L'appel de l'âme - Texte Participatif Groupe Café Facebook

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Constance se prélassait sur le canapé, un livre dans les mains. Immergée dans l’histoire, elle ne prêtait pas attention aux bruits dans la maison. Elle manqua sursauter quand le chaton déboula dans la pièce en dérapant à moitié sur le sol. La jeune femme releva la tête, juste à temps pour voir le petit s’engouffrer sous le sofa, le poil totalement hérissé. Elle entendit alors du bruit non loin, comme des pas.

- Que se passe-t-il petit monstre ? lui demanda-t-elle en reposant son livre sur la table basse.

Constance tendit l’oreille mais ne perçut plus aucun bruit. Intriguée par la réaction de l’animal, elle se leva pour vérifier que toutes les portes et fenêtres étaient fermées. Elle repensa à son propriétaire et à ses étranges voisins avant de tirer les rideaux d’un coup sec.

- Sors de là mon grand, tout va bien, lui promit Constance en lui lançant deux dés de jambon.

Mais rien n’y fit, l’animal refusait de se montrer. Elle soupira reprit sa place sur le divan. Elle remonta le plaid violet sur ses jambes et tendit le bras pour saisir son livre, une romance fantastique entre deux femmes venant de différentes époques. Happée par l’histoire, elle ne remarqua pas le léger frétillement des rideaux ni même la buée qui recouvrait le miroir sur le mur d’en face. Elle tournait avidement les pages quand elle sentit son plaid glisser lentement le long de ses jambes.

- Non minou, c’est à moi, prévint-elle en le ramassant.

Mais à sa grande surprise, elle ne vit pas le chaton sous le canapé. Elle se redressa et fouilla la pièce du regard sans l’apercevoir. Elle haussa les épaules, il avait probablement regagné la chambre. Elle se replaça confortablement, prête à reprendre sa lecture quand l’ampoule de la petite lampe se mit à grésiller de manière insupportable. Elle l’éteignit quelques secondes avant de la rallumer. Problème résolu. Elle reporta son attention vers les héroïnes du roman, dévorant leur péripétie. Elle allait attaquer un nouveau chapitre quand un long filet d’air glacial caressa son oreille gauche qu’elle frotta machinalement. Puis elle se tétanisa quand elle perçut le bruit d’une respiration toute proche, juste derrière elle. Incapable de crier, elle lâcha son livre qui tomba ouvert au sol. Un froid glacial la pénétra jusqu’aux os lui coupant le souffle. Elle demeura immobile, refusant de tourner la tête, effrayée par ce qu’elle pourrait découvrir. Les pages du bouquin se mirent à tourner frénétiquement sous ses yeux exorbités. La montée tardive d’adrénaline lui donna l’énergie nécessaire pour bondir hors du sofa et affronter… le néant ! Il n’y avait personne dans la pièce à part elle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, ses mains tremblaient et elle sentit les larmes poindre aux coins de ses yeux.

- Que se passe-t-il ici…

Elle renifla bruyamment et s’essuya les yeux d’un revers de main. Il était temps de trouver des réponses. Elle ramassa son livre qu’elle posa délicatement sur la table basse où se trouvait son ordinateur portable. Elle s’en saisit et l’alluma de son index fébrile. Elle parcourut toutes les pages qui mentionnaient l’histoire de ce village et découvrit qu’une femme avait mystérieusement disparu quelques années auparavant, une amie des Horn.

- Camille Lancette, portée disparue en avril 1972… blablabla et là… rongée par le chagrin la femme du maire, Eliane Horn, a préféré quitter le village avec son fils sans prévenir, au grand dam de son époux qui n’eut de cesse de les rechercher. Très apprécié, le pauvre a bénéficié de tout le soutien de la commune mais jamais femme et enfant ne réapparurent, lut-elle à haute voix.

Constance s’adossa à son siège, les mains derrière la tête, le regard rivé sur son écran cherchant à comprendre le lien avec les évènements étranges qui se produisaient dans cette maison. Fatiguée, elle se frotta les yeux et referma l’écran de son PC. En relevant la tête, elle étouffa un cri en apercevant la silhouette fantomatique d’une jeune femme fine, aux cheveux bruns détachés, vêtue d’une longue robe d’époque, qui la fixait intensément. Constance cligna des yeux et la femme disparut. Elle se leva d’un bond, la cherchant des yeux mais elle dut se rendre à l’évidence, elle avait halluciné. Elle se dirigea vers la cuisine et se servit un grand verre d’eau. Entre les mensonges, les sous-entendus et son imagination fertile, il y avait de quoi écrire un roman. Elle posa son verre dans l’évier, éteignit les lumières du salon et regagna sa chambre où le chaton se cachait sous l’oreiller. Elle le caressa doucement après s’être installée sous la couette. Elle bailla longuement en s’étirant puis s’installa pour attendre Morphée.

Une odeur de rose lui chatouilla les narines puis un souffle au creux de l’oreiller lui fit brusquement ouvrir les yeux. Constance se redressa vivement dans le lit faisant voler le chaton qui dormait paisiblement entre ses jambes. Elle tourna la tête vers son réveil mais ne rencontra que l’obscurité, elle tendit la main pour allumer la lampe de chevet mais cette dernière ne fonctionna pas. Elle tâtonna et mit la main sur son téléphone. Elle actionna l’option lampe de poche et balaya la chambre. Rien. Elle ferma les yeux une seconde en poussant un long soupir en se rallongeant. Lorsque Constance les ouvrit à nouveau, un visage apparut à quelques centimètres du sien. A quatre pattes au-dessus d'elle, les cheveux sombres tombant en rideau et effleurant sa poitrine, les bras tendus, une femme la fixait. Constance hurla en sortant de son lit et se précipita dans le salon en appuyant sur tous les interrupteurs au passage mais aucune lumière ne vint la délivrer. Par réflexe, elle saisit le tisonnier près de la cheminée et attendit, la peur au ventre.

- Je ne vous ai rien fait ! hurla-t-elle au bord de l’hystérie. Foutez-moi la paix !!!

Pour toute réponse, elle eut droit à un vacarme assourdissant en provenance de la cave qui résonna entre les murs de la maison, lui arrachant un nouveau cri.

***
A vous de jouer !
1) Elle appelle la police 
2) Elle quitte la maison et finit la nuit dans la voiture
3) Elle réussit à retrouver son calme et descend à la cave remettre le courant  (choix retenu cette semaine)
4) Elle part à la recherche du chat
Dernière édition: il y a 3 mois 2 semaines par Cyane Fair.
il y a 3 mois 2 semaines #219

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Totalement affolée et le souffle erratique, elle tourna sur elle-même, brandissant le tisonnier devant elle. Elle n’y voyait rien dans l’obscurité de la maison. Pire, elle avait l’impression d’apercevoir des ombres se mouvoir dans les ténèbres. Elle n’avait qu’une envie, prendre ses jambes à son cou et dégager de là, quitte à passer la nuit dans sa voiture. Pourtant elle ne pouvait s’y résoudre, Virgil son chaton était quelque part dans la maison, et elle refusait de l’abandonner.

Elle prit plusieurs longues inspirations pour tenter de calmer les battements de son cœur, scrutant toujours la pénombre, prête à frapper de son arme improvisée. La frayeur prenait le pas sur son esprit, l’empêchant de réfléchir correctement. Elle devait se concentrer sur son chaton, le retrouver, et pour cela elle avait besoin de lumière…
Constance laissa filer un soupir tremblant. Réfléchis…, réfléchis… Son téléphone était resté dans la chambre, hors de question pour elle d’y retourner dans le noir. Le disjoncteur lui se trouvait en enfer…, à la cave… Tout compte fait, elle pouvait bien laisser Virgil se débrouiller tout seul dans la maison, non… ?

Les dents serrées, elle se dirigea dans la cuisine, tira le tiroir sous le micro-ondes pour y récupérer la boite d’allumettes. Avant que son courage ne s’effrite, elle alla se poster devant la porte menant au sous-sol. Bloquant le tisonnier sous un bras, elle gratta une allumette puis ouvrit le passage.
L’obscurité était profonde là dessous, limite étouffante. Il y avait quelque chose là-dedans, comme une respiration sourde qui lui hérissait les poils. La jeune femme déposa le tisonnier prêt de la porte et s’apprêtait à emprunter l’escalier, la peur au ventre, quand elle ressentit une violente brûlure aux doigts. Elle lâcha l’allumette en piaillant et se précipita pour en rallumer une autre. Ce fut avec une certaine crainte qu’elle releva la tête vers les marches et souffla de soulagement en les trouvant toujours vides.

Constance descendit, marche après marche, se crispant sous les grincements que son poids produisait. Surveillant l’allumette, elle en attrapa une nouvelle pour l’allumer avec la précédente qu’elle avait glissé dans sa bouche durant l’opération, redoutant plus que tout de se retrouver plonger dans le noir.
Fébrile, elle tourna la tête de tous les côtés à la recherche du disjoncteur. Elle repéra le chauffe-eau contre un mur en parpaing à gauche. Le disjoncteur lui se trouvait sur le mur opposé. Elle se pressa dans sa direction, mais dans sa précipitation son pied buta dans un trou dans le sol.

L’allumette s’échappa de ses doigts, laissant place à l’obscurité. Les mains tremblantes, elle tenta d’en gratter une nouvelle, sentant les ténèbres s’enrouler autour d’elle. Il y avait comme un gémissement plaintif dans son dos, un grattement contre la pierre. Elle continua à avancer dans la direction supposée du disjoncteur, tout en bataillant avec l’allumette qui refusait ostensiblement de s’enflammer. À bout de nerfs, elle en attrapa une nouvelle qui crépita aussitôt sous ses doigts.
La jeune femme tendit aussitôt la main pour réactiver le disjoncteur et elle entendit le chauffe-eau se remettre en route dans son dos. La lumière du salon inonda la cave, apaisant aussitôt son angoisse. Elle en lâcha son allumette de soulagement.

La porte claqua aussitôt, la replongeant dans les ténèbres. Le cœur au bord des lèvres, Constance entendait comme un chuintement sur le sol, quelque chose qui se dirigeait vers elle. Elle priait pour que ce ne soit qu’un rat. Elle se croyait dans un mauvais film d’horreur. C’était toujours à ce moment-là que la créature se jetait sur l’héroïne. Elle avait insulté mainte et mainte fois ces filles stupides qui se jetaient dans les griffes du loup en descendant à la cave, et voilà qu’elle se retrouvait dans la même situation…
La jeune femme était tellement terrifiée qu’elle en avait la nausée. Ses mains qui tremblaient sauvagement, n’arrivaient que difficilement à attraper une nouvelle allumette. Une plainte montait dans l’air, accompagnée de coups en provenance du chauffe-eau. Elle sentait à présent comme un souffle glacé sur son visage.

Si elle grattait cette allumette, elle ne savait pas ce qu’elle retrouverait en face d’elle… Celle-ci s’enflamma pourtant, et elle vit tout d’abord quelque chose accroupi à côté du chauffe-eau contre le mur du fond, en partie masqué par l’obscurité. Cette vision fut aussitôt remplacée par une autre, un visage blafard, celui de la femme, à quelques centimètres sur sa droite, tordu par la fureur.

- Vous n’êtes pas elle ! gronda la chose, faisant trembler la fenêtre du sous-sol donnant sur le jardin.

Hurlant à pleins poumons, Constance prit ses jambes à son cou, remontant les escaliers en trébuchant à moitié sous la terreur. Elle donna un coup d’épaule dans la porte pour l’ouvrir, déboulant comme une furie dans le salon, surprenant le chaton qui dormait entre les coussins du canapé et qu’elle n’avait pas vu plus tôt…
Sans même réfléchir, Constance l’attrapa au vol et sortit en trombe de la maison le petit dans les bras. Elle courut dans le jardin, se précipita vers sa voiture, avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas pris ses clés ni rien d’autre avec elle.

***

Les choix de la semaine :
1) Elle aperçoit son voisin Theodore à la fenêtre, la fixant en caressant son rat.
2) Elle va sonner chez le propriétaire.
3) Elle continue à marcher, s’enfonçant dans le village en direction de l’épicerie (choix retenue cette semaine)
4) Elle s’assoit contre un mur du jardin, attendant l’aube.
Dernière édition: il y a 3 mois 1 semaine par Cyane Fair.
il y a 3 mois 1 semaine #220

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Sous le choc, Constance prit instinctivement la direction du village en serrant Virgil contre elle. La fine semelle de ses pantoufles ne la protégeait pas des cailloux pointus qui maltraitaient ses plantes de pieds. Mais la douleur physique lui semblait tellement dérisoire face à l'épisode terrifiant qu'elle venait de vivre. L'air frais de la nuit caressait son visage pâle et faisait danser quelques mèches de cheveux. Le chaton commençait à s'agiter dans ses bras et ses griffes se plantèrent dans son avant-bras ne provoquant aucune réaction pas plus que ses frêles miaulements.

Tel un zombie, Constance traversa la place du village lugubrement éclairée par une magnifique pleine lune. Elle avait repéré un faible rai de lumière sous un rideau en fer pas complètement descendu et tout son être la poussait à le rejoindre. Elle stoppa sa marche folle devant l'écriteau « inventaire » affiché sur la devanture de l'épicerie. Et maintenant ? Son esprit luttait pour reprendre le contrôle tandis que Virgil se débattait de plus belle. Elle glissa un de ses chaussons poussiéreux sous le rideau métallique et donna un léger coup de pied contre la vitre. Aussitôt, elle entendit des bruits de pas précipités et la lumière se fit plus accrue. Pour autant, il n'y eut aucun mouvement. Comme surgie de nulle part, l'épicière apparut sur le côté, une batte de baseball à la main, prête à en découdre.

- Mais qu'est-ce que...

Elle retint la fin de sa phrase devant la piteuse allure de Constance. Baissant son arme, elle s'avança vers elle et comprit qu'une chose affreuse avait dû se produire. Une fois de plus. Elle l'invita alors à la suivre à l'intérieur de la boutique. Elles longèrent la façade en silence jusqu'à la porte latérale. Se considérant à l'abri dans cette pièce éclairée, Constance lâcha le chaton et fondit en larmes sous le regard gêné d'Isabella.

– Asseyez-vous, je vais vous chercher un verre d'eau.

Épuisée, Constance s'installa sur le tabouret derrière le comptoir tandis que Virgil explorait tranquillement sa nouvelle aire de jeu. Lorsque l'épicière revint et lui tendit le verre, elle parvint à esquisser un faible sourire.

– Vous voulez en parler ? l'interrogea Isabella avec douceur.
– Vous ne me croiriez pas...
– Je crois en beaucoup de choses.

Constance posa son verre sur le comptoir sans même y avoir touché puis elle plongea son regard dans celui de son interlocutrice.

– Allez-y, je ne vous jugerai pas, promit Isabella.

Était-ce l'intensité de son regard ou la douceur de sa voix ? Constance n'aurait su le dire mais elle se sentit assez en confiance pour se livrer sur son expérience. Elle prit une profonde inspiration et les mots fusèrent sans retenue formant un improbable récit. Pourtant, à aucun moment Isabelle ne parut douter de ce qu'elle entendait, elle l'écoutait attentivement en hochant la tête par moment.

– Vous devez penser que je suis folle, souffla Constance en triturant nerveusement ses manches de pyjama.
– Absolument pas, rassurez-vous.

Reconnaissante, Constance lui adressa un sourire timide qu'Isabella lui rendit avant de détourner le regard.

– Vous n'avez pas l'air surprise par mon histoire.
– En effet.
– Connaissiez-vous les anciens locataires ? se risqua Constance.
– Pas plus que ça. Ils venaient se ravitailler ici de temps en temps avant que...

La dégringolade des boîtes de conserves les fit sursauter et Virgil traversa la pièce en trombe, avouant ainsi sa culpabilité.

– Je suis désolée, je vais ramasser.
– Ne bougez pas, ce n'est rien. Elles ne tomberont pas plus bas, plaisanta l'épicière en se dirigeant vers l'étagère vide.

Constance l'observa s'accroupir pour ramasser les conserves et elle ne put s'empêcher de remarquer ses courbes avantageuses. Elle secoua la tête et se concentra à nouveau sur l'essentiel.

– Vous disiez que les locataires précédents étaient clients avant que ?

Après avoir replacé la dernière boîte de haricots verts, Isabella se redressa pour lui faire face.

– Avant que les premiers phénomènes ne commencent, confessa-t-elle en la fixant.

Excitée par cette révélation, l'esprit de Constance entra en ébullition. Elle devait s'assurer d'avoir bien compris.

– Les premiers phénomènes ?
– Oui... ce que vous avez vécu ce soir, d'autres l'ont vécu avant vous.

Bouche bée, Constance tentait de rassembler les pièces du puzzle. Son propriétaire s'était bien moqué d'elle en omettant certains aspects cruciaux.

– Qui d'autre est au courant ?

Penaude, Isabella tourna la tête en direction du chat faisant mine de le surveiller.

– Qui ? insista Constance.
– Tout le monde, avoua l'épicière dans un murmure.

Reprenant soudainement du poil de la bête, Constance bondit du tabouret, la colère lui faisant monter les larmes aux yeux.

– A quel jeu malsain vous livrez- vous ici ? A quoi rime cette omertà ? s'emporta-t-elle.
– Je suis désolée, je pensais que quelqu'un vous aurez prévenu, se justifia Isabella.
– Vous pensiez mal.

Déçue et blessée, Constance se dirigea vers Virgil et le saisit par la peau du cou pour éviter les coups de griffes avant de prendre le chemin de la sortie.

– Attendez, où allez-vous comme ça ?
– Loin d'ici !

Sur ces mots, Constance franchit la porte latérale et se retrouva dans les rues désertes du village, démunie mais guidée par une sourde colère.

***

À vos votes !
1) Folle de rage, elle se rend chez son propriétaire.
2) Elle sort du village dans l'espoir de croiser une voiture qui l'emmènera loin de là.
3) En sortant, elle tombe sur Germaine, tapie dans l'ombre.
4) Elle se fait rattraper dans la rue par Isabella.

Ex aequo dans les votes.
il y a 3 mois 6 jours #227

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Constance n’avait pas fait trois pas qu’une masse blanche lui tomba dessus, déboulant de derrière la camionnette garée près du mur de l’épicerie. Elle en lâcha Virgil de peur, hurlant à pleins poumons. Le chaton s’enfuit aussitôt dans la rue sans demander son reste. Elle n’eut pas le temps de réagir, qu’elle se sentit tirée et plaquée contre le fourgon.
Son corps fut entièrement bloqué contre la paroi par un buste et des hanches. Une main qui se voulait réconfortante vint caresser légèrement son sein gauche, à peine protégé par le fin tissu de son pyjama.

- Vous ne craignez plus rien, fit la voix si caractéristique de Germaine, son visage à quelques centimètres du sien. Je suis là.

La jeune femme tout d’abord tétanisée par la situation, se dégagea en hurlant de fureur. Non seulement cette folle furieuse se trouvait ici au beau milieu de la nuit, comme si elle l’avait suivie, mais en plus, elle s’était permis de poser ses sales pattes sur elle ! Elle en était sure, cette tarée l’épiait, voire pire ! Elle commençait à en avoir plein le cul de ce village de malade mental !
Sous l’emprise d’une rage incontrôlable mêlée au dégout, Constance inversa les rôles en l’attrapant par la gorge et la plaquant brutalement contre la camionnette.

- Vous vous prenez pour qui là ?! siffla la jeune femme en rapprochant son visage tordu par la colère de celui de Germaine. De quel droit vous avez osé me toucher ?!
- Houla ! Qu’est-ce qui se passe ici ?! intervint Isabella, abasourdie.

Constance grinça des dents de fureur. Elle tourna rageusement la tête vers l’épicière pour la prendre à partie.

- Cette espèce de…, éructa la jeune femme, grimaçant à moitié pour retenir son injure. Elle m’a tripotée !

Constance ne se contrôla plus et frappa violemment la camionnette à quelques centimètres du visage de Germaine. Celle-ci totalement blême, n’osait plus esquisser le moindre mouvement.

- Non mais vous pensez que vous avez le droit de me toucher parce que vous êtes une femme ?!

Sa voix montait crescendo tandis que la fureur se lisait dans ses yeux.

- Que c’est excusable parce que vous êtes une femme ?! Et surtout vous pensez que je pourrais être une proie facile ?! cracha Constance qui avait de plus en plus de mal de se contrôler.

Ses doigts se resserrent quelques secondes sur la gorge de sa victime, juste pour appuyer ses mots. Une main se posa alors sur la sienne qui tenait toujours l’autre folle.

- Je pense que nous avons toutes compris…, souffla doucement Isabella. La gendarmerie comprendra parfaitement bien aussi. Il est temps que ça cesse.

Oui…, elle allait se débarrasser du problème Germaine définitivement. Constance relâcha sa poigne, libérant Germaine, mais s’avança d’un pas, menaçante. Elle n’en avait pas fini avec elle…

- Je ne sais pas combien de femmes vous avez emmerdé comme ça, mais ça s’arrête ici…, lâcha un peu trop calmement la jeune femme. Vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas de quoi je suis capable. Je sais comment faire ingérer un somnifère à l’insu de ma victime. Je sais combien de temps il faut à un porc pour faire disparaitre un cadavre. Je sais que dans un petit village, les recherches pour retrouver quelqu’un et surtout une folle comme vous ne vont rien donner !

La peur se lisait dans le regard de Germaine face à la mine indéfectible de Constance.

- George a des porcs dans la ferme qui se situe à vingt minutes d’ici, je peux vous y conduire de suite si vous voulez, lâcha Isabella à présent appuyée le dos contre le fourgon, les bras croisés.

Germaine passa son regard de l’une à l’autre, totalement apeurée, avant de détaler à toute vitesse dans la nuit. La jeune femme soupira en se passant les mains dans les cheveux. C’était trop en une seule nuit pour ses nerfs, sans compter qu’elle venait de perdre son chat.

- Je pense qu’avec ça on ne va pas la revoir de sitôt, continua Isabella, mais ça serait bien que vous alliez vraiment porter plainte à la gendarmerie demain, sauf si vous comptez vraiment faire disparaitre son cadavre. Dans ce cas-là je n’ai rien vu ni rien entendu !

Constance ne put s’empêcher de lâcher un léger rire, toute la tension quittant brusquement son corps. Cette femme lui plaisait vraiment… Elle hocha la tête avant de reporter son regard vers la rue, la mine attristée.

- Ne bougez pas, je reviens, fit Isabella en rentrant quelques secondes dans sa boutique.

Elle en ressortit avec deux lampes torches, puis en tendit une à la jeune femme.

- Il ne doit pas être très loin.

Elles avancèrent dans les ruelles, le silence tout juste percé par les bruits que faisait Constance pour attirer le chaton.

- Je suis désolée…

Ces trois mots s’élevèrent dans la nuit, comme un murmure. Constance s’arrêta pour fixer l’épicière avec étonnement. Isabella fit trois pas avant de se rendre compte qu’elle ne suivait plus. Elle se retourna vers celle-ci avant de soupirer doucement.

- De nombreux locataires sont passés dans cette maison. On ne les compte plus à présent…, souffla Isabella en détournant les yeux. Ce qui a été invoqué là-dedans chasse toute personne qui ose y entrer, sans compromis. Je ne pensais pas que vous y resteriez assez longtemps pour qu’on puisse faire connaissance. Je suis désolée…

La jeune femme la fixa sans rien dire, puis finit par secouer la tête avant de s’avancer vers elle.

- Vous me devrez un repas.
- Pardon ? s’enquit Isabella en relevant brusquement la tête, pensant avoir mal entendu.
- Je sens que l’histoire concernant cette foutue baraque va être longue à expliquer, donc autant le faire devant un repas.

- Donc ça serait plutôt à vous de m’inviter si vous me demandez une faveur, contra l’épicière avec un air taquin.
- Je me suis fait agresser devant votre boutique, vous êtes responsable de la sécurité de votre parking, donc en échange d’un repas, je ne porterai pas plainte contre vous, répliqua Constance en penchant la tête, un sourire espiègle sur les lèvres.
- Sauf que vous avez outrageusement abimé mon fourgon en tapant dessus ! riposta Isabella, fière de sa repartie.

Elles se fixèrent dans les yeux en silence, leurs lèvres tressautant d’amusement.

- Pffffff ! finit par lâcher Constance, à court d’idées, vaincue.

Elle maugréait dans sa barbe, quand un miaulement surgit de derrière un muret. Constance se précipita vers celui-ci, y trouvant son chaton. Elle le prit dans ses bras, le serrant contre elle toute heureuse, avant de se tourner vers sa nouvelle amie, un sourire éblouissant sur les lèvres.

- Entendue ! Mais dans ce cas-là, je vous invite à la maison !

***

Le soleil se leva sur le village. Constance s’étira sur le canapé d’Isabella à l’odeur du café chaud...

****
À vos votes !
1) Isabella propose de l’accompagner à la maison pour récupérer des vêtements (choix retenu)
2) Elles vont porter plainte à la gendarmerie
3) Constance appelle le propriétaire
4) Germaine vient sonner à la porte pour demander pardon
il y a 2 mois 2 semaines #232

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Constance s’étira sur le canapé d’Isabella à l’odeur du café chaud lui chatouillant les narines. Elle étouffa un cri lorsque Virgil sauta sur ses pieds qui remuaient sous le plaid.

- Espèce de canaille ! Viens par ici.

Mais à peine fut-elle assise que le chaton s’échappa en bondissant loin d’elle. Elle secoua la tête amusée et bascula les jambes sur le côté. Ses pieds nus embrassèrent le carrelage gelé et elle frissonna.

- Vous avez froid ? Ceci devrait vous aider, annonça Isabella en lui tendant une tasse fumante.
- Merci, c’est gentil.
- Bien dormi ?
- Oui, comme une souche, avoua Constance en se passant une main dans les cheveux. Merci encore de m’avoir accueillie.
- Avec plaisir. Vous pouvez rester ici autant que vous voudrez.

Constance esquissa un sourire timide, troublée par cette femme aussi belle que généreuse. Elles avalèrent leur café dans un silence quasi religieux avant que Virgil ne se décide à gratter dans sa litière improvisée avec énergie. Isabella jetait de discrets et rapides coups d’œil à son invitée qui avait éveillé en elle, un intérêt certain.

- J’aimerais porter plainte, lâcha soudainement Constance.
- Je comprends, Germaine a besoin d’une leçon.
- Je me fiche de cette vieille folle. Je veux dénoncer mon proprio.
- Oh… C’est un homme influent et très apprécié par ici…
- Et ça lui donne tous les droits ? coupa Constance sans masquer son énervement.
- Bien sûr que non, reconnut Isabella d’un ton calme destiné à l’apaiser.

Espérant la faire changer, elle réfléchit à la meilleure manière de gagner un peu de temps. Elle reposa sa tasse vide sur la table basse et lui proposa de la raccompagner chez elle pour se changer et prendre quelques affaires. Constance, ne pouvant que constater son état, accepta sans rechigner. Elle demanda à ce que Virgil puisse rester en sécurité, ce que son hôte lui accorda bien volontiers.

La camionnette s’avançait lentement dans l’allée et sous ce radieux soleil, la maison paraissait bien inoffensive. Isabella coupa le moteur et se tourna vers sa passagère dont le regard restait fixé sur la porte entrouverte.

- Prête ?
- Allons-y, trancha Constance en quittant le véhicule.

Le claquement des portières provoqua l’envolée des tourterelles postées dans le mûrier platane jouxtant la maison. Les deux femmes cheminèrent côte à côte mais Constance marqua un temps d’arrêt avant de franchir le seuil. Elle inspira profondément et posa un pied à l’intérieur. Tout semblait calme excepté l’horloge du micro-onde qui clignotait frénétiquement. Isabella sur ses talons, elle se dirigea vers la chambre d’un pas hésitant. Son lit en bataille témoignait du cauchemar vécu la veille. Elle retrouva son téléphone dans les draps et malgré la batterie faible, elle envoya un message à son propriétaire exigeant qu’il rapplique au plus tôt. Elle ouvrit ensuite son armoire, choisit une tenue et disparut dans la salle de bain. Isabella entendit l’eau couler et en profita pour fouiner. L’occasion était trop belle pour la laisser passer même si après toutes ces années, ses chances de trouver quelque chose se réduisaient à néant. Elle se rendit au salon où, absorbée par ses recherches, elle ne prêta pas attention à la silhouette imposante qui se rapprochait d’elle jusqu’à ce qu’une odeur nauséabonde lui soulève le cœur.

- T’fais quoi ici toi ?

Surprise, Isabella sursauta en laissant échapper un petit cri. La main sur le cœur, elle poussa un soupir de soulagement en réalisant qu’il ne s’agissait que de Théodore.

- De quoi je me mêle ? Rentre chez toi !

Visiblement contrarié, le voisin caressa nerveusement son rat qui trônait sur son épaule poilue. Il fouilla la pièce du regard avant de revenir sur l’épicière.

- S’passe quoi ici ?
- J’ai pas le temps, bouge de là avec ta saleté de bestiole.
- T’vas faire des histoires ?

Prête à le rembarrer, Isabella dut néanmoins se contenir face à l’apparition de Constance. Cette dernière les observait tour à tour, sentant bien qu’elle interrompait quelque chose.

- Que faites-vous là ? demanda-t-elle à son visiteur impromptu.
- La porte était ouverte c’matin mais vous étiez disparue. L’est v’nue pas vrai ?

L’épicière lança un regard noir à Théodore qui ne n’avait d’yeux que pour Constance. Il changea son rat d’épaule en souriant niaisement.

- J’en ai marre de tous ces sous-entendus ! Vous allez me dire ce que vous savez et maintenant ! ordonna Constance.
- Théodore a une imagination débordante, intervint Isabella. Il pense voir des choses mais…
- Après ce que j’ai vu cette nuit, coupa Constance, je suis prête à l’écouter.
- Elle s’promène la nuit, l’aime pas les étrangers.
- Qui ? De qui parlez-vous à la fin !
- Du fantôme de ma tante, confessa Isabella les yeux humides. Enfin je crois…

Constance apprit ainsi que la tante d’Isabella, portée disparue en avril 1972, avait été retrouvée noyée dans la rivière après une mauvaise chute, à seulement deux kilomètres d’ici. Mais l’épicière n’acceptait pas les conclusions du légiste, sa tante connaissait la forêt comme sa poche, elle se montrait prudente et adroite, jamais elle n’aurait pu faire une telle chute mortelle, jamais. Touchée par sa tristesse, Constance s’approcha et posa une main amicale sur l’épaule d’Isabella qui peina à masquer un frisson.

- Pourquoi votre tante hanterait-elle cette maison ?
- Elle était très amie avec Madame Horn, elles se voyaient souvent et quand cette dernière est partie, elle a dû s’attacher à cet endroit. Peut-être attend-elle simplement son retour ?
- Et si ce n’est pas elle ?
- Il n’y a qu’un moyen de le savoir, affirma Isabella en soutenant le regard inquiet de Constance.

- T’vas faire des histoires, j’le savais.
- Rentre chez toi Ratatouille, le rabroua Isabella.
- L’doit pas rester là, ces choses là, ça doit partir, insista Théodore.
- Je dois savoir ce qui lui est arrivé, répliqua fermement l’épicière avant de se tourner vers la maîtresse de maison. Je vous en supplie Constance.

Emue et effrayée à la fois, cette dernière lui demanda ce qu’elle avait en tête. Lorsqu’Isabella lui proposa de passer la soirée sur place et tenter une séance de spiritisme, Constance se décomposa. Après son expérience de la veille, elle n’envisageait pas une seule seconde de passer une nuit de plus dans cet endroit. Pour l’épicière, c’était une aubaine de passer outre le barrage constant de l’ancien maire qui, jusqu’alors, l’avait empêchée de rester assez longtemps entre ces murs pour parvenir à ses fins. Constance allait décliner sa proposition quand une voix familière la devança.

- Il en est hors de question, gronda monsieur Horn les mains sur les hanches depuis le seuil de la porte d’entrée.

***
A vos votes !
1) Soulagée par cette intervention, Constance en profite pour échapper à la requête d’Isabella tout en se promettant de trouver un autre moyen de lui venir en aide 
2) Théodore intervient en provoquant le propriétaire et en lui demandant pourquoi, depuis des années, il refuse de pénétrer dans la maison.
3) Isabella menace Horn de révéler une information capitale sur son épouse s’il l’empêche de communiquer avec sa tante.
il y a 2 mois 2 semaines #233

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Le silence suivit l’interruption de Horn, avant que Isabella furieuse, s’avança d’un pas pour interpeller l’intrus.

- De quoi vous vous mêlez !? s’énerva-t-elle en se postant devant lui. On ne vous a pas demandé votre avis !
- J’aurais dû me douter que vous étiez derrière tout ça ! répliqua Horn le visage rouge de colère. Cette maison m’appartient vous m’entendez ! Alors arrêtez de me nuire en faisant fuir les locataires !
- Vous l’avez volée à mes grands-parents ! cria Isabella hors d’elle.

Constance sentait la colère lui monter face à leurs échanges. Elle commençait à en avoir marre de ce village de fou, d’être prise pour une imbécile ! On la surveillait, on s’immisçait chez elle, on la pelotait et en plus elle se retrouvait au milieu d’une guerre de territoire !? C’était Isabella qui s’amusait à lui faire peur depuis le début !?

Une porte claqua soudainement dans son dos, mais elle ne l’entendit pas. Elle était tellement folle de rage de s’être fait berner qu’elle n’arrivait plus à raisonner normalement. Isabella et Horn continuaient à se disputer à la porte. Personne ne sembla se rendre compte de l’obscurité qui gagnait peu à peu le salon, de l’atmosphère qui s’alourdissait. Des murmures s’échappaient des murs, chatouillant les oreilles de Constance. Theodore dû également les entendre, car il se mit à inspecter fébrilement la pièce, la mine inquiète. Un courant d’air froid balaya les jambes de la jeune femme qui n’arrivait plus à se calmer.

- Elle arrive…, piailla Theodore d’une voix incertaine.

Constance sentit le froid se refermer sur elle et sa vision se brouilla. Ses jambes flageolèrent légèrement tandis que la tête lui tournait. Elle avait cette désagréable sensation de chuter, d’être comme hors d’elle-même. Le brouillard s’estompa dans son esprit en même temps que cette impression de froid, la laissant face à la porte d’entrée qui venait de s’ouvrir.
Le regard d’Isabella accrocha le sien, s’illuminant soudainement. Son visage paraissait plus fin encadré comme il l’était par de longs cheveux bruns, là où ils auraient dû être courts. Ses vêtements de ville avaient laissé la place à une robe toute simple, mais qui ne cachait rien de ses charmes.

La porte se referma derrière elle tandis qu’elle s’avançait, un sourire charmeur sur les lèvres. Elle combla rapidement l’espace entre elles deux, avant de capturer la bouche de Constance avec fougue. Celle-ci lui rendit son baiser en s’accrochant désespérément à son cou. Elle finit par se décoller de ses lèvres, le souffle court.

- Attends…, essaya-t-elle d’émettre tandis que sa compagne partait à la découverte de sa nuque. Charles ne devrait pas tarder à rentrer avec Guillaume…

Son amante soupira lourdement dans son cou avant de se redresser.

- Éliane…, je voudrais tellement…
- Je sais…, l’interrompit la jeune femme en caressant doucement les lèvres entrouvertes de sa compagne. Mais tant qu’on n’aura pas fait tomber Charles pour toutes ses magouilles…
D’ailleurs, Camille, je crois avoir trouvé un début de piste, j’ai retrouvé l’acte de propriété de tes parents pour la maison.

- Ce sale voleur ! cracha Camille. Il les a escroqués sur leur lit de mort ! Cette maison aurait dû nous revenir à moi et ma sœur !
- Je suis désolée mon amour…, murmura Éliane en baissant les yeux. Mais les choses vont être réparées, il va payer !

Elle releva la tête vers sa compagne, la mine résolue, quand celle-ci lui envoya une énorme gifle en plein visage.
La douleur cuisante lui fit ouvrir les yeux. Une figure masculine au teint rouge se trouvait à quelques centimètres d’elle, s’étouffant, les yeux à moitié révulsés, cherchant désespérément de l’air. Une voix féminine criait dans ses oreilles, tandis que des mains enserraient ses poignets avec force. Estomaquée par la scène, Constance relâcha sa poigne sur la gorge de Monsieur Horn, lui permettant de respirer de nouveau. Isabella la propulsa en arrière, totalement paniquée.

Ce fut alors que la jeune femme entendit les piaillements de désespoirs d’un timbre qui ressemblait à celui d’un garçonnet. Theodore s’était recroquevillé contre un mur, les mains enfouies dans ses cheveux, appelant dans une sorte de geignement sa mère.

***
A vos votes !
1) Le silence tombe soudainement dans la maison, seulement brisé par des bruits venant de la cave.
2) Isabella secoue Constance et exige des explications sur ce qu'il vient de se passer.
3) Théodore se lève, le regard vide.
4) Constance déboussolée, essaye de comprendre et accuse Horn.
il y a 2 mois 1 semaine #234

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