Homoromance Éditions
×
 x 

Panier Vide
Shopping cart(Panier Vide)
Labete1 Site

La bête dans la maison - tome 1

► Auteure : Kadyan
► Résumé : La bête est entrée dans la maison. C’est ce que ressentent les populations européennes en ces années 2050 alors que les zoomorphes, résultats d’une manipulation génétique manquée, se multiplient dans les états de l’Union Européenne. Des revendications restées sans réponses, des insurrections réprimées dans le sang poussent les zoomorphes des États de l’Est à migrer vers des terres aux lois plus favorables.
Tatiana, ancien officier d’élite, zoomorphe de naissance, fuit la répression jusque dans les Alpes et sauve une jeune femme et son fils lycomorphe, chassés eux aussi par l’intolérance.
Cette rencontre sera le début d’un périple qui verra Tatiana, de bonheur en désespoir, chercher à survivre à la cruauté des humains.
Note de l’auteur : Dans cette édition, en plus des corrections sur la version d’origine, une quatrième partie a été ajoutée dans le tome 2 par rapport à la version auto éditée.
► Tome 1 / 2
► Nombre de mots : 64655
► Genre : Fantastique
► Public : Adulte
► Niveau d'érotisme : ★★☆☆☆
9,90 €
Description du produit

Je la fixe, ma gorge se serre. J’ai mis les mains sous la table pour qu’elle ne les voie pas trembler. Sans que je puisse les arrêter des larmes coulent sur mes joues. Je suis épuisée depuis quelques jours, enfin depuis quelques semaines, et les événements d’hier ont été la goutte en trop. La vérité, lui dire la vérité… Je baisse la tête, honteuse de mon manque de retenue et de courage. Je devrais être fière de mon fils alors, prenant mon souffle, je murmure entre mes dents :

— C’est la pleine lune ce soir… nous ne pouvons pas rester. Je ne veux pas vous faire courir de risque…

Tatiana s’apprête à répondre lorsque j’entends :

— Maman ! Maman !

— Ici, Tim. Je suis ici.

Du bout des doigts, j’essuie mes larmes avant que mon fils ne les voie. J’ai juste le temps de me retourner que je reçois son poids de lycomorphe dans mes bras tendus. J’ai toujours un peu de mal à réaliser que les garous pèsent un tiers de plus que les humains pour la même silhouette et souvent, avec Tim, je ne me méfie pas. Immédiatement, il grimpe sur mes genoux. Caressant ses doux cheveux, je le serre dans mes bras tout en déposant un baiser sur son front.

— Assieds-toi à côté de moi pour manger.

Il relève la tête et va descendre de mes genoux lorsqu’il se fige, les yeux fixés sur Tatiana qui le regarde. Soudain, il se met à geindre. Il se serre contre moi, la tête enfouie entre mes seins. C’est la première fois que je l’entends geindre ainsi, pas comme un petit garçon mais comme un animal. Il a peur. De quoi a-t-il peur ? Je dois trouver une explication à son comportement.

Tatiana regarde Tim puis ses yeux remontent vers moi. Avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, elle me devance.

— Tu veux partir pour nous protéger de ton fils ? questionne Tatiana le sourire aux lèvres. Tu n’as pas de soucis à te faire ici…

Visiblement, elle semble avoir compris pour Tim, mais je n’en suis pas complètement certaine sinon pourquoi tiendrait-elle à ce que nous restions ? Je me sens mal à l’aise sous son regard alors pour rompre ce silence qui m’oppresse, je lui demande d’une voix étranglée :

— Que veux-tu dire ?

Je l’ai tutoyée et cela me laisse surprise. Je n’ai pas le tutoiement facile d’habitude. J’espère que Tatiana va confirmer ce qu’elle a compris. Tim geint toujours. Tatiana laisse échapper un petit rire musical tout en me fixant de ses yeux bleu ciel. Je rougis devant son regard, devant tout ce que ce rire implique.

— Tu le sais très bien, Laure, me réplique-t-elle soudain sérieuse. Je sais ce qu’est ton fils depuis que je vous ai sauvés… il pourrait être dangereux et imprévisible ce soir si tu n’as rien préparé pour te protéger.

J’avale ma salive. Depuis combien de temps a-t-elle deviné ? Pourquoi reste-t-elle si calme ?

— Il ne me fera jamais de mal… Comment… ?

— Comment j’ai su que Tim est un lycomorphe ? C’est ta question ?

Je hoche la tête tout en retenant mon souffle.

— À son odeur, continue-t-elle. Tu peux mystifier un humain mais pas un autre loup.

Mon cœur rate un battement. Je la fixe.

 

Commentaires (0)

.