fbpx
Homoromance Éditions
×
 x 

Panier Vide
Shopping cart(Panier Vide)
Entre Tes Mains Site

Entre tes mains, renaître : tome 1

► Auteure : Charlie Moon
► Résumé : Lorsque l’on est juge d’application des peines, comme Louise, il n’est pas rare d’être victime de menaces de mort. Chloé, commandant à la Brigade Anti-criminalité, aura la surprenante et lourde tâche de veiller sur elle, et de tout mettre en œuvre pour la garder en vie, au péril de la sienne. Et si la véritable menace venait de là où on ne l’attend pas ?
► Nombre de mots : 67249
► Genre : Romance
► Public : Tout public
► Niveau d'érotisme : ★★★☆☆
9,90 €
Description du produit

Extrait 1 :

"Au téléphone avec le commissaire depuis cinq minutes seulement, je me sens déjà fébrile. Victime depuis plusieurs mois de menaces en tous genres, je ne prenais pas  vraiment les choses au sérieux jusqu’à ce coup de fil. Les intimidations sont monnaie courante lorsque l’on exerce le métier de juge d’applications des peines. Les confrontations sont quotidiennes, les représailles inévitables. Nous en avons tous conscience, et je m’y suis rapidement habituée. Il ne m’avait donc pas semblé utile d’avertir Antoine, homme de justice et ami de longue date. Mais ce dernier était au courant, malgré moi.
― Mais qui t’en a parlé bon sang ? m’agacé-je.
― Là n’est pas la question.
― C’est Lily ?
― Peu importe qui me l’a dit. Mais le fait est que maintenant je suis au courant ! Et il est hors de question  que je reste les bras croisés !
― Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera assurément pas la dernière.
― Justement ! dit-il sèchement. Passe à mon bureau ce soir, je préfère que nous en parlions de vive voix.
― Tu ne crois pas que tu exagères ? Je suis sûre que tout va finir par se tasser.
― Louise !
― Antoine ?
― C’est un ordre ! Je t’attends ce soir. Et tu n’as pas intérêt de me faire faux bond…
― Sinon ?
― C’est moi qui viendrai !
Exaspérée, je raccroche nerveusement mon téléphone. Mon fauteuil fait les frais de mon agacement, en terminant violemment sa course dans le mur lorsque je m’en éjecte un peu trop brusquement. Pressée, le bruit appuyé de mes talons résonne dans tout le couloir."


Extrait 2 :

Il est plus de dix-neuf heures lorsque ma journée se termine. La porte du bâtiment carcéral qui claque dans mon dos me provoque un léger sursaut. Je ne comprendrai jamais pourquoi les gardiens de prison prennent toujours un malin plaisir à les fermer avec autant de fermeté. Peut-être dans le but de se donner un certain pouvoir de domination ou de supériorité. Comme si cela était nécessaire, dans un lieu où l’accueil n’était déjà pas très chaleureux.
Éblouie par le soleil encore haut dans le ciel, je porte une main à mon visage, pour protéger un tant soit peu mes yeux de la forte luminosité. Tout en avançant en direction du parking, je  cherche, en vain, le taxi qui est censé me reconduire chez moi. Mon tour d’horizon stérile terminé, il me semble apercevoir une silhouette quelque peu familière, non loin de la sortie. Mes yeux se plissent, pour gagner une vision plus nette. Je la détaille. Mon cœur s’emballe.
Lunettes de soleil aviateur sur le nez, visage tendu face au soleil, elle arbore une posture engageante. Pour mon plus grand plaisir, j’avoue. Adossée contre la portière côté conducteur, mains dans les poches, poitrine en avant, je devine ses yeux fermés puisqu’elle ne me voit pas arriver, et semble profiter de la chaleur évidente de ce début de soirée. L’esprit  certainement ailleurs, elle ne prête pas attention aux va-et-vient incessants entre le parking et la porte du bâtiment ni à mon approche silencieuse. Je décide de profiter de ce moment, avant de la faire sortir de ses pensées. Je la contemple. Tranquillement, minutieusement. Son cou semble m’inviter à y déposer des baisers. Je lutte. Si j’osais… Je me mords la lèvre inférieure sur cette dernière pensée. La douleur de mes dents sur ma chair, aussi minime soit-elle, me ramène à la réalité. Lorsque ma voix douce et posée vient briser son moment de quiétude, je ris de la voir sursauter, visiblement surprise, et manquer de basculer sur le côté. Ses mains quittent instinctivement ses poches et ses bras se balancent pour l’aider à maintenir son équilibre.

 

Commentaires (2)

Rated 4 out of 5 based on 1 voters
This comment was minimized by the moderator on the site

J'attends la suite avec impatience.

This comment was minimized by the moderator on the site

Bon roman, avec deux héroïnes intelligentes à forte personnalité.
Quelques bizarreries qui trouvent peut-être leur explication à la fin.

Remarque pour les correctrices et l'auteure : échapper est un verbe intransitif, il n'a donc pas de COD, ce qui veut dire qu'on ne peut pas échapper un rire, des pleurs etc. On laisse échapper un rire, un rire s'échappe.

  1. 4 / 5
.