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Résumé : A 20 ans, on a souvent l’avenir devant soi, des rêves plein la tête, des projets, des soutiens familiaux et amicaux. Arnaud n’a rien de tout cela. Au contraire, il s’ennuie. Il étouffe dans son quotidien à la campagne et n’aspire qu’à une chose : se sentir libre d’être, d’aimer, de vivre, de jouir. Lorsqu’un matin d’été, son réveil ne sonne pas, c’est pour lui une révélation. Il remplit son sac à dos à toute hâte en direction de Paris. Rien ni personne ne l’y attend, toutefois, d’aventure en aventure, il cherchera, au gré des rencontres, à se faire une place dans la ville lumière. Il y découvrira l’envers du décor et sa part d’ombre, les désirs des hommes, la précarité et le plaisir de la luxure. Parviendra-t-il à trouver sa place dans cet univers anonyme ? Seul l’avenir le déterminera.
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Prix ​​de vente5,90 €
Description du produit
  • Genre : Roman gay - Tranche de vie
  • Sortie : 1 septembres 2016
  • Format : Format Epub + PDF sans DRM
  • Taille du fichier : 757 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 302 pages
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-1537440309 
    ISBN-10: 1537440306

Format broché 10,8 (largeur) x 17,48 (hauteur)

  

Prochainement disponible sur les réseaux Amazon, Kobo et Fnac 

EXTRAIT

Arnaud ouvrit les yeux, furieux. Le réveil n’avait pas sonné, ou peut-être ne l’avait-il pas entendu ? C’était la quatrième fois en moins de deux semaines. D’un bond, il se leva sans savoir ce qu’il allait faire. Il n’avait aucune envie d’aller travailler. S’il retournait à l’usine, il ferait les frais de ses absences et de ses retards... Ce seize août, il décida de ne plus accorder d’importance à tout cela. Pourquoi continuer à suer pour si peu ? C’était en dessous de ses compétences, de ce qu’il savait faire. Conduire un Fenwick n’avait jamais fait parti de son plan de carrière. D’ailleurs, il était un piètre cariste. La semaine précédente, alors qu’il s’apprêtait à charger une palette dans un camion, une accélération trop brutale dans la cour des expéditions avait renversé et détruit un lot de marchandises. Arnaud aurait largement préféré travailler dans un bureau. Il n’avait pas eu d’autre alternative face au chômage et à la fin de l’indemnisation. Il avait accepté cette mission d’intérim par dépit. Le dos au mur, il n’en pouvait plus. Depuis un certain temps, sa vie était morne et ennuyeuse. Son travail le répugnait, les dettes s’accumulaient, et surtout, la solitude le rongeait. Il avait tout juste vingt ans et l’impression d’être happé par un quotidien répétitif sans grand intérêt. Parfois, durant ses périodes de doutes, il avait rêvé de tout plaquer. Le jour J était arrivé. Arnaud n’en avait plus rien à faire. Il voulait partir très vite, très loin, partout, nulle part, jouir, profiter... Et surtout, ne jamais se retourner. Il était temps pour lui de quitter la Haute-Saône. En un an, ça ne lui avait rien apporté de bon. Il avait atterri là pour fuir ceux qui l’avaient oppressé, traité comme un chien. Il avait voulu quitter sa famille ; il en avait honte. C’est ainsi qu’il avait commencé à entrer dans la vie active... et la solitude. Il décida de profiter pleinement de l’existence. Sous la douche, il se lava hâtivement. Pressé de partir, d’arriver à destination sans avoir pour autant d’idée précise de son point de chute. De toute évidence, personne ne s’apercevrait réellement de son absence, excepté son chef de service qu’il exécrait. Il ouvrit l’armoire, sortit le jean G-Star qu’il avait acheté l’avant-veille au lieu de payer la facture EDF, sa plus belle chemisette, ses converses achetées à crédit puis ramassa la dizaine d'euros qui lui restaient pour finir le mois. Il enfourna un léger blouson d’été dans son sac à dos bleu. Il ne voulait rien prendre d’important, juste qu’on croit à un scénario catastrophe au cas où l’on s’inquiète pour lui ; ce dont il doutait sincèrement. Il éteignit son portable avant de le fracasser contre le mur, ferma la porte de son mouroir et jeta les clés dans la boite aux lettres.

Il sortit de l’immeuble et marcha en direction de la sortie de la ville. Il ne voulait pas prendre la moto. Là où il allait, elle ne lui serait d’aucune utilité, et, de toute façon, il n’avait plus assez d’argent pour acheter du carburant. Il avançait d’un pas décidé et se retournait de temps à autre pour contempler le paysage sinistre qui l’avait entouré pendant un an. Il n’avait aucun regret. Il avait fait son temps ici. Rien ne le retenait. Ses quelques souvenirs amicaux n’étaient pas suffisamment forts pour qu’il change d’avis. Au gré des pas, il prenait conscience d’une nouvelle naissance. Fuir lui permettait d’être enfin lui-même, sans faux semblant. Une fois qu’il eut traversé la petite ville, il se mit à faire du stop. Une voiture blanche s’arrêta à son niveau. « Tu es en panne de moto ? » lui demanda Giacomo, le pizzaiolo d’en face. « Je n’ai plus d’argent pour l’essence et je dois me rendre à un entretien d’embauche ». C’était la seule chose qu’Arnaud avait trouvé à répondre. Le voisin avait toujours était sympathique avec le jeune homme. Souvent, il lui avait offert les invendus. Arnaud n’était pas à l’aise avec l’idée de mentir, mais sa survie en dépendait. Jusqu’au village suivant, ils discutèrent de banalités puis Arnaud demanda à son chauffeur s’il aurait l’amabilité de le déposer à la sortie du bourg, afin de ne pas avoir à marcher devant l’usine où il aurait théoriquement dû terminer sa journée. Giacomo le lâcha quelques centaines de mètres plus loin, sur un parking au bord de la nationale. Arnaud le remercia et promit de passer le soir même prendre les lasagnes que son voisin lui promettait. La Clio blanche fit demi-tour. Arnaud releva à nouveau le pouce. La route allait être encore longue.

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