20 QUESTIONS A OLIN TORVINGEN

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20 QUESTIONS A OLIN TORVINGEN a été créé par Olin

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire votre dernier roman ? 

Alien 4 et Sigourney Weaver !En regardant une énième fois ce film que j’adore, j’ai eu soudain l’idée que cette femme forte et puissante, qui combat des créatures sanguinaires, puisse être vulnérable, sous l’emprise de sa famille et sujette à des TOC et des crises d’angoisse. C’est cette idée qui est à la base de la création de L’acidité des airelles . Mais le personnage d’Allen est né lors de l’écriture de Tchaikovski et le chat noir, publiée dans le recueil collectif Ani’mot1 .
Allen est devenue cette "Ripley" cassée et s’est invitée ou plutôt imposée dans le roman.
 

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à la rédaction jusqu'à la finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Je pars d’une idée générale. Pour le conte lesbien Le marquis de Carabas et son chat botté , je souhaitais aborder les conséquences que peuvent avoir les croyances infondées et les traditions. Puis, l’écologie s’est greffée à cette idée de départ. Pour L’acidité des airelles , je voulais aborder les thèmes de la pauvreté et de l’emprise. Ensuite, les personnages apparaissent et me soufflent quelques scènes. Ce sont mes scènes clés. Je n’écris presque jamais de façon linéaire. Je développe mes personnages. J’essaie de leur donner des habitudes, des tics, des démarches. Quand je suis assez immergée dans l’histoire, je dessine un plan autour de mes scènes clés.Un premier draft me prend six mois lorsque je ne suis pas entravée par quoique ce soit. Ensuite, je l’envoie à une partie de mes bêtas. J’ai ensuite à nouveau un à deux mois de travail et je le transmets à Homoromance Editions . Ensuite, si tout se passe bien, il me faut encore trois à six mois de travail.  

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ? 

Je suis plus à l’aise avec le fantastique. J’ai eu beaucoup de mal avec ce roman, car il se passe dans un monde contemporain. Et on m’a recommandé de repenser la structure du roman après le premier draft. C’était un excellent conseil, mais il m’a découragé car je pensais avoir fini. Il m’a fallu repenser la moitié du roman, réécrire des scènes et remodeler l’intrigue. Ça a été réellement difficile et mes bêtas ont été essentiels pour ce deuxième draft.  Dans ces situations, on s’aperçoit à quel point les bêtas sont importants !
 

Avez-vous eu envie de toucher un lectorat particulier ? Des jeunes femmes, des hommes ?

Je n’écris pas pour les enfants (pour l’instant), c’est ma seule limite. 

Avez-vous toujours eu envie d’être autrice ?

J’ai toujours écrit (des blogs, des articles), mais je ne me suis jamais imaginée autrice. Et parfois, lorsque je tombe sur l’un de mes livres, j’ai du mal à y croire.Jamais je n’aurais imaginé que je pourrais publier un livre un jour.  

Quand écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture, des horaires ?

J’écris dès que j’ai du temps. Après le travail lorsqu’il ne m’a pas épuisé et le week-end. J’écris dans mon fauteuil, le dos à la télévision, à côté de mes plantes.  

Que représente l’écriture pour vous ?

Pour moi l’écriture est une façon de me recentrer, un moment de réflexion et d’introversion. C’est mon temps calme.

Mais écrire des romans lesbiens, c’est très différent. C’est créer des histoires que j’aurais voulu lire lorsque j’étais plus jeune, me laisser emporter par des héroïnes ayant les mêmes doutes et les mêmes inclinations que moi. C’est dire les choses que j’aurais voulu pouvoir verbaliser plus tôt. C’est communiquer à de jeunes lesbiennes des messages pour les aider pendant les moments difficiles, leur apporter des situations dans lesquelles elles pourraient se retrouver sans peur du jugement. 
C'est une action engagée et féministe. J’écris aussi des romans dans l’espoir qu’un jour, la littérature lesbienne soit disponible partout et sous toutes ses formes dans notre quotidien de lecteurs : bibliothèques, librairies etc.
 

Aimez-vous lire ? On dit souvent qu’il faut beaucoup lire pour écrire, qu’en pensez-vous ?

Avec les Lego, la lecture a toujours été mon loisir préféré ! J’ai toujours été une grande lectrice. Pendant mes études, j’aimais particulièrement la littérature fantastique du XIXème siècle Mary Shelley, Bram Stoker, Henry James etc, ainsi que les romans du Moyen-âge (les Lais de Marie de France, les romans de la table ronde). Et je me suis régalée avec des auteurs comme Oscar Wilde ou Stendhal. Aujourd’hui, je préfère lire en anglais et en majorité, des livres lesbiens. 
Je pense qu'il faut lire beaucoup, oui, pour pouvoir écrire.


 Avez-vous des projets d’écriture ? Pouvez-vous nous en parler ?

Je travaille sérieusement sur deux projets. Une histoire de métamorphe et une histoire fantastique qui reprend le monde du Marquis de Carabas et de son chat botté , mais avec des personnages différents. J’ai aussi le prémisse d’une histoire de vampire sur le bout des doigts. 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ?

Ne vous découragez pas et finissez votre histoire. Vous la trouvez banale, stupide, sans intérêt ? Ce n’est pas grave, vous devez juste finir. Ensuite, je vous encourage vivement à chercher des bêta-lecteurs avec qui vous pouvez travailler de façon sereine. Ils sont un élément indispensable à votre réussite. Et enfin, écrivez. Et n'oubliez pas que vous écrivez parce que vous aimez ça. Que diriez-vous à vos lecteurs et peut-être futurs lecteurs ?Que j’écris pour qu’ils ressentent des émotions, qu’ils se mettent à sourire en lisant une phrase, qu’ils gardent ce sourire en refermant le livre. Que l’histoire reste dans leur tête et leur fasse penser à autre chose. J’écris pour essayer modestement d’éclairer un peu leur quotidien. La plus belle preuve de réussite pour moi, c’est lorsqu’un lecteur me dit qu’un chapitre lui a fait oublier l’arrêt du métro, ou qu’une réplique de dialogue s’est gravée dans sa mémoire.
Et j’ai aussi envie de leur dire que… J’adore les étoiles. Alors s’ils veulent m’en transmettre sur Amazon, ça me ferait vraiment plaisir. Amazon, car c’est notre seul moyen à nous, les petits auteurs/autrices d’une littérature invisible et lesbienne, de se faire connaître. L'algorithme d’Amazon surveille la barre des 50 avis pour mettre le livre en avant ! Et c’est merveilleux de voir que nos histoires continuent d’atteindre des lecteurs même après leurs sorties !  

Quelle est la qualité que vous préférez chez une femme ?

La joie de vivre
 

Et chez un homme ?

L’honnêteté 

Votre principal défaut ?
J’en ai plein… Je suis irritable, insupportable quand je manque de sommeil et je n’aime pas les changements de plan de dernière minute. Je suis anxieuse quand je n’ai pas ma liseuse avec moi. Votre rêve de bonheur ?Une maison en bord de mer ou au fond d’une forêt, assez grande pour accueillir ma famille et mes amis. Je suis une introvertie qui a besoin de solitude et de silence et des gens qui comptent pour moi. 

Vos héros dans la vie réelle ?

Mon père, ce héros ? Je ne sais pas, héros est un mot à ne pas prendre à la légère. Je ne suis pas certaine de vivre dans un monde si désespéré que nous puissions pouvoir y identifier un héros. Mais mes héroïnes préférées, ce sont Ellen Ripley, dans Alien et Buffy dans la série Buffy contre les vampires.   

Qu’aimez-vous lire ?

Je lis de tout, mais je suis surtout emportée par le fantastique et le paranormal. J’adore les histoires de métamorphe ou de vampire. Je lis énormément de manga, de webtoon. J’aime également les encyclopédies animalières. Un auteur fétiche ?Terry Pratchett, sans doute. Et des tas d’autrices saphiques et anglophones, comme Lee Winter, Milena McKay, K. Aten, Clare Ashton, Roslyn Sinclair, Gill McKnight, Winter Pennington et je pourrais continuer ! 

Un livre de chevet ?

Les mémoires d’Hadrien, de Marguerite Yourcenar, un livre de photographie et j’ai toujours une encyclopédie des animaux qui traîne sur ma table de chevet. 

Connaissez-vous le Canada ?

J'ai passé un mois en Ontario où j’ai de la famille. J'ai tellement aimé la vie là-bas que j’ai fait une sorte de dépression post-vacances ! La forêt me manquait ! Les forêts sont immenses et leur souvenir a été important pour l’atmosphère du Marquis de Carabas et de son chat botté ! Le grincement des arbres, les baignades dans les lacs, les longues marches avec mon oncle photographe, les tartes aux cranberries ! C’était absolument magique ! J’ai remonté le Saint-Laurent jusqu’à Montréal. Ce sont des vacances inoubliables !
Dernière édition: il y a 1 mois 4 semaines par Olin.
il y a 1 mois 4 semaines #241
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