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3 ASTUCES pour « avoir du style » !

 

Le style, c’est la vitrine de l’auteur, ce qui va mettre en valeur son histoire. À lui tout seul, il ne va pas rendre une histoire intéressante mais il peut sans conteste la gâcher !

Je vais vous parler ici de ma conception du style. Elle m’est personnelle mais je pense que nombre de lecteurs s’y retrouveront. Je suis partie de mon expérience personnelle de lectrice pour définir des astuces simples et applicables à toutes les histoires. Je pars du principe que la lecture a vocation à distraire le lecteur, à l’emmener hors de son quotidien, et que rien ne doit perturber son immersion.

 

ASTUCE N° 1 : des phrases fluides !

Comme indiqué dans l’introduction, rien ne doit perturber la lecture et l’immersion dans l’histoire. Pour cela, quelques règles à respecter :

Éviter les phrases à rallonge et/ou de construction complexe. Rien de plus pénible que de devoir relire une phrase plusieurs fois pour en comprendre le sens. Personnellement, cela me fait décrocher très vite.

  • Éviter les enchaînements de « que », « qui » et toutes leurs variantes.
  • Éviter les constructions lourdes de type « c’est ainsi que », « c’est pourquoi », « ce fut alors que »…

Utiliser un vocabulaire simple mais varié pour éviter deux écueils : un mot non compris ou des répétitions.

  • Si un mot non courant est nécessaire : ajouter une note de bas de page. Rien de mieux pour sortir un lecteur de votre histoire que de l’obliger à aller chercher un dictionnaire ! Cela est valable aussi pour l’argot, les régionalismes…
  • Les répétitions sont désagréables à « l’oreille » et le lecteur va garder une note désagréable dans l’esprit. Cela peut le faire sortir de l’histoire également.

Soigner la ponctuation. Elle a pour vocation de permettre au lecteur de respirer et de structurer la phrase pour la rendre plus facilement compréhensible. Une ponctuation mal placée change aussi le sens de la phrase :

  • On va manger les enfants » a un sens différent de « On va manger, les enfants » !
  • La ponctuation donne l’intonation et peut éviter d’ajouter du narratif creux ou de faire un contresens, notamment en utilisant à bon escient les points d’interrogation et d’exclamation.

 

ASTUCE N° 2 : la légèreté !

Comment ça, la légèreté ? Avec la première astuce, vous avez déjà un texte qui a gagné en fluidité grâce à sa structure. Vous pouvez maintenant l’alléger en évitant les pavés de description qui font perdre le fil de l’action.

  • Insérez la description du décor dans l’action de vos personnages : « Mme X repéra tout de suite le canapé d’angle. Elle put s’allonger pour reposer son dos martyrisé. » On sait qu’il y a un canapé d’angle dans la pièce. Ensuite elle peut s’appuyer sur ses sensations pour qu’on connaisse la matière du canapé. Puis promener son regard sur la pièce et se faire des remarques sur ce qu’elle voit.
  • Limitez les incises dans les dialogues. Personnellement, je ne les utilise pas. Je préfère quand j’ai besoin de décrire l’attitude ou la réaction d’un personnage mettre un peu de narratif au milieu du dialogue. Cela évite d’enchaîner les répliques et de faire de longs dialogues.

 

ASTUCE N° 3 : l’adéquation style - récit !

Voilà peut-être le plus difficile : mettre en cohérence ce que vous racontez avec la façon dont vous le racontez !

  • Sur une scène d’action, par exemple, employez des phrases courtes, pour donner une impression d’urgence ou d’enchaînement des actions.
  • Pour une scène de contemplation ou de réflexion par contre vous pouvez allonger un peu les phrases, sans faire des phrases incompréhensibles.
  • Si votre personnage a peur ou est timide, il ne va pas faire de grandes phrases bien construites !
  • Dans les dialogues, employez un langage plus relâché : un langage parlé ! Cela donne de la crédibilité à votre histoire, de l’authenticité.
  • Attention aussi au niveau de langage de vos personnages : une marquise du 18e siècle ne parlera pas comme un adolescent d’aujourd’hui !

 

EN RESUME :

N’écrivez pas pour gagner le prix Goncourt ! Inutile de faire des phrases « alambiquées », « littéraires ». Le plus important est l’efficacité. Votre écriture doit servir votre histoire et non l’inverse.

 

Par Alexandra Mac Kargan

 

 

Commentaires (3)

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C'est amusant mais j'aurais donné un premier conseil de base pour la fluidité.
La construction d'une phrase fluide c'est : sujet, verbe, complément ; dans cet ordre.
Il y a un tas de bonnes raisons de modifier l'ordre, mais plus on s'éloigne de cette base, plus on complique la lecture.

Si vous n'êtes pas à l'aise avec l'écriture, le style, la grammaire ou l'orthographe, faites des phrases courtes.
Et si vous ne maîtrisez pas la conjugaison des verbes, écrivez au présent !
Ca vous permettra de mettre les verbes qui nécessitent le passé au participe passé, et de ne pas massacrer le passé simple.

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Merci pour vos conseils qui aideront certainement d'autres auteurs à écrire.

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Merci Alexandra, voila un article très utile qui donne de bonnes pistes pour commencer à écrire. Ou pour continuer d'ailleurs ! :-)

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