sauvage, mais je dois tenir compte de mes limitations physiques. Je gagne un quart d’heure par le sud et la route est meilleure, c’est moins exigeant pour mon corps. Bientôt, nous longeons la berge nord de la Ness River puis le loch Ness. Je roule tranquille. Je sens un léger appui du casque de ma passagère sur mon épaule gauche. Elle regarde le Loch. Étendue d’eau impressionnante entre des collines verdoyantes, le bleu du ciel contrasté par des nuages sombres. Une lumière magique dont je ne me lasse pas. C’est pour des images comme ça que je rentre en moto. Bon, ça ne m’empêche pas de rester concentrée sur la route, mais je la connais bien. J’arrive vers Urquhart Castle. Je n’avais pas prévu de m’arrêter mais ma passagère semble se crisper. Elle fatigue imperceptiblement. On roule depuis une trentaine de minutes. Si je ne veux pas la perdre en chemin, il vaut mieux faire une pause. Je me pose sur le parking. Hum… Une fois debout, je sens déjà mon genou. Mauvais plan, on est loin d’être arrivées. Ça va être plus coton que prévu. Elle est passée en mode touriste :
— On visite le château ?
— On fait juste un arrêt pour éviter que tu te crispes à cause de la fatigue. Mais tu peux l’admirer ainsi que la vue sur le Loch. On peut se rapprocher un peu, si tu veux.
— Super ! Merci !
De rien. Ce n’est pas comme si je le faisais pour mon genou, hein… Je dis rien et je m’avance vers un promontoire. Je boite imperceptiblement. Pourtant, elle l’a remarqué. Elle m’observe mais reste silencieuse. Moi je n’ai rien vu. Je m’assieds et pose ma jambe à plat sur le banc. Son regard balaye lentement le paysage, comme si elle gravait une photo dans sa mémoire. J’entends au loin le joueur de cornemuse qui est souvent dans les ruines du château. Cet instant est irréel. Nous sommes seules dans une contrée de légendes. Le monstre va-t-il apparaître dans la brume ? Hum, il y a trop de soleil pour la brume. Ne pas fermer les yeux pour ne pas voir Julia se promener dans les ruines, jouer les grandes châtelaines au milieu des murs défoncés. Et rire à en perdre haleine devant mon air sérieux. Ce ne sont pas les pierres qui sont hantées mais mon esprit.
La route nous attend. Je fixe à nouveau ma passagère. Son sourire a disparu et ses yeux sont brillants.
— Ça va ?
Ses paupières se ferment et une larme perle sur sa joue. Elle me jette un œil embarrassé puis reporte son regard au loin :
— Je pensais à mon grand-père. Il me racontait souvent des histoires sur le monstre du Loch Ness. En cachette de ma grand-mère car elle disait que j’allais faire des cauchemars. Mais j’adorais ça. Je n’imaginais pas que ça… que je…

Sa voix s’éteint à nouveau. Quand elle me regarde enfin, son sourire est là, la tristesse est passée. Je commence à bouger ma jambe. Elle est déjà debout et m’observe en m’interrogeant :
— Ça va mieux ?
— Oui.
Pour l’instant, je ne ressens ni douleur ni gêne. Je me demande si elle s’inquiète pour moi ou pour sa sécurité. »

 

 

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