L'appel de l'âme - Texte Participatif Groupe Café Facebook

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  #LundiStory

Bonjour ! ☕
 Nicky et moi lançons un nouveau concept sur Facebook. sur le groupe littéraire de la maison d’Editions Homoromance : Le Café de l’Homoromance. 

Une story participative ✍

 


Il s’agit d’une petite histoire écrite à quatre mains. Chaque semaine, le lundi, nous publierons un nouveau chapitre sous la forme d’un court paragraphe sur le groupe.

Pour amener un petit quelque chose de plus drôle et surtout apporter un challenge pour nous , <<c’est vous chers/ères lecteurs/lectrices, qui décideraient de la suite de la story>>.
Nous vous soumettrons plusieurs propositions et celle qui récoltera le plus de votes nous guidera sur le chemin à emprunter pour poursuivre le récit. 

Si vous voulez voter, participer et suivre la sortie en avant-première le lundi, rejoignez le groupe sur Facebook :
www.facebook.com/groups/LivresLGBT  

Je publierai ici le dimanche pour les retardataires qui prennent l’histoire en cours de route. 

Assez de blablas, c’est parti pour l’Histoire du Lundi 

L’appel de l’âme.

Ses larmes formaient un rideau opaque, l’empêchant de lire les panneaux de signalisation. Constance se fiait aux directives de son GPS tel un automate. Son cœur meurtri l’oppressait, sa respiration erratique trahissait ses sanglots étouffés. D’un revers de main, elle recouvra une vision plus nette avant d’activer son clignotant. Elle s’engagea sur un chemin en terre au bout duquel un nouveau départ l’attendait. Seule...

Elle ressassait les paroles de Rachelle ou plutôt ses reproches, ces quelques mots qui avaient lacéré son cœur, lui laissant un goût amer. Cette décision subite, brutale et radicale de rompre l’avait anéantie. La douleur indicible s’était lovée dans son être profond et refusait de lui laisser le moindre répit. Comment peut-on survivre avec un trou béant dans la poitrine ? Leur histoire avait démarré comme un conte de fée, un coup de foudre, une relation fusionnelle, un amour au-delà des mots, une connexion d’âme à âme dont il ne restait aujourd’hui que de lointains souvenirs.

Brisée, Constance essuya ses larmes pour observer la petite bâtisse en pierre qui se dressait fièrement devant elle. Une aubaine d’avoir trouvé cette location aussi rapidement et à un prix raisonnable quand on connaissait la situation de marché immobilier dans la région. Les mains tremblantes, elle prit une profonde inspiration avant de sortir du véhicule. Sa porte venait à peine de claquer quand un homme surgit de nulle part pour l’accueillir. Elle lui donnait une soixantaine d’années avec sa petite barbe grisonnante bien entretenue. D’un air jovial, il s’avança vers elle main tendue.

- Madame Galon, j’espère que vous avez fait bonne route !
- Bonjour, je…, bégaya-t-elle perdue. Heu oui, merci.
- Vous avez trouvé facilement ? s'enquit-il en la détaillant d’une mine curieuse.
- Oui, avec le GPS.
-Parfait ! Suivez-moi, je vais vous faire visiter, continua-t-il guilleret en lui indiquant la bâtisse d’une main.

Il avait la décence de ne pas l’interroger sur ses yeux rouges et bouffis. Constance se força à esquisser un sourire qui laissait à penser qu’elle faisait un AVC. Elle suivit le propriétaire sans enthousiasme. Il lui céda le passage restant volontairement en retrait, la laissant se familiariser avec les lieux. L’habitat refait à neuf ne manquait pas de charme, il était lumineux et bien pensé. En entrant dans le salon, un frisson glacé la parcourut de la nuque au creux des reins malgré les températures estivales. L’atmosphère pesante la rendait nerveuse. Une sonnerie stridente la fit soudainement sursauter.

- Je dois répondre, s’excusa monsieur Horn toujours sur le palier en exhibant son portable. Mais je vous en prie, poursuivez la visite. Les chambres sont à l’étage et derrière la porte sur votre droite, un escalier mène à la cave.

Constance acquiesça en suivant du regard le propriétaire qui s’éloignait. Elle étudia le salon où l’air sembla soudain plus léger. Elle essayait de se projeter, mais ses pensées se trouvaient parasitées par les mensonges de Rachelle. Elle tourna la tête vers la cheminée au centre de la pièce, elle ressentit alors une étrange attraction.

********

C’est à vous chers/ères lecteurs/lectrices de décider de la suite de l’histoire, à vos commentaires !
1) Elle va dans les chambres
2) Elle va dans la cave
3) Elle inspecte la cheminée (choix retenu cette semaine)
4) Elle retourne voir le propriétaire  

*******

Merci de ne pas répondre sur ce sujet, toutes réponses seront supprimées pour une meilleure visibilité de l'histoire.

 
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Dernière édition: il y a 4 mois 3 semaines par Cyane Fair.
il y a 4 mois 3 semaines #204
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-2-
Constance s’avança vers la cheminée, l’effleurant du bout des doigts. Un frémissement lui parcourut l’échine alors que la pierre sous ses doigts semblait vibrer, comme si la maison elle-même respirait. Ses yeux se posèrent instinctivement sur le bois au-dessus de l’âtre. Des lettres y étaient gravées, CH, EH et GH. Elle se pencha sur le foyer pour mieux les examiner, quand elle entendit un murmure dans le conduit, comme un soupir poussé par le vent :

- Je te sens… Je te vois…

Son cœur rata un battement tandis que ses cheveux se hérissaient sur sa nuque. Elle se projeta en arrière d’un bond, reculant à toute vitesse sans lâcher une seule seconde la cheminée des yeux. Son pied buta contre la marche de l’escalier, et sans plus réfléchir, elle l’emprunta en quatrième vitesse, fuyant la pièce.

- Non, non non, non, répéta-t-elle en secouant la tête. Ce n’était rien ! Juste le vent ! Rien que le vent !

Elle passa devant les deux chambres de l’étage sans vraiment les regarder, avançant d’une traite vers la salle de bain. Elle claqua la porte derrière elle, avant d’agripper le meuble vasque, fixant ses pieds. La respiration erratique, elle releva lentement la tête vers le miroir.

- Respire ma fille, tout va bien ! s’encouragea-t-elle en prenant de longues inspirations. Les vieilles maisons sont pleines de bruit, c’est bien connu.

Son reflet dans la glace lui renvoya l’image d’une jeune femme aux cheveux longs, bruns et légèrement ondulés, les yeux apeurés, creusés par les cernes. Son visage était marqué par la fatigue et l’affliction. Elle faisait peine à voir… La chaine qui pendait autour de son cou finit par la ramener à l’instant présent. Rachelle…

Constance se mordit la lèvre, refusant de pleurer une nouvelle fois. Elle passa les mains sur son visage pour tenter de reprendre le contrôle de ses émotions. Ce n’était rien… Et puis dans tous les cas elle n’avait pas le choix ! Cette maison était une aubaine qu’elle ne pouvait pas manquer ! Pas dans sa situation !

Elle secoua la tête et inspecta alors les lieux. La salle de bain, comme tout le reste de la maison, avait également été rénovée. Une grande baignoire longeait tout un pan de mur au carrelage gris. La pièce était assez grande pour contenir une machine à laver et un petit meuble.

Constance fronça les sourcils d’incompréhension. Entre la superficie et les travaux de rénovation, le loyer semblait peu onéreux. Ce constat la laissait songeuse concernant les motivations du propriétaire. De ce qu’elle avait entraperçu des chambres, tout paraissait en parfait état… Alors pourquoi ? Bon elle n’allait clairement pas s’en plaindre, c’était la seule location disponible dans les environs sans qu’elle n’ait à faire des kilomètres pour se rendre au travail. Sans compter sa vieille voiture, le prix de l’essence qui n'avait de cesse d’augmenter et endettée comme elle l’était, ça tombait vraiment à pic.

Constance serra les dents en repensant à sa situation financière. La tristesse et la colère s’entremêlaient dans son esprit, menaçant de la faire craquer. Elle finit par ressortir de la salle de bain, avançant d’un bon pas vers les escaliers afin d'examiner la cuisine au rez-de-chaussée pour occuper ses pensées. Elle passa dans le salon sans un regard vers la cheminée, entrant dans la pièce adjacente. Spacieuse, moderne et équipée, la jeune femme n’aurait pu rêver mieux. Une porte donnait sur l’arrière de la maison, où elle aperçut un bout de jardin parfaitement entretenu. Totalement convaincue, elle repassa dans le salon.

Une porte à sa droite attira alors son attention. Elle contrastait avec le reste de la demeure par son aspect vieilli et abimé. C’était la porte que le propriétaire lui avait indiquée plus tôt, celle menant à la cave. Elle fixa intensément la poignée, se sentant comme oppressée. Il s’en dégageait quelque chose de… lourd, dérangeant. Il lui sembla entendre de nouveau un murmure, répété, pressé.

La jeune femme toussa bruyamment pour occulter ce son dérangeant, se persuadant qu’il s’agissait des bruits d’une ancienne bâtisse qui travaillait. Désirant rejoindre le propriétaire au dehors, elle se retourna, refusant de s’approcher de près ou de loin des caves. Quelque chose griffa alors la porte dans son dos comme un long raclement. Elle se figea, le cœur au bord des lèvres.

- Oh merde ! C’est sûrement un rat ! s’écria-t-elle en s’élançant tout de même vers la sortie. Oui un rat, donc stop ! Arrête de psychoter !

********

C’est à vous chers/ères lecteurs/lectrices de décider de la suite de l’histoire, à vos commentaires !
1) Elle part en courant et fait tomber son porte clef fétiche
2) Elle quitte la maison avec empressement et part à la recherche du propriétaire
3) Stoppée dans sa fuite par un signal sonore suraiguë émanant de son téléphone, elle est obligée de décrocher pour sauver ses tympans  (choix retenu cette semaine)
4) Apeurée, elle décide de regagner son véhicule
Dernière édition: il y a 4 mois 2 semaines par Cyane Fair.
il y a 4 mois 2 semaines #207
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- 3 -

Il ne lui restait plus que quelques pas avant de franchir la porte d’entrée. Elle accéléra quand soudain, un son strident lui vrilla les tympans. Elle stoppa net sa course et fouilla son sac frénétiquement à la recherche de son téléphone perdu au fin fond de tout son barda. Lorsqu’elle réussit enfin à mettre la main dessus, elle réalisa avec inquiétude que l’écran refusait de s’allumer. L’appareil semblait éteint et pourtant ce son suraigu témoignait de son activité. Elle appuya énergiquement sur toutes les touches et le silence se fit enfin. Elle s’apprêtait à ranger son portable, quand des grésillements irréguliers se firent entendre, au milieu desquels elle crut distinguer une voix lointaine et robotisée. Méfiante, elle approcha l’appareil de son oreille tout en le maintenant à une distance raisonnable, de peur qu’il n’explose entre ses mains.

- … Crcchh… pars… ccrrch…

Sans plus attendre, Constance s’élança vers la sortie et traversa l’allée sans se retourner. Elle fouilla les environs du regard, mais aucune trace du propriétaire. Les clefs sur la serrure de la porte se balançaient alors qu’il n’y avait pas la moindre trace de vent. Les avait-elle bousculées en sortant ?

- Monsieur Horn ? Monsieur Horn !

Une main en visière et l’autre sans sa poche à tripoter son porte-clefs fétiche, elle guettait le moindre mouvement. Ce type était aussi imprévisible que sa foutue baraque… Cette situation invraisemblable, elle la devait à la cruelle décision de Rachelle de mettre fin à leur vie de couple comme si leur histoire n'avait jamais compté. Elle avait aimé cette femme de tout son être, elle en avait fait le centre de sa vie et aujourd’hui ne restaient que le vide et la souffrance d’avoir été dupée, trahie et abandonnée. Mâchoire crispée, Constance prit l’initiative de faire le tour de la propriété dans l’espoir de croiser le maître des lieux, mais elle dut se rendre à l’évidence, il avait filé. Elle pianota nerveusement sur sa cuisse avant de replacer une mèche de cheveux derrière son oreille, ne sachant que faire en attendant son retour. Rachelle aimait lui passer la main dans les cheveux… Tandis qu’elle ressassait son passé, un mouvement sur sa gauche attira son attention. Elle aurait juré que quelqu’un venait de passer devant la fenêtre de la cuisine. Elle approcha prudemment et posa les mains sur le carreau poussiéreux.

- Monsieur Horn ? Vous êtes là ? demanda-t-elle d’une voix fébrile.

Quel genre de propriétaire disparaissait en plein état des lieux sans prévenir ? Constance ne se sentait pas à l’aise avec ces méthodes et jugea préférable de regagner son véhicule pour récupérer sa batterie de secours et tenter de le joindre. Elle se détourna de la bâtisse pour mettre son plan à exécution, mais un rire moqueur la coupa dans son élan. Elle se retourna vivement et ne put que constater sa profonde et apparente solitude.

- Je ne trouve pas ça drôle du tout ! lança-t-elle avec agacement. Je vous préviens, soit vous vous montrez, soit je m'en vais.

Le silence pour seule réponse à son coup de bluff, Constance se dirigea d’un pas rageur vers sa voiture. Elle s’apprêtait à ouvrir sa portière quand une main se posa sur son épaule.

- La maison vous plaît ?

Le cri poussé par Constance provoqua l’envolée d’une horde de corbeaux. Une main sur le cœur, la respiration saccadée, elle jeta un œil noir à l’homme qui se tenait derrière elle.

- Je suis désolé, je ne voulais pas vous effrayer. J’ai été chercher les papiers à signer, je les avais oubliés chez moi. J’habite juste derrière le sous-bois et je pensais avoir largement le temps d’effectuer l’aller-retour le temps de votre visite.

Méfiante et encore secouée, Constance le dévisagea avec sévérité. Il semblait sincère et pourtant, plus elle le regardait et plus son instinct l'incitait à la prudence.

- Ce n’est rien, mentit Constance en essuyant discrètement ses paumes moites sur son pantalon.
- Toujours intéressée par la maison ?
- Oui… je la prends, répondit-elle en tentant de masquer son hésitation.

Malgré les bizarreries dont elle avait été témoin, Constance ne pouvait pas se permettre de refuser une telle opportunité. Elle finirait bien par s’accoutumer aux bruits de cette vieille maison néanmoins pleine de charme.

- Parfait ! s’exclama le propriétaire en étalant les feuilles sur le capot de la voiture. Puisque nous sommes là, signons.

D’une main tremblante, Constance saisit le stylo qu’il lui tendait et apposa sa signature aux emplacements indiqués. Les formalités effectuées, ils se serrèrent la main.

- Votre jeu de clefs est sur la porte. Vous avez mon numéro en cas de besoin. C’est bon pour moi, s’enthousiasma Horn en regroupant les documents. Des questions ?


A vos claviers!
1) Elle interroge le propriétaire sur les bruits en provenance de la cave
2) Elle répond par la négative, le remercie et commence à décharger son véhicule
3) Elle l’interroge sur les raisons du départ de l’ancien locataire  (choix retenu cette semaine)
4) On s’en fout de tout ça, on avance un peu plus vite dans l’histoire
Dernière édition: il y a 4 mois 1 semaine par Cyane Fair.
il y a 4 mois 1 semaine #208
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- 4 –

Constante l’observa en silence, cherchant une manière de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres. Elle choisit de le faire de manière détournée pour ne pas paraître étrange.

- Par contre, je ne comprends pas qu’un appartement avec des prestations aussi parfaites ne soit pas déjà loué. Que sont devenus les anciens locataires ? Pourquoi sont-ils partis ?

Le sourire du propriétaire se fana aussitôt. Il se tritura les mains en détournant légèrement le regard.

- Le travail ! s’exclama-t-il soudainement en reprenant instantanément une mine joyeuse. L’ancien locataire s’est fait muter à l’autre bout du pays.

Il partit ensuite sur un long monologue, vantant le calme et les nombreux services qu’offrait le village. Constance ne l’écoutait plus que d’une oreille. Elle essayait de comprendre, en partie perdue et profondément étonnée par les différentes expressions qui s’étaient succédé sur le visage de l’homme. Il mentait ? Mais pour quelle raison ? Elle n’aimait vraiment pas ça… Elle espérait ne pas se retrouver au milieu d’une magouille…


La maison était silencieuse, on n’entendait que ce bruit répété, ce grattement léger. La voix de l’enfant s’éleva, masquant le chuintement des crayons à papier sur la feuille. Il fredonnait une comptine tout en continuant à colorier son cahier. Le petit garçon rajoutait peu à peu des couleurs aux ailes du papillon, lui donnant vie.
Son œuvre terminée, il souffla doucement sur la page, faisant battre les ailes du petit animal qui s’échappa du papier et s’envola dans la pièce. Au fur et à mesure que l’insecte s’élevait dans les airs, ses ailes se ternissaient, perdant de ses superbes couleurs pour prendre une teinte noire.
Un cri strident retentit à l’étage inférieur, faisant sursauter l’enfant qui se retourna d’un bond vers la porte. Les ténèbres envahirent la chambre, étouffant leurs occupants. Il y avait quelque chose de mauvais là-dedans, quelque chose qui s’approchait dans l’obscurité.

Constance se réveilla en sursaut. La respiration erratique, elle fouilla la chambre des yeux, la gorge serrée par une horrible sensation d’oppression.
La lumière du réveil éclairait la pièce d’une lueur fantomatique. Au plafond, l’heure s’affichait d’un éclat rougeâtre. Deux heures deux du matin, une heure miroir… La peur au ventre, Constance vit une ombre venir cacher par intermittence certains chiffres au-dessus de sa tête.

Elle se redressa instantanément pour allumer sa lampe de chevet. Rassurée, elle souffla longuement, relâchant l’air qu’elle n’avait pas eu conscience de retenir. Ce n’était qu’un simple insecte qui passait devant le faisceau du réveil. Son soulagement fut pourtant de courte durée, en voyant ce qui ressemblait à un papillon se diriger vers elle. Ses ailes noires battaient l’air, avant de se stopper soudainement en plein vol. L’animal chuta sur les couvertures et ses ailes eurent un dernier sursaut, avant de se figer totalement dans la mort.
Constance n’osait plus esquisser le moindre mouvement, chamboulée par l’étrange coïncidence de retrouver l’insecte de ses rêves, là juste devant elle. Perturbée, elle finit par s’extirper hors des couvertures, descendant à la cuisine se chercher un verre d’eau.

Les lumières allumées, elle parcourut la pièce des yeux en buvant quelques gorgées. Cela faisait plusieurs jours qu’elle avait emménagé, donnant un semblant de vie à la maison. Elle profitait de ses vacances pour tout agencer, redécorer à son goût. Elle se sentait bien mieux depuis que la maison était meublée, la sensation d’oppression avait disparu. Il se passait toujours des choses étranges, comme des bruits répétés à la cave, semblable à des coups, mais elle mettait ça sur le compte de la maison vieillissante et de la chaudière qui travaillait. D’autant plus que les chocs survenaient toujours à la même heure. Ça ne pouvait être que la pression dans la chaudière, rien de plus…

La fatigue la gagnant de nouveau, elle repartit en direction des escaliers. Elle se figea brusquement en passant rapidement devant la fenêtre. Le cœur battant à tout rompre, elle recula de quelques pas pour faire face aux carreaux. Le jardin était vide, seulement éclairé par les éclats de la lune. Des frissons continuaient pourtant à chatouiller sa nuque. Elle avait clairement vu la silhouette du propriétaire, là, debout dans l’herbe en train de fixer la maison. Elle n’avait quand même pas halluciné… Mais à bien y réfléchir, elle préférait vraiment avoir imaginé des choses ! C’était bien trop flippant ! Elle s’attrapa la gorge, incertaine. Il n’y avait aucune raison pour que ce type soit là dehors au beau milieu de la nuit ! Aucune !

La gorge nouée, elle alla tout de même vérifier que la porte était bien fermée à double tour, avant de monter à toute vitesse dans sa chambre. Elle claqua la porte derrière elle, puis sous la psychose, poussa la commode non loin pour venir bloquer totalement l’ouverture. Enfin rassérénée, elle se recoucha, espérant retrouver vite le sommeil.

Peine perdue… Sa peur et son imagination ne l’aidaient en rien. Elle avait cette impression d’entendre quelqu’un se promener dans la maison, faisant grincer le sol et les escaliers par intermittence.
Pourquoi l’ancien locataire était-il parti ? Elle ne croyait pas aux bobards du propriétaire. Y avait-il quelque chose avec la maison ? Avec cet homme lui-même ? Elle devait trouver des réponses pour calmer ses craintes. Elle se promettait d’en faire sa priorité le lendemain.


Il est temps de choisir la suite ! A vos claviers ! 
1) Elle se rend à l’épicerie du village pour glaner quelques informations. 
2) Elle fait des recherches sur internet. 
3) Elle va voir le voisin d’à côté.   (choix retenu cette semaine)
4) Elle décide de consulter un médecin pour calmer ses angoisses. 
Dernière édition: il y a 4 mois 23 heures par Cyane Fair.
il y a 4 mois 23 heures #209

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-5-

Une tasse fumante à la main, Constance se laissait émerveiller par les couleurs de l’aube et le chant matinal des oiseaux. De sa terrasse, elle apercevait le toit d’ardoise de son voisin et une idée germa aussitôt dans son esprit fatigué. Elle avala la dernière gorgée de café et se rua dans la cuisine où elle déposa sa tasse dans l’évier avant de saisir son sac posé négligemment sur le comptoir. Un petit tour de clé et voilà que le bas de sa robe flirtait avec la rosée du matin tandis qu’elle traversait les verts pâturages d’un pas décidé. Son regard accrocha la boîte aux lettres bancale et elle s’approcha pour y découvrir le nom de son voisin : Théodore Amiel. Tout un programme !

Constance s’immobilisa à quelques mètres de l’entrée pour observer la maison dont la façade nécessitait quelques travaux. Le lierre grimpait sur une large partie et emprisonnait les volets en bois marqués par l’usure du temps. La lumière qu’elle aperçut derrière les carreaux crasseux lui indiqua que son voisin était levé et malgré l’heure matinale, elle frappa à sa porte.

L’attente lui parut interminable au point de la pousser à renouveler son geste. Elle entendit alors une sorte de grognement et préféra reculer d’un pas. Elle serra son sac contre elle comme si cela pouvait la protéger de ce qui se trouvait derrière cette porte dont le grincement sinistre lui hérissa les poils.

- Bah ma p’tite dame, on est tombé du lit ! lança un grand gaillard aux cheveux hirsutes et un torchon à la main.

Vêtu d’une salopette maculée de tâches de graisse et d’une paire de bottes boueuses en caoutchouc, Théodore la fixait avec curiosité.

- Excusez-moi, je suis matinale. Je me présente, Constance Galon, votre nouvelle voisine.
- Vous n’êtes pas une fille d’la campagne vous.
- Pas vraiment, avoua-t-elle avec un sourire gêné.
- Entrez, il fait encore frais à c’te heure.

L’homme s’écarta pour lui ouvrir le passage, bras tendu pour l’inviter à entrer. Constance réalisa soudain qu’elle allait pénétrer chez un parfait inconnu, seule, sans âme qui vive à proximité. Elle pria pour ne pas finir enchaînée au fond d’une cave…

Prenant son courage à deux mains, elle franchit le seuil de la maison pour se retrouver dans… ce qui devait être à l’origine une cuisine mais qui ressemblait davantage à une décharge. Son voisin avait-il le syndrome de Diogène ? Elle se cala dans un coin tandis que son hôte refermait la porte derrière lui.

- Je n’ai pas eu le temps de ranger, expliqua Théodore sans manifester la moindre gêne.

Il extirpa deux chaises de tout ce fatras et invita Constance à prendre place. Elle le remercia d’un signe de tête et s’installa à contre cœur sur le coussin tâché.

- Vous vivez ici depuis longtemps ? lui demanda-t-elle en prenant soin de rien toucher.
- J’suis né ici. Café ?
- Non merci, je viens d’en boire un.

Entre la poussière et les toiles d’araignées, les piles de livres et autres objets, Constance mourrait d’envie de prendre ses jambes à son cou ! Cependant, son besoin de réponses lui donna la force nécessaire pour poursuivre.

- Je me demandais si vous aviez connu les anciens locataires de monsieur Horn ?
- Vous aimez les rats ?

Décontenancée par cette réponse qui n’avait aucun lien apparent avec sa question, Constance étira les lèvres dans un semblant de sourire.

- Pas vraiment non… Je disais donc, reprit-elle mal à l’aise, les anciens locataires…
- Je vais vous présenter Fairky, la coupa-t-il à nouveau.

Soit il se moquait ouvertement d’elle, soit il n’avait pas la lumière à tous les étages. Méfiante, Constance le suivit des yeux tandis qu’il déplaçait une pile de vieux journaux poussiéreux. Il déposa alors une cage sur la table renfermant un rat albinos dont les moustaches frétillaient tandis qu’il humait dans sa direction. Pas ça

- Vous voulez le prendre ?
- Non ! répondit-elle brusquement en bondissant de sa chaise.

Son voisin ouvrit la cage et plongea la main à l’intérieur. Le rongeur remonta le long de son bras pour se caler sur son épaule.

- Il est gentil vous savez.
- Je n’en doute pas une seule seconde, répliqua Constance le cœur au bord de l’explosion. Mais je ne suis vraiment pas à l’aise avec ce genre de bestiole.
- Hmmm…vous devriez prendre un chat.

Toujours cramponnée à son sac, Constance s’encourageait mentalement pour ne pas détaler. Tant que son voisin restait loin d’elle, ça irait, elle pourrait gérer.

- Je vais y penser… mes prédécesseurs en avait un ? tenta-t-elle.
- Non, mais ils auraient dû.
- Pourquoi ? Il y a des rats chez moi ?
- P’tet bien. Mais la dernière fois que j’suis passé, je n’ai trouvé qu’lui, répondit Théodore en caressant la tête de Fairky.
- Donc vous avez rencontré les anciens locataires. Vous les connaissiez bien ?
- Sont pas restés assez longtemps… comme les autres.
- Vous savez pourquoi ? insista Constance sans quitter le rat des yeux.
- A cause d’elle… Vous aimez les champignons ?

Mais non ! Il avait visiblement décidé de jouer avec ses nerfs ! Prenant une grande inspiration, elle tenta d’ignorer la longue queue du rongeur et les réponses décalées de son propriétaire. Tiens bon ma vieille.

- Non, je n’aime pas les champignons, confessa-t-elle avec un sourire dans l’espoir de ne pas le contrarier. Vous avez dit « à cause d’elle », de qui parlez-vous ?

Si une femme était responsable du départ des anciens locataires, pourquoi son propriétaire lui avait-il menti ?

- Ils finissent tous par fuir… un vrai défilé… C’est l’heure d’aller nourrir les bêtes ! lança joyeusement son voisin.
- Mais… monsieur Amiel, s’il vous plaît, de qui parlez-vous ? Combien de locataires ont fui ? Pourquoi ?

Le regard de Théodore s’assombrit soudainement en se posant sur elle et son sourire s’effaça. Les yeux rouges du rat la fixaient à présent et ce duo détonant l’effraya.

- J’les entendais parfois crier d’ici les bougres… y en a même un qu’a détalé comme un lapin dès la première nuit ! On s’demande bien au village combien de temps vous allez tenir.

Constance, assaillie de sueurs froides, déglutit péniblement tout en calculant la distance qui la séparait de la sortie.

- La chatte d’la Germaine a eu des p’tits, ajouta Théodore en replaçant le rongeur dans sa cage. Allez en chercher un si vous comptez rester dans c’te maison. Conseil d’ami.
- J’en prends bonne note, assura Constance paniquée par les yeux hagards de son voisin se posant sur elle.

Pourquoi Amiel refusait-il de s’étaler au sujet de cette femme mystère ? Pourquoi cette obsession de lui faire prendre un chat ? Pourquoi Horn lui avait caché les véritables raisons du départ des anciens locataires ? Que se passait-il par ici ? Ses pensées se bousculaient dans un vacarme assourdissant.


Les choix de la semaine :
1) Elle n’insiste pas et préfère rentrer chez elle pour faire des recherches sur la maison. 
2) Elle part et poursuit son enquête à l’épicerie. 
3) Elle insiste, bien décidée à repartir avec des réponses. 
4) Elle décide d’aller rencontrer Germaine.  (choix retenu cette semaine)
 
Dernière édition: il y a 3 mois 3 semaines par Cyane Fair.
il y a 3 mois 3 semaines #211

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-6-

Pourquoi ? Mais qu’est-ce qu’elle fichait devant cette porte ? Constance secoua la tête en lâchant un long soupir. Elle se sentait seule et elle s’était dit que la compagnie d’un félin n’était pas une si mauvaise idée… Elle fixa la porte encore quelques secondes, puis appuya sur la sonnette.
Des bruits de talons résonnèrent contre un parquet, puis une femme imposante apparut dans l’ouverture. D’une cinquantaine d’années, les cheveux grisonnants, elle écarquilla les yeux en avisant son invitée surprise. Un sourire particulier élargit alors ses lèvres, que Constance trouva…, malaisant.

- Constance Galon ! Que je suis heureuse que vous me rendiez visite ! s’exclama la fameuse Germaine en l’attrapant délicatement, mais avec autorité par le bras pour la faire rentrer dans la maison.

Elle claqua la porte derrière elles, puis l’entraina ainsi jusqu’au salon, avant de l’obliger à s’asseoir sur le canapé. Interloquée, Constance se laissa faire, la Germaine toujours accrochée à son bras.

- Vous êtes beaucoup plus belle en vrai et de près, lui susurra-t-elle à quelques centimètres de son visage, tout en posant une main sur sa cuisse. Que me vaut le plaisir de votre visite ?

Totalement tétanisée et se sentant acculée par la cinquantenaire taillée comme une armoire à glace, Constance ne savait que faire ni quoi dire pour se sortir de cette situation. Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Comment connaissait-elle son identité alors qu’elle n’avait jamais croisé cette femme ? Et surtout, que voulait-elle dire par en vrai et de près ? Ses cheveux se hérissèrent sur sa nuque. Elle avait peut-être pénétré consciemment dans l’antre d’une psychopathe.

Celle-ci détaillait son visage avec attention en se mordant légèrement la lèvre inférieure, donnant des sueurs froides à Constance. Révulsée, elle détourna son regard de Germaine. Ses yeux balayèrent alors le salon, avisant les nombreuses vitrines remplies de poupées en porcelaine.
Son ventre se tordit d’effroi, elle avait l’impression d’être l’héroïne d’un mauvais film d’horreur. Ses lèvres remuèrent frénétiquement, avant qu’elle n’arrive à articuler dans un filet de voix :

- Vous…, vous auriez du thé ? bégaya-t-elle, dans l’espoir de l’éloigner.
- Oh ! Mais où ai-je donc la tête ?! s’exclama celle-ci en ricanant bêtement. Vous me faites perdre mes bonnes manières.

Elle se leva pour se diriger vers la pièce attenante, ouverte au niveau du mur par ce qui ressemblait à un comptoir. D’où elle se trouvait, Constance distinguait encore clairement son hôte à travers le passage.

- J’aime beaucoup comment vous avez aménagé la maison ! continua Germaine en lui tournant le dos.

Le cœur au bord des lèvres en imaginant cette folle collée à ses fenêtres, Constance se leva alors sans bruit et se pressa en silence vers la porte d’entrée. Il était hors de question qu’elle prenne un chat chez cette tarée, au risque qu’elle ne vienne lui rendre visite par la suite ! Dans sa précipitation, son pied écrasa alors la queue d’un félin qui hurla à la mort, ameutant la propriétaire. Elle se maudit, mais n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu’on sonna à la porte. Germaine qui arrivait dans son dos, maugréa quelques mots avant d’ouvrir.

Une jeune femme brune, des cabas dans les mains, attendait là, un sourire plaqué sur le visage. Leurs yeux se croisèrent alors et le sourire de l’inconnue vacilla quelques secondes devant la mine franchement effrayée de Constance, bloquée derrière la cinquantenaire. Elle se reprit pourtant en détournant le regard, tendant les paquets à Germaine.

- Votre commande de la semaine Madame ! Et j’ai rajouté un surplus de pâté pour chat comme vous l’aviez demandé !
- Merci Isabella, lui répondit-elle en posant les sacs dans le couloir, bloquant toujours le passage à Constance. On se dit à la semaine prochaine !

Elle allait refermer, mais l’intruse l’en empêcha en retenant la porte d’une main.

- Mademoiselle, pendant que je vous tiens ! reprit vivement Isabella à l’adresse de Constance. J’ai finalement trouvé dans la réserve de l’épicerie ce que vous recherchiez. Vous m’aviez dit que c’était pressé, et comme j’ai terminé ma tournée de livraison, je peux vous y emmener de suite pour le récupérer si ça vous dit.

Constance ne connaissait absolument pas cette femme, mais elle n’allait pas manquer la chance qu’on lui offrait !

- Vous me sauvez la vie ! s’exclama-t-elle en contournant Germaine pour s’enfuir de la maison. J’en avais absolument besoin pour ce soir ! continua-t-elle en rentrant dans le jeu d’Isabella. Je n’ai donc plus de raison de m’attarder chez vous madame, merci quand même pour le thé.

Germaine ronchonna dans son dos, mais ne l’empêcha pas de sortir. Elle marcha à toute vitesse vers la camionnette blanche et s’installa sur le siège passager sans un regard en arrière. Elle relâcha le souffle qu’elle retenait qu’une fois le véhicule en route.

- Merci…, réussit-elle à émettre en se frottant le visage des deux mains, encore tremblante.
- Y a pas de quoi, lui répondit Isabella en s’engageant sur la route principale du village. Vous n’êtes pas la seule à vous être retrouvée entre les griffes de cette folle… Dès qu’elle m’a sue célibataire, elle a tenté le coup avec moi…, grogna-t-elle en repoussant ses cheveux en arrière d’une main.
- On aurait dû naitre moche, rétorqua Constance sur le ton de la rigolade.

Isabella lâcha un léger rire qui sonna agréablement à ses oreilles. Se sentant mieux, elle prit le temps d’examiner sa sauveuse un peu plus en détail. De corpulence moyenne, elle abordait un look plutôt décontracté avec son jean slim noir, sa chemise blanche aux manches négligemment retroussées, son collier pendant autour du cou et les nombreux piercings sur son lobe d’oreille. Ses cheveux bruns coupés courts avec quelques mèches qui lui masquaient le visage, rajoutaient du charme à ses traits. Elle n’eut pas le temps de s’attarder plus sur sa voisine que le véhicule se garait sur le bas-côté.
Constance tourna la tête et fut surprise de reconnaitre sa maison.

- Non je ne suis pas une autre stalkeuse, précisa Isabella en s’accoudant sur le volant. Vous êtes nouvelle, donc l’attraction principale du village en ce moment. Je gère l’épicerie du centre, donc avec tous les commérages à votre sujet, il est normal que je sache qui vous êtes.
- Merci, lui répondit simplement la jeune femme en se tournant de nouveau vers elle.

Les yeux verts de la conductrice la détaillèrent quelques secondes en silence. Isabella finit par lui sourire doucement, l’invitant à venir visiter l’épicerie si l’envie lui prenait. Constance hocha la tête, puis sortit de la camionnette. Ses yeux suivirent le véhicule jusqu’à l’intersection, puis elle se força à passer le portail du jardin. Un miaulement attira alors son attention. Un petit chaton tout maigrelet piaillait au pied du buisson. Le pelage noir avec une tache blanche sur la tête, celui-ci paraissait seul et affamé. Ne se sentant pas le cœur à l’abandonner dans cet état de faiblesse, Constance l’attrapa avec délicatesse, le ramenant avec elle dans la maison.

***

Constance se prélassait sur le canapé, un livre dans les mains. Immergée dans l’histoire, elle ne prêtait pas attention aux bruits dans la maison. Elle manqua sursauter quand le chaton déboula dans la pièce en dérapant à moitié sur le sol. La jeune femme releva la tête, juste à temps pour voir le petit s’engouffrer sous le sofa, le poil totalement hérissé. Elle entendit alors du bruit non loin, comme des pas.

***
Les choix de la semaine :
1) Elle se lève pour aller voir. (choix retenu cette semaine)
2) Elle décide d’appeler un ami pour se changer les idées.
3) Elle se penche sous le canapé pour voir comment va le chaton.
4) Elle secoue la tête et retourne à sa lecture.
Dernière édition: il y a 3 mois 2 semaines par Cyane Fair.
il y a 3 mois 2 semaines #216

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