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Une vie à la volée

► Auteure : Églantine Bau
► Résumé : Erika Meyer, dans les sommets du tennis professionnel féminin depuis une décennie, voit arriver sur le circuit une nouvelle venue, Victoria Garcia, aussi talentueuse qu’attrayante, et elle est loin d’être la seule à la remarquer ; si les journalistes et le public en général se laissent charmer par cette nouvelle star, Garcia devient aussi l’obsession d’un fanatique qui ne verra en Meyer qu’un frein à sa spectaculaire ascension…
Les deux femmes ainsi que leur entourage évolueront au fil des tournois, tout comme leur relation, leur connaissance de soi et des autres et feront de nouvelles rencontres, surmontant les pires obstacles : ceux que l’on s’impose à soi-même.
► Nombre de mots : 97842
► Tome 1 sur 2
► Genre : Romance, Sport
► Public : Adulte, averti
► Niveau d'érotisme : ★★★★☆
10,99 €
Description du produit

— Désolée de vous importuner, Mesdames, annonça Franca Calvini en entrant dans la suite. Derrière elle, suivaient Ralf et Sabrina, tous les deux l’air vaguement soucieux, mais pas inquiet.

— Je n’ai que quelques questions pour vous, vous permettez ? ajouta-t-elle.

— Oui, bien sûr, répondit Victoria, en lui montrant d’un geste le petit coin salon.

Franca Cavalieri était ce genre d’inspectrice qui avait toujours l’air préoccupée. Ce type de personne qui ne semble jamais complètement à l’endroit où elle se trouve, la tête enfouie quelque part à essayer de résoudre quelque chose, un peu comme si elle n’écoutait pas vraiment ce qu’on lui disait. Et c’est parce qu’il y avait un peu de vrai : elle était en mode observation, mais les gens confondaient préoccupation et concentration extrême de tous ses sens vers des points précis. Ainsi, elle nota en traversant la chambre, sans avoir l’air de regarder partout, mais le faisant, un petit tissu blanc mis en boule qui traînait au pied du lit, juste sur le coin, dépassant de la douillette d’ailleurs replacée maladroitement, défaite. Un soutien-gorge, semblait-il à cause des bretelles, de la forme. Elle regarda les deux joueuses, à tour de rôle, et vit leurs joues rosées, leurs yeux brillants, les pointes des seins d’Erika qu’elle tentait de dissimuler, sans réussir, un peu dressés, libres et évidents sous le t-shirt blanc. Et Victoria en peignoir… Ce qu’elles faisaient avant de les interrompre n’était pas un mystère pour elle, mais une évidence, et se demanda si le frère et la mère étaient au courant.

— Alors vous avez décidé de manger dans la chambre, à ce qu’on m’a dit ? demanda l’inspectrice en regardant à droite et à gauche, comme pour chercher une trace des repas.

— Euh… oui, nous allions justement commander quand vous avez cogné, lança Erika, les sourcils froncés, dénouant ses bras et enfonçant ses mains dans les poches de son jean. Nous parlions entraînement et stratégie, ajouta-t-elle, regardant son frère brièvement, le regard un peu fuyant.

— Je vois, murmura Calvini en sortant son calepin, son stylo. Elle se tourna, vit le fauteuil derrière elle et en le pointant demanda à Victoria :

— Je peux ?

— Oui, oui bien sûr.

Franca fit signe aux deux femmes face à elle de faire de même et de prendre place sur le canapé. En passant, Erika remarqua son sous-vêtement manquant dépasser du coin du lit « ah, voilà où il se cachait » et tenta de le faire disparaître sous la couette d’un discret mouvement du pied avant d’aller s’installer aux côtés de Victoria. Les deux joueuses assises se retournèrent vers Sabrina et Ralf, qui avançaient. Franca leva la tête, de côté, les sourcils froncés et leur demanda :

— En fait, ça vous embête si je leur pose des questions en privé ?

Avec la réponse reçue de Meyer et son regard furtif lancé à son frère, le message était clair : la famille n’était pas au courant de la nature de leur relation. Et pour bien faire son travail, elle devait éliminer les langages voilés et les secrets autant que faire se peut, même s’il en restait toujours.

 

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