Homoromance Éditions
×
 x 

Panier Vide
Shopping cart(Panier Vide)
Site

Nos dernières traditions

► Auteures : Cherylin A.Nash - Lou Jazz
► Résumé : Chaque année, pour vingt-quatre jours, Kitty et Devon doivent travailler ensemble. Incarnant toutes deux l'esprit de Noël, elles sont pourtant aux antipodes magiques de par leurs origines. Kitty et Devon, respectivement filles du père Noël et du père Fouettard, vont devoir, cette année, encore composer avec leurs caractères pour supporter leurs responsabilités.
► Nombre de mots : 55539
► Genre : Fantastique
► Public : Tout public
► Niveau d'érotisme : ★☆☆☆☆
7,90 €
Description du produit

EXTRAIT :

Affectées au centre commercial pour la deuxième journée d’intervention, Devon et moi venons d’agir pour la douzième fois. D’après mes calculs, c’est presque le double de rencontres par rapport à l’année dernière à cette même date. Les familles s’y prennent de plus en plus tôt, on dirait. Devant le soupir de la jeune femme qui ne voulait visiblement pas en faire autant, je déclare avec enthousiasme :

— Ce qui est fait n’est plus à faire.

Me tournant pour faire face à Devon, je la découvre en train de compter les billets que j’ai perdus. C’est ça ! Précisément le genre de comportement qui m’insupporte. Je suis sûre qu’elle fait ça maintenant, juste à cause de ce que j’ai dit. À ce rythme-là, elle aura aussi gagné mes économies deux fois plus vite que l’an passé. Je cache une grimace. On m’a bien défendu les jeux d’argents depuis l’enfance alors je suppose que je ferais mieux de ne pas me plaindre. D’autant plus que j’ai volontairement préparé de la monnaie pour essayer de récupérer ma mise de l’année de l’année dernière. Il va falloir que je fasse attention à l’influence de Devon. Chaque fois que nous passons quelques jours ensemble, je fais des choses que, jamais auparavant, je n’aurais osées.

— J’en ai assez de toute cette musique. On rentre au gîte ? questionne-t-elle en rangeant son portefeuille dans sa poche arrière.

— Qu’est-ce que tu reproches à ces chants ?

Nous empruntons le chemin de la sortie. Qui dit rentrer, dit encore une fois prendre la moto de Devon. Je dois avouer que son effort pour adapter sa conduite me plaît. Pour la première fois, j’ai l’impression qu’il commence à y avoir un début de cohésion entre nous. Passant une main dans ses cheveux courts et noirs, elle finit par répondre. Je note la pointe de retenue dans ses propos.

— Disons qu’ils ont tendance à légèrement modifier mes humeurs.

— C’est pour ça que tu es plus agréable ce soir ?

— Non. C’est parce que, ce soir, j’ai vu qu’un film d’horreur passait au cinéma du coin. On va y aller, toi et moi. Je me suis montrée agréable pour que tu acceptes de m’accompagner, dit-elle avec un sourire vainqueur.

Un changement de température soudain me saisit lorsque nous passons les portes de sortie. Le ciel est très couvert. Il va neiger.

— Je ne regarde jamais de films d’horreur. Qu’est-ce qui te rend si sûre que j’accepte ? demandé-je avec prudence.

— Je suis certaine que tu as envie que la merveilleuse journée que tu as passée se reproduise, dit-elle simplement.