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Chat Noir

► Auteure : Léana Baker
► Résumé : Rentrée en pleine nuit d’une compétition ratée, où elle vient encore de se blesser, Alice, une jeune judokate de haut niveau ne rêve actuellement que d’une chose : qu’on la laisse déprimer en paix, elle, son karma de chat noir et son épaule en vrac. Un souhait que Skyler, célèbre actrice au tempérament volcanique, ne va pas respecter en débarquant à la porte de son petit appartement parisien. Poursuivie par des paparazzis à l’issue d’une soirée trop arrosée, celle-ci se retrouve en effet contrainte de se réfugier chez la première venue. Mais alors qu’Alice n’aspire qu’à devenir Championne d’Europe pour rendre enfin son père fier d’elle, cette rencontre avec l’arrogante, mais néanmoins captivante, Skyler Moore pourrait bien éveiller en elle de nouveaux désirs.
► Nombre de mots : 78 543
► Genre : Romance
► Public : Adulte, jeune adulte
► Niveau d'érotisme : ★★☆☆☆
9,90 €
Description du produit

Quand j’ouvris les yeux, la première chose que je notai fut le monstrueux mal de crâne qui m’assaillait. Une bouche pâteuse et un désagréable sentiment de nausées complétaient le tableau de cette gueule de bois des plus classiques. Malgré la pénombre, je m’aperçus que je n’étais pas dans ma chambre d’hôtel. Pourtant, je ne me rappelle pas m’être envoyée en l’air hier… Ok, pas de panique, il devait y avoir une explication.

Je me levai. Complètement désorientée, je fis à peine quelques pas avant de sentir mon pied rencontrer un obstacle. Emportée par mon élan, je trébuchai et m’étalai de tout mon long sur un corps chaud qui amortit ma chute. Un corps chaud ?

— Ouille ! Putain, mais quelle buse ! En plein sur mon épaule !

L’inconnue sur laquelle je venais de m’échoir me repoussa brutalement d’une main. Elle avait l’air furieuse et se tenait l’épaule en gémissant. Je remarquai alors qu’elle avait déjà un bras en écharpe. La voix éraillée par un réveil difficile, je m’excusai :

— Désolée… Mais euh, tu es qui toi ? Et je suis où là ?

La fille s’apprêta à me répondre, je la coupai d’un geste. Mon fragile estomac, n’ayant guère apprécié ma récente cabriole, me faisait part de sa contrariété. J’eus un soudain haut-le-cœur.

— Les toilettes sont là-bas ! m’indiqua-t-elle hâtivement, visiblement peu encline à me voir redécorer son plancher.

Je m’y précipitai. Seul un filet de bile sortit des diverses contractions de mon ventre déjà vide.

— Est-ce que tout va bien ? s’enquit mon hôte derrière la porte.

Sérieusement ? J’ai l’air d’aller bien peut-être ? L’inconnue sembla se rendre compte, elle aussi, de la stupidité de sa demande, puisqu’elle ajouta :

— Enfin non, ne répondez pas, c’est con comme question. Mon sens de l’observation est juste misérable à cinq heures du mat’. 

Son auto-sarcasme m’arracha presque un sourire. Au bout de quelques minutes, à peu près requinquée, je me rendis dans la salle de bain à côté pour me passer un peu d’eau sur le visage et ôter mon maquillage défraîchi. La fille y entra à son tour, refermant la porte derrière elle. 

— Ça va mieux ?

— Oui, excepté que j’ai l’impression d’avoir une battle de beatbox dans la tête.

— Attendez.

Elle fouilla dans un placard et me tendit un comprimé de paracétamol. Je l’avalai avec reconnaissance, puis, me sentant encore un peu faible, je m’assis à même le carrelage. La salle de bain était tellement minuscule que je ne pouvais même pas allonger mes jambes sans toucher la baignoire.

— Merci euh…

— Alice.

Cette dernière se posta juste en face de moi sur le rebord de la baignoire. Avec un petit sourire, ses yeux, qui oscillaient entre le bleu et le gris, me scrutèrent d’un air interrogateur. Malgré son évidente jeunesse, elle dégageait une sorte de maturité et de décontraction tranquille. Son short et son débardeur laissaient entrevoir un corps fin et musclé. Ses cheveux châtains étaient regroupés dans un chignon un peu flou où quelques mèches s’échappaient, encadrant un visage doux aux traits bien dessinés. Moi qui côtoyais les plus belles femmes de la planète, je pouvais affirmer qu’elle était plutôt mignonne dans son genre. Je stoppai mon examen, n’ayant toujours aucune idée de la raison de ma présence dans cette salle de bain miteuse.

 

 

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