Chronique gay

Service Presse 2022

Service presse chroniqueurs | livres lesbiens et gays

Service Presse 2022 

L'équipe d'Homoromance Éditions recherche des chroniqueurs/blogueurs pour ses services presse de romans lesbiens, romans gays et romans transgenres sur ses nouveautés et anciens titres.

Les SP seront envoyés en format papier à votre domicile !

  • Vous aimez lire des livres LGBT
  • Vous avez un siteweb actif depuis au moins 1 an (obligatoire)
  • Vous écrivez des critiques constructives et argumentées,
  • Vous avez des comptes sur Facebook, Instagram, Twitter, Amazon, Babelio, Booknode et Livre Addict ?

Vous êtes les bienvenus dans l'équipe !

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  • Envoyez un mail à info (at) homoromance-editions,
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N'oubliez pas de préciser dans votre mail les titres des livres que vous souhaitez chroniquer en consultant nos catalogues lesbiens, gays, et trans.

 

Gay Radio

 Gay Radio

L'année 2022 sera celle de la visibilité et des partenariats culturels chez Homoromance Editions.

Après notre recrutement de chroniqueurs pour des services-presse en début de mois, le média francophone Air Gay Radio se joint à nos partenaires et proposera des chroniques des livres de notre catalogue gay et lesbien.

La chronique sera animée et présentée par plusieurs personnes dont : Françoise F. (Portugal, Paris), Anne-Laure D. (Isère) et Patrick E. le créateur et animateur de l’émission liveshow du jeudi soir 21H 00 « After Club Live & Mix » . La diffusion se fera en plusieurs temps, tout d’abord dans le live du jeudi et ensuite rediffusée plusieurs fois les jours suivants. Nous allons commencer par deux ou trois livres par mois et le rythme des critiques littéraire pourra s’amplifier en fonction du succès de la chronique. Chaque œuvre présentée aura également sa fiche info et le lien vers la boutique d’Homoromance pour les achats que vous pourrez faire en ligne.

 

Prisoner 300x340

Chronique roman gay, prisonnier

Prisoner 300x340Roman de genres Fantasy, Romance Erotique et M/M, traduit de sa version américaine et publié pour la première fois dans la langue francophone le 23 Janvier 2017.

Auteure nord-américaine autoéditée, Amelita Rae écrit à ses débuts de courtes fictions érotiques dans le pur style du Yaoi, terme d'origine japonaise désignant les oeuvres artistiques plébiscitées par le public féminin depuis les années 80, mettant en scène des protagonistes masculins dans des relations sentimentales ou sexuelles. Détournant les codes des genres Fantasy, Fantastique et Historique, elle confirme son succès aux côtés de Yamila Abraham, fondatrice du Yaoi Press - éditeur indépendant de bandes dessinées et de romans graphiques de genre M/M - avec la sortie du recueil de deux nouvelles Taboo Gay Erotica - Thicker than Water en Octobre 2016. Parue le 1er Septembre de la même année aux Etats-Unis, Prisonnier est la première de ses dix-sept publications originales à être traduite et distribuée en France.

Daeron ignore tout de lui-même et de son environnement. Il ne connaît que les parois sombres de sa fosse et les grilles infranchissables de l'arène des Voyeurs. Perpétuellement éreinté et blessé, il survit au seul rythme de combats à mort forcés et de rares repas qu'on lui jette d'une lucarne inaccessible. Dès l'instant où il rattrape un jeune garçon avant qu'il ne s'écrase au sol, il éprouve de nouveau de l'émerveillement, de l'affection, de la distraction et de la prévenance à son contact. Au fil du temps, le désir de communiquer avec Petit Être, de le protéger et de le posséder exacerbe ses réminiscences, ses introspections et son orgueil, jusqu'à le rappeler à sa véritable nature.

Utilisant la troisième personne du singulier, l'auteure donne le point de vue de Daeron et souligne ainsi son sort désespéré et soumis, auquel il ne peut seulement songer sans éprouver une douleur insupportable. La beauté angélique et la curiosité effrontée de Petit Être suscitent son intérêt et son amusement, puis font émerger à la surface de sa mémoire des sensations et des images confuses, une fierté et une possessivité oubliées comme autant de preuves d'une vaillance et d'une force entravées à son insu, dont il doit s'efforcer de se souvenir pour garantir la survie de son précieux compagnon d'infortune. Lorsqu'il retrouve enfin sa pleine liberté et sa véritable essence, la puissance mythique que cette dernière incarne - récurrente et utilisée, bien que sous diverses formes et à différents niveaux, dans toutes les oeuvres Fantasy - s'exprime dans sa vengeance implacable à l'encontre de ses oppresseurs, mais surtout dans son amour absolu à l'égard du jeune homme tombé entre ses griffes, au point de transcender leurs corps et leurs âmes. Complètement à l'opposé de l'obscure fosse crasseuse dans laquelle Daeron est maintenu captif au début du roman, son antre somptueuse et ornée rend hommage aux premières légendes médiévales telle La Chanson des Nibelung, tout comme les royaumes verdoyants aux mondes inexplorés et le soleil couchant sur l'océan aux quêtes initiatiques des grandes odyssées du genre.

D'une candeur obstinée ou d'une arrogance malicieuse, les protagonistes d'Amelita Rae évoquent par leurs caractères et leurs descriptions ceux des mangakas Yamane Ayano et Ayumi Kasai, dont les traits fins et précis réhaussent d'élégance et de sensualité les intrigues matures, voire dramatiques de leurs oeuvres graphiques. L'auteure nord-américaine ne craint pas la polémique des sujets qu'elle aborde, qu'ils soient contextuels, philosophiques ou métaphoriques - de l'acquisition aux enchères d'une virginité dans Innocent Pet : Owned en passant par le concept d'humanité dans Abduction, à la grossesse de mâles Oméga dans The Secret Ingredient - , ni la concupiscence de ses descriptions ou de ses scènes explicites, capables de figurer aussi bien un doux fantasme amoureux qu'une bestialité sans limites.

Plus personnellement, j'ai beaucoup attendu de ce roman. Appréciant le sous-genre High Fantasy, peu décliné dans la catégorie M/M, j'ai senti ma curiosité taquinée par son résumé ne laissant rien présager des créatures et des composantes exploitées, autant que par la manière dont l'auteure, connue pour son style érotique suggestif, pouvait les détourner ; tout en gardant malgré moi quelques appréhensions vis-à-vis de sa catégorie littéraire de prédilection, avec laquelle j'ai très peu d'affinités. Amelita Rae m'a surprise avec son écriture juste et maîtrisée, distillant parcimonieusement détails et indices tout le long du récit jusqu'à l'ultime ravissement, présenté comme le plus grandiose des trésors... Lire cet ouvrage et découvrir sa bibliographie m'a permis d'entrevoir son caractère entier, sa narration à la fois pragmatique dans les termes et généreuse dans les intentions, qui développe autour d'un érotisme aussi primitif que sensuel, à peine cachés derrière des métaphores aussi fantastiques que caricaturales, des thèmes cruels et des réflexions difficiles sur la complexité comme sur la profondeur des sentiments et des comportements humains.

Par Furiae

 

Couverture57 Jours Amz 300x340

Chronique "57 jours" - romans gays, romance MxM, homoromance

Couverture57 Jours Amz 300x340Cela arrive aux meilleurs d’entre nous. Nous pouvons être le capitaine de l’équipe de foot du lycée, être beau garçon, intelligent, avoir une petite copine tout aussi jolie et brillante, la même bande d’amis depuis des années… Et un beau jour, constater que cela ne nous convient plus. Que nous jouons un rôle. Que nous sommes le prisonnier de notre propre vie. C’est ce qui arrive à Corey, jeune et séduisant lycéen à la langue bien pendue. Tout d’un coup, son existence lui pèse. Ses yeux s’affûtent, et il remarque des choses auxquelles il n’avait encore jamais porté attention. Comme Eliott Hudson, adolescent chétif et discret, la tête de Turc de l’école. Eliott Hudson et sa souffrance. Eliott Hudson et son compte à rebours.

Lym Bordage ne nous invite pas dans un univers facile. Elle nous plonge au cœur même de cet âge où tout est encore à jouer, où notre vision du monde, encore en construction, est étroite et brouillée par les préjugés. Ceux qui, comme Corey,  veulent sortir des sentiers battus, qui veulent s’affirmer pour ce qu’ils sont vraiment, se voient rejeter par la masse à coups d’insultes et de brimades. On peut s’affirmer, se battre, et les autres abandonneront peut-être la partie, mais le prix à payer sera la solitude. Une terrible solitude. Et puis, il y a le monde à l’extérieur de l’école, celui des adultes, dont on pourrait attendre plus de compréhension et de justice. Mais quand on s’appelle Eliott Hudson, celui-là est encore pire. C’est un monde d’abus et de silences. Pour Eliott, il n’y a pas d’échappatoires. L’enfer est partout.

On peine à croire que l’amour puisse fleurir dans un tel contexte. Pourtant, l’auteure réussit à le faire germer avec brio, dans un style simple, parfois furieux, un style très proche du langage parlé, qui s’accorde parfaitement avec nos deux lycéens. Eliott et Corey s’accrochent l’un à l’autre comme après une bouée. Ils s’empêchent mutuellement de couler et trouvent dans leur amour une raison de vivre.

Néanmoins, on pourra reprocher à 57 jours sa fin un peu simpliste, un peu « fleur bleue ». L’auteure nous ayant maintenus sur la corde raide tout au long du récit, on peinera peut-être à croire au dénouement qu’elle nous propose. Malheureusement, celui-ci prend un peu des airs de « déjà-vu ».

Cela n’enlève rien à la force globale du récit. 57 jours ne comptent aucun temps mort. On tourne les pages avec avidité, laissant notre cœur battre au même rythme que celui nos deux protagonistes. On souffre et on pleure avec Eliott, on s’indigne et on bouillonne avec Corey. Et on espère bien que leur histoire durera plus que 57 jours.

Découvrez également l'interview de l'auteur

Par Anaïs Paquin

 

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