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► Auteure : Mélissa Roche
► Résumé : La commandante Maxime Brana pensait avoir laissé derrière elle sa carrière d’infiltrée. Son nouveau chef en décide autrement et la rappelle pour une dernière mission : trouver un meurtrier et démanteler le trafic de drogue auquel ses crimes semblent liés.
Pourquoi elle ? Le décès de sa grand-mère offre le prétexte idéal à son retour : l’assassin sévit dans sa ville natale. Pourtant, Maxime n’y est jamais retournée, la vieille femme l’ayant reniée. Tout en menant l’enquête, elle devra affronter les spectres de son passé. Y compris le pire de tous : Gabrielle Gallienne, son ancienne petite amie.
La policière parviendra-t-elle à faire la part des choses entre sa mission et sa couverture d’héritière fantasque ? Parviendra-t-elle à mettre l’assassin derrière les barreaux tout en recollant les fragments épars de son passé ?
Et finalement, si cette mission pouvait réparer son cœur brisé… ?
► Nombre de mots : 73500
► Genre : Policier
► Public : Averti
► Niveau d'érotisme : ★★★★☆
9,90 €
Description du produit

Adossée contre un pilier, Maxime admirait les corps ondoyer sur la piste de danse. La musique électro ravageait les consciences, libérait les instincts les plus primaires. Ce n'était plus de jeunes imbéciles qui fuyaient la réalité, mais des chamans ouverts au spirituel.

Une belle connerie, oui ! En vérité, ils étaient bel et bien des benêts, jeunes ou moins jeunes. La plupart étaient déjà bourrés ou sous l'effet de psychotropes. Il n'y avait rien d'autre derrière leurs mouvements débridés que le désir farouche d'expulser la nervosité de la semaine. Ça, et le plaisir de la chair qui s'entrechoque.

D'ailleurs en parlant de chair, elle en avait remarqué quelques-unes qui lui mettaient l'eau à la bouche. Ah, qu'elle aimait les Méditerranéennes ! Leur fougue incandescente, la passion de leurs regards alanguis par la musique, le sang chaud qui battait la mesure. Pour la première fois, elle éprouvait du bonheur à être rentrée au pays.

Si la motarde avait été au Phénix, elle serait accoudée au comptoir, l'âme conquérante. Elle aurait déjà probablement dégainé sa carte bleue pour offrir un verre à l'une ou l'autre de ces donzelles. Seulement voilà, elle n'était pas au Phénix, mais en pleine infiltration.

La première phase était l'observation, la gaudriole devrait attendre. Les jours à venir, Maxime ferait le tour des rades. Elle répertorierait les habitués et les caractéristiques de chaque ambiance et pourrait, par la suite, distinguer plus aisément ce qui sortait de l'ordinaire.

Cela donnait également le temps aux locaux de s’accoutumer à sa présence. De la considérer comme un élément anodin. Ensuite seulement, elle élargirait son cercle "d'amis".